L'indépendance belge

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17 februari 1916
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s.n. 1916, 17 Februari. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 18 juni 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/2804x55d67/
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S7émc année. No. 4! L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI ; ONE PENNY BELGE. CONTINENT: 16 CENTIMES (HOLLANDE : 6 CENTS.) ADMINISTRATION ET REDACTION-ICDOE HOUSE. TUDOR ST.. LONDON. E.C. TELEPHONE: CITY 3960, • 1 r~ " BUREAU A PARIS: tl PLACE DE LA BOURSE. -r-r-. >-r,., (311-57 et TELEPH.: |238-75, LONDRES, JEUDI 1? FEVRIER 1916. (S MOIS. 9 SHILLINGS. ) ABONNEMENTS: Je MOIS. 17 SHILLINGS, j CONSERVATION PAR LE PROGRES, * t AN, 32 SHILLINGS. ' LA SITUATION. Jeudi, midi. La chute d'Erzeroum, capitale de l'Arménie Turque et principale place S forte de la Turquie d'Asie, s'est pro-duite plus tôt qu'on n'était en droit r1^ l'espérer, et il convient de féliciter hautement le grand-duc Nicolas et son chef d'état-major le général Yanuchkevitch pour ce haut fait d'armes. La forteresse turque, avec son enceinte de seize forts, située dans le massif caucasien à 2,000 mètres d'altitude, était considérée par les Turcs comme à l'abri de tout coup de main, et son occupation par lea Russes après cinq jours d'assaut n'est pas une des moindres surprises de cette guerre. Hypnotisés par la défense des Dardanelles, l'attaque contre le canal de Suez et la défense de Bagdad, Enver Pacha et ses acolytes ont négligé le théâtre caucasien, prenant sans doute au sérieux les affirmations de leurs maîtres allemands disant que la Russie était ir--émédiablement battue et incapable de se relever. Le contre-coup que la chute d'Erzeroum produira à Constantinople n'est certainement pas fait pour améliorer les relations tendues qui existent entre Allemands et Turcs, et ces derniers s'apercevront bientôt jusqu'à quel point ils auront été dupés pav les Teutons, qui ne voient en eux, comme en les Bulgares, qu'un instrument pour as=ouvir leur haine et pour réaliser leurs projets ambitieux.Nul doute que la prise d'Erzeroum, au cœur de l'hiver, avec des forces relativement importantes, est due en grande partie à l'expérience acquise par le grand-duc Nicolas au cours des opérations dans les Carpathes, l'hiver précédent. Lea victoires russes remportées en janvier à Sarykamysh et à Kara Ur-gan, où le centre turc fut enfoncé et où l'ennemi perdit non seulement beaucoup d'hommes, mais un matériel et des «pprovisionnements que le blocus de la Mer Noire ne lui permit pas de renouveler à temps, rendirent possible et facilitèrent grandement le siège et l'occupation finale d'Erzeroum, qui est le digne couronnement d'une campagne menée avec une décision et une science remarquables. Sans vouloir attendre de cesuc-fcès des résultats exagérés, il est permis tout de même d'escompter l'effet moral qu'il produira sur les Turcs en particulier et l'Islam en général. Au point de vue militaire, il aura sa répercussion en Mésopotamie et en Perse, et constitue un excellent début pour la campagne russe de 1916. A Rome, on va jusqu'à croire qu'il servira probablement de prétexte à l'abandon de la campagne d'Egypte. Les détails de la victoire russe ne sont qu'imparfaitement connus. Le correspondant du "Daily Graphie" à Pétro-grad parle de 80,000 Turcs sur 200,000 mis hors de combat au cours de cette campagne. Quant au matériel capturé, il doit être considérable et comprend certainement plusieurs oentaines de canons. Une partie de la ville est en flammes. Sur les autres théâtres, aucun événement capital à signaler. Au sud d'Ypres, les Allemands disent avoir repoussé trois contre-attaques britanniques; en Champagne, les Français ont repris une nouvelle partie des tranchées perdues du côté de Tahure ; et, à Salonique, une escadrille d'aviateurs français a lancé 150 bombes sur les campements bulgares de Stroumitza. Au point de vue politique, la journée d'hier marquera, comme une date mémorable dans les annales historiques de la Belgique. Par une déclaration solennelle, les Puissances garantes de la neutralité de la Belgique, à l'exception naturellement des deux puissances parjures, ont renouvelé le pacte qui reconnaît Indépendance politique et économique de notre pays. Les gouvernements alliés de Franco, de Grande-Bretagne et de Russie s'engagent formellement, non seulement à restaurer la Belgique au point de vue politique et économique, mais à lui assurer une large indemnité et à l'aider au point de vue commercial et financier. Enfin, la Belgique sera représentée à la Conférence de la Paix. 0\> ,tjj mver& plus loin des détails complets sur cet événement, dont l'importance n'échappera à personne. De Washington nous arrive la nouvelle que les Etats-Unis refusent d'admettre le droit revendiqué par les Allemands de torpiller, sans avertissement préalable, des navires marchands armés pour la défense. Le gouvernement américain reconnaît, dit-on, l'impossibilité de modifier, en temps de guerre et sans le consentement de tous les belligérants, les règlements internationaux en vigueur. Il est probable que le président Wilson s'abstiendra d'envoyer une note de protestation à Berlin à ce sujet et qu'il attendra les événements. LA BELGIQUE REVIVRA LIBRE ET INDÉPENDANTE. DÉCLARATION SOLENNELLE DES PUISSANCES ALLIÉES. La Belgique vient d'être l'objet d'une manifestation très importante de la part de toutes les Puissances alliées. Celles-ci ont voulu lui affirmer solennellement et collectivement qu'elles ne cesseraient les hostilités que lorsque la Belgique aura été restaurée dans son indépendance politique et économique et qu'elle sera assurée de recevoir une indemnité proportionnelle aux dévastations qu'elle a dû subir. Tous les Belges accueillir ont avec reconnaissance cette fermée, énergique et loyale déclaration. C 'est avec une confiance entière et complète dans l'avenir de leur patrie qu'ils enregistreront cet engagement solidaire des Alliés. Lorsque les Belges ont couru aux armes pour repousser l'invasion des Barbares traîtres à leur parole, ils n 'ont pas considéré les cruelles souffrances que la Belgique allait devoir supporter; ils ont fait leur devoir. Les Puissances Alliés affirment aujourd'hui que nos villes seront reconstruites, nos usines rebâties, notre outillage économique rétabli. Remercions-les et continuons la lutte avec ardeur et confiance aux côtés de nos alliés : nous avons à présent la certitude absolue que notre chère Belgiqive revivra, libre et indépendante. VIVE LA BELGIQUE! Le Havre, 16 février. Les ministres de France, de Grande-Bretagne et de Russie, accrédités près de la Cour de Belgique se sont rendus au Ministère belge des Affaires Etrangères, où le prince Kudacheff, ministre de Russie, pariant au nom de ses collègues, fit, au Ministre des Affaires Etrangères, baron Beyens, la déclaration suivante : " Les Puissances alliées, signataires des traités garantissant l'indépendance et la neutralité de la Belgique, ont décidé de renouve* 1er, ce jour, par un acte solennel, les engagements pris vis=à-vis de votre Pays. " Conséquemment, nous, ministres de France, de Grande-Bretagne, et de Russie, dûment autorisés par nos gouvernements, avons t honneur de faire les déclarations suivantes : Les Alliés et Puissances garantes déclarent que ouand le moment sera venu le gouvernement belge sera appelé à prendre part aux négociations de paix et qu'ils ne cesseront les hostilités que quand la elg que aura été restaurée dans son indépendance politique et économique et largement indemnisée pour le dommage qu'elle a souffert. prêteront leur aide à la Belgique pour assurer son relèvement commercial et financier." DÉCLARATION DU JbARON BEYENS. Le baron Beyens a répondu en ces termes : ' ' Le Roi et te Gouvernement sont par= ticulièrement reconnaissants envers les Gouvernements des trois Puissances al= liées, tant pour les garanties qu'elles leur donnent au sujet de l'indépendance de la Belgique que pour la généreuse initia-tive qu'elles ont prise en faisant cette déclaration aujourd'hui. Vos paroles éveilleront un vibrant écho dans tons les cœurs belges. Les nouvelles assurances que vous nous donnez fortifieront leur inébranlable conviction que ta Belgique surgira à nouveau de ses ruines et recouvrera complètement son indépendance politique et économique. " Je suis sûr d'être un interprète fidèle en vous disant que vous pouvez avoir en nous toute la confiance que nous avons nous-mêmes en nos Joyaux garants, et* en vous assurant que nous sommes tous décidés à combattre ênergiquement avec eux jusqu'au triomphe du Droit et pour !a défense de ce Droit et de cette Justice pour lesquelles nous nous sommes sacrifiés sans hésiter après l'injustifiable violation de notre patrie bien-aimée." L'Italie et le Japon approuvent la déclaration. Le ministre italien et le représentant du gouvernement japonais déclarèrent alors au baron Beyens que leurs pays n'étant pas compris parmi les Puissances garantes de l'indépendance et de la neutralité; de !a Belgique, désirent annoncer qu'ils n'ont aucune objection à faire à la précédente déclaration faite par les Alliés. DECLARATIONS OFFICIELLES ANTERIEURES. On vient de lire l'importante déclaration des Puissances de la Triple Entente à l'égard de la Beîg«r,i°. Ce document, un des plus considérables de la guerre par son contenu et par la solennité de sa publication, vient corroborer les promesses nombreuses de restauration faites au gouvernement belge par les Puissances alliées. Nous avons cru intéressant pour nos lecteurs de rappeler en quelles occasions la reconnaissance des Alliés envers la Belgique s'est manifestée par des engagements formels et publics. I.—Déclarations anglaises. En novembre 1914, au banquet du Lord-Maire de Londres, M. Asquith s'exprima en ces termes : "Nous ne remettrons au fourreau l'épée que nous n'avons pas tirée à la légère, tant que la Belgique n'aura pas recouvré la plénitude de ce qu'elle a sacrifié, et davantage encore... tant que les droits des petites nations n'auront pas été assis sur une base inviolable."... Le 1er mars 1915, à la Chambre des Communes, M. Asquith disait qu'il était trop tôt pour parier de paix et se référait, en la reproduisant intégralement, à la déclaration qu'il avait faite au banquet du Lord Maire. Un peu plus tard, sir E. Grey déclarait à la Chambre des Communes, se référer uniquement, en ce qui concerne les conditions éventuelles de paix, â ce qu'avait dit déjà en termes formels M. Asquith. Le 26 août 1915, le '"journal" de Paris enregistrait une autre déclaration de M. Lloyd George, faite à M. Ch. Humbert, au cours d'une visite à Paris: " Tant qu'un seul soldat allemand restera sur le sol de France et de Belgique, pas un seul Anglais ne pensera à faire la paix, même en rêve." Immédiatement, notre grand confrère, " The Independent," demandait aux autres ministres anglais leur avis sur l'assurance donnée par M. Lloyd George, et il recevait des secrétaires de MM.Asquith, sir E. Grey,Carson, Long, Selborne, lord Lansdowne, lord Crewe, et Winston Churchill, des déclarations enthousiastes marquant l'accord complet du cabinet britannique sur cette question primordiale. Enfin, faut-il rappeler les paroles encore fraîches de M. Bonar Law, répondant à M. Renkin, au cours d'une séance solennelle à l'Institut Colonial de Londres : "Je saisis cette occasion pour renouveler au nom du gouvernement anglais, la promesse faite au début de la guerre : L'Angleterre ne mettra bas les armes, que lorsque la Belgique sera libérée!"II.—Déclarations françaises. \I. Poincaré, président de la République. — Télégramme au roi Albert, îe 1er janvier 1915 : ..." En vous exprimant de nouveau, avec ma vive admiration, le ferme espoir ' de voir la vaillante armée belge rentrer victorieuse dans la capitale de votre pays libéré, je suis sûr d'être l'interprète des sentiments de la France entière, qui considère comme un devoir sacré d'assurer, avec ses Alliés, l'affranchissement de la noble Belgique et le triomphe de ses droits imprescriptibles." Télégramme au roi Albert, le .15 novembre 1915: ..." Je renouvelle l'assurance que la France est, comme ses Alliés, fermement résolue à ne pas déposer les armes avant d'avoir obtenu, pour le droit violé, des réparations définitives, et, pour la paix, des garanties inébranlables." Télégramme au roi Albert, le 1er janvier 1916 : ..." L'année qui commence apportera, je n'en doute pas, à la vaillante et loyale Belgique, l'éclatante réparation à laquelle elle a droit et que tous les Alliés considèrent comme un des objets essentiels de leur action commune." Le 3 novembre 1915, MM. Briand et Viviani ont donné lecture à la Chambre et au Sénat de la "déclaration ministérielle" française, dans laquelle on dit: " C'est par elle (union nationale) que nous conduirons la guerre jusqu'à bout, c'est-à-dire jusqu'à la victoire qui chassera l'ennemi de tous les territoires envahis, de ceux qui souffrent de l'invasion depuis plusieurs mois, comme de ceux qui la subissent depuis tant d'années." M. Briand, président du conseil au Palais Bourbon, le 3 novembre 1915, affirma, en commentant la déclaration ministérielle, "la volonté inébranlable de ne pas conclure la paix avant que la Belgique et les départements envahis ne soient libérés."... M. Albert Thomas, le 5 décembre 1915. Discours à Champigny : "Pas de paix avant que nos frères infortunés, Belges et Serbes, ne soient assurés de retrouver leur foyer dans la fierté de l'indépendance."... III.—Déclarations russes. Nous regrettons de ne pas avoir sous la main de journaux russes pour signaler les déclarations qu'a faites le gouvernement de Pétrograd. IV.—Déclaration italienne. Rappelons toutefois que l'Italie, quoique n'étant pas Puissance garante" de la neutralité belge, s'est associée â la volonté des Alliés de libérer la Belgique, par les paroles suivantes prononcées par M. Barzilaï le 26 septembre 1915, à Naples, dans un discours mémorable : " Le gouvernement italien veut lutter avec ses Alliés... avec la Belgique, héroïque et malheureuse, à qui vont nos sentiments d'adrriiration, notre ferme propos de solidarité, nos vœux de rapide réparation pour la plus triste entreprise de ce barbare début de siècle..." Que ce soit au milieu des souffrances* de l'exil, ou face à face avec l'envahisseur, les Belges se sentent réconfortés par des promesses aussi fermes, si souvent réitérées. Ils savent qu'ils peuvent compter sur leurs grands Alliés pour rentrer dans leur patrie, enfin libérée ! PAGES D'HISTOIRE. LA NUIT DU 2 AU 3 AOÛT 1914 au Ministère des Affaires Etrangères de Belgique. (Extrait delà" Eevt ï- Le 23 juillet 1914, l'ultimatum de l'Au-triche-Hongrie à" la Serbie éclata comme un coup de foudre dans le ciel de l'Europe qui avait paru se rasséréner pendant le mois écoulé depuis le drame de Serajevo. A partir de ce moment, l'angoisse régna dans les chancelleries de tous les Etats menacés par l'imminente catastrophe. A Bruxelles, elle fut vive, car nous savions que, si les crises politiques des dernières années n'avaient pas amené de guerre entre les grandes Puissances européennes, il s'en était plus d'une fois fallu de très peu, et nous nous rendîmes compte tout de suite de la gravité du danger de conflagration générale que venait brusquement révéler la note autrichienne à la Serbie. Les Empires du Centre voulaient la guerre, puisqu'ils posaient au gouvernants de Belgrade des conditions inacceptables pour un peuple indépendant et fier, et puisqu'il était certain d'autre part que la Russie serait moralement forcée de soutenir la résistance de la Serbie. L'entente entre Berlin et Vienne sur les termes de la note ne nous sembla pas un moment douteuse. Les rapports du baron Beyens et du comte de Dudzeele, nos ministres à Berlin et à Vienne, ne nous permirent guère d'illusions à cet égard. Il devenait évident, du moins infiniment probable, que l'occasion paraissait bonne â l'Allemagne et à l'Autriche-Hongrie pour utiliser la formidable machine de destruction méticu-leusèment préparée depuis quarante ans, et pour écraser la Russie et la France avîant que Ta supériorité militaire des empires germaniques fût mise en question. C'est donc dans une atmosphère d'oppression que nous passâmes l'es derniers jours de juillet. Depuis des années, !e problème qui devait se ,poser pour la Belgique au début d'une guerre européenne où ses grands voisins, tous garants de sa neutralité, seraient belligérants, avait été soigneusement étudié au département des Affaires étrangères. Ncais avions tâché d'imaginer toutes les atteintes à notre neutralité qui auraient pu se produire, et d'examiner chacune d'elles en nous demandant toujours : " Quel serait, en ce cas particulier, l'attitude que nous commanderait notre devoir envers nous-mêmes et envers l'Europe? " Des notes avaient été rédigées pour résumer le résultat dfe ces études. Elles envisageaient, par pure hypothèse, des violations de notre neutralité par tous nos voisins, y compris les loyaux garants qui combattent avec nous aujourd'hui. Elites s'efforçaient de tracer des indications pour le gouvernement au jour du péril. Si ces notes, qui furent relues avidement pendant la dermère semaine de juillet 19.14^ viennes 1 à être publiées w » ■ te des Deux Momies.") quelque jour, elles établiront l'entière bonne foi, la complète honnêteté de la Belgique, même aux yeux de ceux — s'ill en est encore — à qui les Allemands ont réuissi à faire croire que nous avions renoncé.d'avance à notre neutralité en faveur dfe la France ou de l'Angleterre — aux yeux des Allemands eux-mêmes, dlrais-je, s'il n'était trop certain que nos ennemis n'ont jamais eu le moindre doute à cet 'égard, et qu'ils ont commis sciemment la mauvaise action qu'on appelle calomnie en lançant contre nous l'accusation d'avoir trahi nos devoirs de neutres. Cela, autant et plus peut-être que tout le sang répandu, a creusé entre l'Allemagne et l'a Belgique un fossé qui ne ser.a plus jamais comblé. Les notes qui existent au département des Affaires étrangères démontrent qu'il aurait pu se présenter des cas de violation de notre neutralité où l'attitude correcte à adopter par nous nous eût été bien difficile à déterminer de façon certaine et rapide ; mais, je le répète, elles prouvent à l'évidence la ferme résolution qu'avait le gouvernement de s'acquitter avec une scrupuleuse droiture, dans toutes les hypothèses, et qfuoi qu'il pût en coûter au pays, des devoirs imposés à la Belgique par les traités de 1839. Le régime de la neutralité garantie était destiné, dans la pensée de l'Europe, à mous tenir en dehors des conflits et, si ce but ne pouvait être atteint, à procurer une assistance â notre faiblesse contre un agresseur éventuel. Aujourd'hui, le monde peut juger si, à l'épreuve suprême, la neutralité garantie a répondu aux espoirs qu'on avait fondés sur elle, et le peuple belge est à même d'apprécier si oe cadeau des grandes Puissances a été, en fin de compte, un bienfait pour lui. I! lui appartient de tirer les conclusions qui se dégagent pour l'avenir de 1a. terrible leçon des événements. Parmi les Puissances voisines de la Belgique, en est-il qui constituent un danger pour son existence, et d'autres sur lesquelles elle peut compter pour sa sauvegarde? La défaite, l'humiliation ou la diminuatien de ces dernières à n'importe quelle époque ne risqueraient-elles pas d'être le signal de sa propre disparition comme nation autonome? Y a>-t-il lieu, par conséquent, de fonder la politique future du royaume sur ces considérations, ou est-il possible de reprendre la sérénité et La confiance égale envers toutes les Puissances qui nous étaient imposées autrefois?... Voilà le problème devant lequel la guerre a placé le peuple et le gouvernement belges. (4 suivre.I

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1843 tot 1940.

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