L'indépendance belge

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s.n. 1914, 01 Juli. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 20 mei 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/f18sb3xs9h/
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85' ANNÉE -^ rcredi i" juillet 1914 ■^inistration et rédaction fl rue des Sables, Bruxelles BUREAUX PARISIENS : 11, place de la Bours» ABONNEMENTS : ÉDITION QUOTIDIENNE ilGIQUE. Un in 23 fr. G mois, 10 fr. 3 moit, S fr. ÏEMUMEr.-D.) » 23 fr. » 5 fr. » 8 fr. RUSSES » 40fr. » 22 fr. » «fr. ÉDITION HEBDOMADAIRE ilntamaiionsle it ifOutri-marl » PAGES, PARAISSANT LE MERCREDI a an....•••••••••••••«••••.• 92» francs is 125 francs L' INDÉPENDANCE SEOIS ÊCEtîOÏS EàE JQEH* — SIX PAGES BELGE ÏOTSESVATKS CAS ££ PBOCKÈa ïri s o * o n - • M* 18» Mercredi 1" juillet 1914 Les annonces sont reçues? A BRUXELLES : aux bureaux du jou'aa*. A PARIS : ii, place de iû Bour:e. â LONDRES : chez MM, John-F. Jones & G3, vf> ^ Snow Bill, E. C.; à l'Age ce Eavas, o° Cheapside E, C.; et chez Neywjud & Fils, Ltd£ H°« 14-18, Queen Victoria Street, et '1% B, Browne^ Ltd, n° 163, Queen Victoria Street. A AMSTERDAM : chez Nijgh&Van Ditmar, Hokin, 2» <& ROTTERDAM : même tirme, Wynhaven. 113» <2H ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et m SUISSE, aux Agences de la Maison Rudolf MoS6£» fi ITALIE : chez MM. Haasenstein & Vogler, à Milan^ Turin et Rome. 3&$EW-YORK t T.B, Browae, Ltd, i9 East 42nd Streofc# Aujourd'hui ATTENTAT DE SERAJEVO. — Npi (eaux détail?. — Les auteurs des deu attentats étaient des amis. — Nouvelle sumbes à Serajevo.— .Manifestations ar t:-erbes. — Le deuil en Bosnie-Herzégi cae. — Un appel au peuple. —- Lin pression à l'étranger. !S ETATS-UNIS ET LE MEXIQUE. -Li discorde parmi les constitutionn-alis tes. — I,a médiation. — Situation grav à Mexico. i Espagne. — Importantes pertes esp« joole-s au Maroc. ttie du Vatican. tes du Jour, par J.-B. France. — Le budget au Sénat. Belgique. — Le monument Ferrer., blettes judiciaires, par Camille Rousse' pique mondaine. Amatims financières et industrielles 1- Nouvelles diverses de nos correspon ftinU. les dépêches suivies de la lettre 1-:U celles qui ont paru d'abord dan *e première édition, publiée à 4 heu île l'après-midi; les dépêches suivie la lettre b sont celles qui ont pan }çrd dans notre deuxième édition iiléa â 6 heures du soir; les dépèche Sffis de la lettre C sont celles qui on Md'abord dans notre troisième édi '•publiée le matin. i BRUXELLES, 30 juin Rvue Politique k ntion de tout le monde civilis rest4;ée sur la tragédie de Serajevc Les inconstances dans lesquelle 1 arcllc François-Ferdinand et la. du cliess6 Hohenberg ont été tués son telles e l'esprit île peu, se détache sic cetini.,ncnt qUjt ,,a oehors de soi caract tragique, peut aAOir les con itquc', fioiiticiues les plis sérieuses \± v.vn.V.fcTB- què^ûc I^Tgi^pci.- • naturellement celle des ijiies de c double attentat. On sa dancte si c crime abominable est le mltat d'u: complot; si, au delà dessus crim: nels arrêtés, il ne faut à cherche toute une organisation q avait été établie pour perdre l'arche. Ce qu semble 'donner une certç base cette supposition, c'est qu'i eut. deu: attentats à quarante mini d'intei vale; c'est qu'on a retrouve Serajev des bombes sur la route qulevait su; vre l'héritier du trône pourbigner 1 gare, de telle sorte que, si Ifecund al tentât avait échoué comme premiei il est probable qu'un iroiske, voir un quatrième auraient été ihmis. L l'ait que les auteurs du preh- et d second attentat sont des sis ortht doses, mais sujets bosniaqtl:orient naturellement les soupçons \l|es élt ments serbes des provinceslinscée: et, comme les deux criiriinélljourni rent à Belgrade, on en tiédi que 1 complot a été organisé en Seilmême C'est là du moins ce qu'insfent le journaux autrichiens dont lEngag est fort menaçant à l'adresse lia Sei bie. Cette façon de procéder adédut lions sommaires est dahgèreïet ris que de conduire à d'injustes lrésai tes-contre la population de llosnic Herzégovine, cl'abord, et à unaluvell tension serbo-autiichieiïnei ente. . est certain que les éléments les d Bosnie-Herzégovine, et surtout iffimer serbe, sont restés irréductible:,m ho; tites à l'influence austro-hongil: qt s'est imposée brutalement à '1 pre vinces lors de leur annexion à llpire il est certain, d'autre part, que fc ar naxion de régions où l'élémeiïerb est'prépondérant, à cité de l'iner musulman et de l'élément crof es une des causes profondes des rlion difficiles qui existent entre BJa'di et Vienne. Qu'il y ait un jour oulutr line tentative révolutionnaire eflos nie-Herzégovine, c'est possible; iKd là à conclure, à l'organisation d'uiltsl complot, dirigé de Belgrade mtl ( qui, comme on l'insinue déjà, auil e des ramifications dans toutes le Sa ses de la société, il y a de la mail < le bon sens le plus élémentaire n n-"' met pas de franchir cette marge feu que l'enquête sur le double altenlic Serajevo ait fourni des preuves idi. cutables. Le fait qu'il est établi, d'îles premiers interrogatoires, que clili des criminels ignorait l'attentat I1 mis par l'autre semble contredire tli idée de complot; le fait encore qui! gouvernement de Belgrade, connais l'état des esprits des éléments serb-te Bosnie-Herzégovine, avait cru de <5 devoir de mettre l'archiduc en gas contre un attentat possible et que double crime politique commis à S jeyo est flétri à Belgrade dans tous milieux comme un acte abominai doit convaincre 1 opinion autriçhiei qu'il serait profondément injuste de jeter la responsabilité Ue cette tra"i'î sur la nation serbe tout entière Le°nJ heur est que tes masses ne réfiéchissi pas et obéissent à la poussée brutale' l'instinct. Depuis des années, on a •. cité (opinion austro-hongroise con! la Serine; on lui a re> -ésenté la nali .sei.rs •-■mine constituant un obsta ■ à la poussée autrichienne vers l'Orit européen, on na cessé d'évoquer spectre du péril slave et la menace qui la « grande Serbie », si elle se formai un jour, constituerait pour la Monar chie dualiste; or, il "e trouve aujour ; d'hui que ce sont des Serbes de Bosnie ■ Herzégovine qui ont attenté à la vie di ' l'archiduc-héritier, de telle sorte qui l'opinion publique relie forcément li crime à ses préventions contre les Ser bes et qu'elle généralise, comme si elli voulait trouver ici un prétexte à satis ■ faire ses vieilles rancunes. Cette disposition des esprits est ex i trêmement dangereuse, et on ne peu douter que le gouvernement de Vienni ■ et les cercles oliiciels s'efforceront d( réagir contre elle. Ce serait une l'auti politique irrémédiable que d'exercer de: représailles à l'égard do la populatioi bosniaque et de faire peser plus lourde ment le régime austro-hongrois sur ce: provinces annexées qui déjà ne se son que difficilement résignées à l'annexion Parce que des criminels, àlïolés par 1; passion politique la plus malsaine, on commis un attentat abominable, il se rait injuste de faire sentir plus dure ment à un peuple qu'il n'est qu'un peu pie assujetti, contraint à tous les devoir: sans jouir d'aucun droit. Que l'enquûte sur le double assassinat de l'archiduc et de la duchesse de llohenberg soi ' menée loyalement; qu'on démasqui tous les coupables, s'il y en a d'autre: que les deux individus arrêtés, mai: qu'on se garde d'ébranler la confianct à peine naissante du peuple de Bosnie Herzégovine dans le régime aust.ro ' hongrois qui heurte toutes ses aspi rations nationales et que déjà il n'ac cepte qu'avec peine. Ce serait là coin mettre une faute politique dont les con séquences graves ne tarderaient pas i se faire sentir pour la Monarchie dua liste et qui apporteraient un trouble profond dans un ordre de choses trof nouveau encore pour que sa stabilité puisse résister à une telle épreuve. Il faudra quelques jours encore avanl que. la situation de l'ait créée par la tir tragique de l'archiduc François-Ferdi , nand se précise, avec netteté. La douleui et l'émotion sont, comme la peur, m au \ vaises conseillères. C'est pourquoi il ne . faut pas prendre à la lettre les menaces L à l'égard de I.; Bosnie-Herzégovine el • des Serbes que l'on trouve dans les ma-i nifestations de colè: -, très humaines . et très compréhensibles, de la presse autrichienne au lendemain de. cet abo- [, ' ill.l.i.ijw' ,*,,1 ., IvJlL (.[LU ploiljje lliic lOld t.l C . plus l'Autriche-Hongrie dans un deuil , cruel, i , L'attentat de Sarajevo i LE TRANSPORT DES CORPS A VIENNI i Serajevo, lundi, 29 juin, i Après l'embaumement des corps on ; I procédé à la bénédiction, puis l'acte de dé cès fut dressé. Les cercueils furent ensuit, i scellés, puis exposés au konak, dans le sa tan tendu de noir. Le, défilé ne cessa pa , toute l'après-midi. Vers la soirée, les cer - cueils furent placés sur un fourgon. Au mo ; ment où le cortège s'ébranlait, précédé d • plusieurs bataillons d'infanterie et d'esca ' dons de cavalerie, 2î coups de canon furen tirés. Le, clergé marchait devant le fourgon • derrière lequel se pressaient les dignitaire: " de la maison impériale, les autorités civile: " et militaires, les fonctionnaires. Une foui " considérable assistait au défilé. Le cortègi " arriva à la gare à G h. 30 du soir. Les cer ' cueils furent embarqués dans le fourgon ' Les troupes rendirent les honneurs. Aprè: 5 la bénédiction dm clergé, 1,® fourgon fut a lté '■ lé il un train spécial, qui partit à 7 h. 1 ? aux sons de l'hymne national autrichien 1 Les cercueils seront embarqués ù Meitko " vïtch sur un navire de guerre. (a) Metkowitcli, mardi, 30 juin. A 6 heures du ma.tin, les corps de l'archi t duc François-Ferdinand et de son épous t sont arrivés de Serajevo, accompagnés d ; toit le personnel de la Cour, dans un traii spécial de la Cour. A la gare, une compa : gaie d'honneur formait la haie, ainsi qu en - détachement de la marine de guerre. L 3 gouverneur, les autorités, la municipalité ^ la jeunesse des écoles, le personnel ensei t gnant el toute la population. Le cercueil ; i été béni par le clergé et porté par des ma - rins à bord du yacht de guerre « Dalmat « t Le cercueil de l'archiduc a été recouver ' d'un pavillon de guerre et de l'étendar< t grand-ducal. Le cercueil de l'archiduchess 3 a été recouvert d'un pavillon de guerre " D'innombrables guirlandes et bouquets d 5 fleurs couvraient le yacht. Tandis que i 1 compagnie d'honneur tirait des salves, le " marins se mettaient lentement en mouve e ment. ® A bord se trouvent tout le personnel d ' la Cour et le gouverneur, pour accoïnpa 1 g 1er le corps durant te voyage à travers 1 1 territoire dalmate. Le navire était précéd a d'un torpilleur et suivi du yacht du gouvei e r.eur. " (a) s Pota, mardi, 30 juin. L'escadre de cuirassés est partie hie c soir à l'embouchure de la Narenta pou _ prendre les corps de l'archiduc François e Ferdinand et de sa femme. (a) Metkovitcb, mardi, 30 juin, t Lorsque le « Dalmai » atteignit l'embot G cluire de la Narenta, le navire de guerr ii Viribus Unitis » tira 19 coups de canon 3 Le « Dalimat » vint accoster le cuirassé n bord duquel les cercueils furent transpoi e tés. L'àrrière-pont avait été transformé e: t chapelle et orné de pavillons de guerre c e de drapeaux, Le clergé du navire,, en pr-t LiUlUUI! ; sence de la Cour, du gouverneur, des olfl-t ciers et de l'équipage procéda à la béné-. diction solennelle des deux corps. Vers 9 heures du matin, le « Viribus Unitis » leva l'ancre et se dirigea vers le ; nord,après avoir mis le pavillon de guerre : et l'étendard archiducal en pantenne., (b) LES FUNERAILLES Les deux cercueils seront transportés ■ sur le dreadnought « Vhibus-Unitis » qui, escorté de l'escadre, se rendra à Trieste. IJe Trieste les cercueils seront ramenés à l Vienne. : Il est à remarquer que le transport par ■ la voie de mer semble manifester la vo-: lonté d'éviter les territoires hongrois. ; Les dépouilles mortelles de l'archilduc i François-Ferdinand et de la duchesse de Hohenberg arriveront it Vienne jeudi soi/ ! \ dix heures. De là elles seront transpor- - tées à la Holburg et déposées dans la cha-, pelle du palais. C'est là que vendredi ma!:n : à dix heures aura lieu la bénédiction solài- nelle des corps. Samedi aura lieu le transfert à Pœclilarn. L'inhumation aura lieu à Amstetten, eù l'archiduc a fait édifier un caveau de fa-> mille, qui porte, réunies, les armes de sa 1 maison et les armes de la maison de la du-| chesse. Dans ce caveau, il y a place pour ' douze sarcophages, dont l'un est déjà occupé ' par le fils mort-né de l'archiduc. ; A cette cérémonie, qui sera célébrée dans ' l'intimité la plus stricte, n'assisteront que lés plus proches parents des victimes et les seules empereurs d'Autriche et d'Allemagne.i * ■:« Les intentions de l'archiduc-héritier, con- ■ signées dans ses volontés dernières, paraissent avoir été d'éviter les cérémonies ù Vienne, pour ne pas donner lieu aux froissements d'étiquette dont la duchesse a eu beaucoup à souffrir de son vivant. 11 était : en fait plus que probable que la duchesse n'aurait pas été inhumée au caveau des Capucins, sépulture de la famille des Habsbourg, en raison de sa naissance inférieure.La participation de tout souverain étran-' gor autre que Guillaume II — telle que celle du roi de Saxe et de celui de Bavièi», celle du prince royal Alexandre de Serb e qui, faisant fonction de régent actuellement, aurait occupé le rang de souverain — a été déclinée avec excuses et remerciements, en 1 raison de l'intimité qui devait présider à la cérémonie L'ARCHIDUC-HERITIER Pour permette à l'archiduc héritier Cliar-l les-François-Joseph de se familiariser avec le service dans les hauts commandements militaires, il sera entouré d'un état-major spécial et de conseiller militaires choisis parmi les officiers de la chancellerie militaire du défunt héritier du trône.. (b) L'ARCHIDUCHESSE ZITA L'archiduchesse Zita, épouse de l'archiduc-héritier, est très populaire en Italie, où elle fait, dit la « Tribuna », de fréquents ; voyages. Elle était, il y a quelques jours encore, à Pà.rme et sur la plage de Viareg-gio. Son nom lui fut donné par son père 1 en souvenir de sainte Zita, qui fut une humble servante de la ville de Lucques, où elle 1 est vénérée comme patronne des femmes " de chambre. (b) COMMENT SONT MORTS L'ARCHIDUC ET LA DUCHESSE ' De Vienne au « Matin » : La « Neue Freie Presse » dit que les ' derniers mots de l'archiduc furent adres-v sés à sa femme : ! « Sophie, lui dit-il, il faut que tu vives 5 pour nos enfants. » 2 D'après ce journal autrichien, l'archiduc, ' après le premier attentat dont il manqua - d'être victime, aurait envoyé à ses enfants un télégramme leur relatant ce qu'il i considérait comme un épisode de son - voyage et le termina par ces mots : « Bai-1 sers de petit père ! » Lorsqu'on embauma les cadavres de l'ar- - cliiduc et de son épouse, on vit chez le premier que la veine temporale droite et la carotide avaient été complètement tranchées et que, chez la duchesse, le péritoine avait été entièrement perforé. Tous 3 deux ont succombé à une hémorragie. 3 Chez ta duchesse, on a retrouvé le pro-1 jectile, qui s'était logé dans l'abdomen. H " a été conlié au parquet. Par contre on ne 1 retrouve aucune balle dans le cadavre de 3 l'archiduc. On suppose qu'elles se sont , égarées-dans la colonne vertébrale. D'autre part, on assure que de diffé-i rents côtés on s'était employé à dissuader - l'archiduc à prendre part à des manœuvres se déroulant à la frontière, mais ce t dernier aurait déclaré qu'il était ferme-t ment décidé à assister à ces manoeuvras et 3 qu'il ne reculerait devant aucune menace. Cependiut ii aurait essayé de persua-3 dor sa femme de rester à Konopischt. (a) 3 LA DOULEUR DES PETITS ORPHELINS De Vienne au « Matin » : Les trois enfants de l'archiduc François-3 Ferdinand et de la duchesse de Hohenberg sont en moment au château de Schlu-3 metz, en L'ohème, ei, confiés à la garde le 3 la comtesse Chotek, sœur de la duchesse défunte. La comtesse Chotek avait été prévenue, hier dans l'après-midi, du grand malheur r qui la frappait, elle et les pauvres enfants. r Elle n'eit pas le courage d'informer ses neveux do la triste vérité Cependant, d'ans la soirée, elle leur communiqua, avec tous les ménagements pos-. sibles qu une nouvelle parvenue de Vienne 3 laissait supposer que leurs parents auraient été victimes d'un accident d'automobile, i Le chagrin, la douleur des enfants furent - alors si g:ands que la comtesse atteniit n encore av ,nt de leur taire connaître toute t l'atroce vérité." Dans leurs prières, les enfants demandè- lB.lt Illilliii —■■ ■ rent à Dieu qu'il leur conservât leur pè:.'o et leur mère. Cependant la comtesse Chotek ne pouvait plus longtemps cëler la vérité.-Elle pouvait d'autant moins que la princesse Sophie, ûgée do treize ans, est d'une très haute intelligence et que les figures atterées de toute ja domesticité l'auraient bientôt amenée a deviner ce qui s'était passé, ou à l'appreJdre peut-être sans aucun ménagement.Le désespoir des pauvres enfants est terrible. On ni. les quitte pas d'un seul in-tant. L'archiduchesse Isabelle est venue également leur prodiguer ses consolations. Tout le monde à Vienne, depuis les plus hauts personnages jusqu'aux plus humbles, compatit au sort des malheureux orphelins qui, aujourd'hui, d'après la loi et à cause du mariage morganatique de l'archiduc défunt avec la duchesse de Hohenberg, re font plus pour ainsi dire partie de la famille-impériale, bien que leur père ait été le futur empereur d'Autriche. (a) PRIN2IP ET CABRINOVITCH ETAIENT DES AMIS Belgrade, luiidi, 29 juin. Pi.nzip et Cabrinovitch séjournèrent ensemble à Belgrade, où ils passaient pour des camarades inséparables. Prinzip avait suivi pendant quatre années les cours d'une école secondaire de Serajevo, puis il était parti pour Belgrade, d'où il était reparti pour Serajevo il y a trois semaines. AUTRES COMPLICES Sarajevo, lundi, 29 juin Outre les deux individ'us auteurs de l'attentat, des personnes suspectes de complicité avec, eux ont été arrêtées peu après. I.'énquêle faite jusqu'ici a démontré que les deux autjurs des attentats sont des ressortissants du pays, de conversion serbe-orthodoxe. Cabrinovitch a avoué avoir été récemment à Belgrade, où il a reçu des bombes en vue d'un attentat contre l'archiduc. Le deuxième criminel a avoué que depuis son retour de Belgrade il avait eu le dessein de tuer à coups de fou un personnage haut placé pour venger ainsi la nation S'.-rbo d'une prétendue oppression. Pour mettre sont attentat ii exécution, il s'était placé entre deux étudiants connus de lui, qu'il savait n'être pas suspects. Il ne connaissait rien de, l'attentat perpétré par Qi-brinovitch. fl aurait été surpris par l'attentat au moyen d'une-bombe ef, par suite, ne se trouva pas prêt à tirer, lorsque l'arehi- Les cercles dirigeants sont convaincus que des Bosniaques ne se seraient jamais livrés à un pareil attentat, s'ils n'avaient pas été depuis quoique temps, chose bien connue dans la population serbe-orthodoxe loyaliste, l'objet de très vives excitations venant de l'étranger, excitations qui produisaient surtout leur effet néfaste parmi les. jeun0» gens socialistes des écoles secondaires de confession serbe-orthodoxe.(a) MANIFESTATIONS ANTISERBES A SERAJEVO Serajevo, lundi, 29 juin. D'après une information du journal « Ne-resinie », le président du groupe radical (l'opposition serbe, M. Anfhonapo Zola, aurait été arrêté parce qu'il excitait la population.Une information de Mostar annonce que des Croates musulmans ont organisé dans cette localité une manifestation au cours de laquelle des vivats ont été poussés en l'honneur de l'Empereur, en même temps que des cris hostiles à la Serbie. Des désordres assez sérieux se sont produits, au cours desquels des fenêtres ont été défoncées. La troupe est intervenue pour rétablir le calme.Des désordres ont également éclaté à Zou-baric, où des manifestations antiserbes ont ea lieu, mais sans entraîner des conséquences graves. La calme règne dans tout le reste du pays. (a) Serajevo, mardi, 30 juin. Les bruits répandus à l'étranger d'attentat contre le général Potiorck, chef du pays de Bosnie, et de l'incendie de Mistar sont de pure fantaisie. La nuit a été parfaitement tranquille. On n'a arrêté que six personnes pour des délits insignifiants, généralement "pour résistance aux ordres, et elles ont été relâchées après qu'on se fut assuré de leur identité. Le calme est complet partout. (a) Sarajevo, mardi, 30 juin. A Travnik, la population, tant musulmane que catholique) s'est livrée hier à des manifestations patriotiques qui ont été suivies d'une démonstration antiserbe. Comme les manifestants jetaient des pierres dans les fenêtres de l'école serbe, un pope tira de l'école sur la foule et blessa une personne qui se trouvait dans la rue. Le pope a été arrêté. La foule voulait le lyncher. (b) Agram, mardi, 30 juin. Au. cours de la soirée d'hier, des manifestations anti-serbes se sont produites. I.e drapeau croate, cravaté de crêpe, était porté en tête des manifestants. La foule criait « A bas les assassins ! « et proférait des cris injurieux à l'égard des Serbes. (a) NOUVELLES BOMBES Serajevo, lundi, 29 juin. Deux .bombes ont été lancées aujourd'hui . sans causer de grands dommages. Une seule personne a été légèrement blessée. Los auteurs de ces attentats n'ont pu être découverts. On suppose que ce sont des complices des auteurs de l'attentat d'hier. Le calme le plus complet règne maintenant en ville. (a) n Vienne, mardi, 30 juin. On mande de Serajevo que de tous les points de la Bosnie arrivent des nouvelles de collisions sanglantes entre Serbes , et Croates. Une femme a été arrêtée hier à Serajevo. Quinze bombes ont été trouvées chez ells. ,(b) L'ETAT DE SIEGE A SERAJEVO Serajevo, lundi, 29 juin. A l'ocoasion de l'état de siège, le commis-saire du gouvernement a publié une proclamation prescrivant notamment la fermeture des restaurants à 8 heures, et dêf cafés à 10 heures du soir. Les portes des maisons particulières doivent être égale ment fermées à 8 heures du soir. Il est in •erdit de stationner dans les rues. (a) LE DEUIL EN BOSNIE-HERZEGOVINE Serajevo, lundi, 29 juin. Les nouvelles reçues de toutes les parties du pays signalent l'impression de consternation provoquée dans toutes les classes de la population par la nouvelle do l'attentat. L'indignation de la population, y compris même l'élément serbe loyaliste, à -'é gard de ce double crime est considérable. Des manifestations solennelles de deuil sont organisées dans tout le pays. Des télégrammes de condoléances émanant de ii population de tout le pays arrivent sans cesse aux autorités locales représentant le gouvernement. Ils expriment en même temps les sentiments du plus profond loyalisme à l'égard de la maison impériale. * (a) APPEL AU PEUPLE DE BOSNIE-HERZEGOVINE Serajevo, lundi, 29 juin. Le président de la Diète a adressé au peuple un appel dans lequel il exprime sa ferme conviction, que le peuple de Bosnie-Herzégovine se groupera résolument autour du trône du Souverain, qu'il est prêt à faire tous les. sacrifices pour la prospérité et le bonheur de la maison des Habsbourg, qu'il condamne unanimement ce crime horrible, qu'il stigmatise les agitateurs sans scrupule et- les vils corrupteurs t'e jeunei. gens sans expérience. Le président demande au peuple de témoigner son attachement et sa lidélité inébranlables à ."s maison d'Autriche-Hongrie, d'étouffer dans son germe toute entreprise audacieuse qui pourrait résulter dj pareils, crimes. 11 adjure les parents de protéger le.ur-s enfants contre des agitateurs dénués de principes qui empoisonnent leurs fils avec des idées anarchistes. (a) LES PEINES ENCOURUES PAR CABRINOVITCH ET PRINZIP De Vienne au « Matin » : Les auteurs des deux attentats seront jugés pour assassinat et haute trahison. bar dernier clic-f, Cabrinovitch Ce. .a être condamné à mort par la loi autrichienne ou, si le délit cle haute trahison ne pouvait être établi, son attentat n'ayant pas été suivi" fie mort, de dix à vingt ans de i'é-clusion au secret, peine qui peut être portée — et oui le sera probablement, pour la circonstance, en raison de la gravité île cas — à la perpétuité. Prinzip, lui, devrait) être condamné 5 mort- > Toutefois, comme il n'a pas encore atteinl l'âge de \ingt ans, la peine sera probablement commuée en dix ou vingt ans de réclusion tu secret. LA RESPONSABILITE DE LA SERBIE Vienne, mardi, 30 juin. Plusieurs journaux mettent l'opinion er garcle contre la tendance de certains à vou loir rendre la nation serbe responsable d< l'attentat de Serajevo, parce que les assas sins sont Serbes. Toutefois le « Neue Wiener Journal » se demande à qui le meurtre doit profiter e prend à partie la Serbie et la Russie en fat sant surtout ressortir l'attitude étrange d< la presse russe dans les circonstances, (b; On mande de Budapest au même journa que le gouvernement austro-hongrois aurai demandr -au gouvernement serbe de l'aidei à faire, la lumière sur les ramifications di complot à Belgrade. (b MANIFESTES SEDITIEUX On annonc de Serajevo au « Neue Wiener Journal» qu'hier,près de Bosnisch-Brod des feuilles imprimées approuvant l'atten tat ont été jetées d'un train en marche. Le: feuilles se terminaient par ces mots : « Pa lience, frères, nous viendrons bientôt vou: délivrer ». (b L'impression à l'étranger EN ALLEMAGNE COMMENTAIRES Berlin, lundi, 29 juin-Les journaux commentent longuement le; conséquences possibles de la disparition de l'archiduc François-Ferdinand. Les rapports austro- serbes, pour lesquels ils prévoient une nouvelle période de tension ai guë, leurs paraissent surfout inquiétants, Le « Berilner Tageblatt » écrit : « L'Europe a maintenant à régler l'ur des plus grands dangers qui la menacent, le mouvement panserbe, qui, dans l'espri de ses promoteurs, ne peut se terminer qu( par une guerre européenne. » Quelques organes, tout en reconaissa.i l'amitié de l'archiduc pour le Kaiser et Se: efforts pour accroître les forces militaire: et navales de l'alliée danubienne, témoi gnent des craintes rétrospectives pour ï'effi cacité et l'appui que. l'Allemagne aurai trouvé en lui. La « Gazette de l'Allemagne du nord » es time que le puissant et vénérable édifice de la monarchie austro-hongroise ne ser: pas ébrai.né par ce crime. (a) A LA CHAMBRE HONGROISE Budapest, mardi, 30 juin. La séance de la Chambre des députés i constitué une imposante manifestation d, deuil à la mémoire de l'archiduc François Ferdinand. Le président a exprimé les condoléance: de la Chambre. Les orateurs des différents partis ont pri ensuite, ta parole pour se faire, les inter prêtes de leurs, sentiments de deuil. Le baron Rajacsics a déclaré, au nom da la coalition serbo-croate, qu'il se sentait dan-^ l'obligation de réprouver avec la plus grande énergie le monstrueux attentat et a ajouté qu'il espérait que cela ne jette, rait aucune ombre sur les bonnes dispositions des Serbo-Croates, attendu que leurï aspirations politiques ont toujours été ba« sées sur le fidèle attachement à la dynastie. (bji en roumanie A LA CHAMBRE Bukarest, lundi, 29 juin. M. Braciano, président du conseil, exprime sa profonde indignation et sa dou» leur do l'attentat d^ Serajevo. La monar» chie voisine perd un homme sur lequel sa portaient les légitimes espérances de c-a grand Empire. Les Roumains ne peuvent pas oublier la cordiale et inaltérable amitié que l'archiduc n'a cessé de témoigner à la: Roumanie, et ils conserveront pieusement son souvenir. Le président de la Chambre a déclaré qua l'assernblee1 s'associe aux sentiments de M* Braciano, puis la séance a été levée en si» gne de deuil. Le Sénat fit une manifestation semblable!, (a) EN FRANCE A LA CHAMBRE Au début de la séance, M. Viviani a re* nouvelé l'expression de ses condoléances e{ le témoignage de sa respectueuse sympa» thie envers l'empereur d'Autriche. M. Deschanel a associé l'assemblée aui paroles du président du conseil, {Vifs api plaudissements.) (b)' EN TURQUIE LES CONDOLEANCES DU SULTAN Conslantinople, lundi, 29 juin.-Le Suit m a adressé à l'empereur Fraa» gois-Joseph le télégramme de condoléanji ces suivant : « Profondément ému du malheur qui vient de frapper Votre Majesté et son Ern| pire, je vous prie débien vouloirreoevoirl'ex» pression Je mes plus sincères condoléançs^f et de mes profonds sentiments de sympa» thie, et d'être convaincu de la part que jài prends au deuil de l'Autriche-Hongrie., ^ M : en espagne Madrid, lundi, 29 juin.- . .Tous xs journaux déplorent, en termes indignés, l'attentat de Serajevo et montrent une vive sympathie pour le vieil Empereaj^ autrichien, si durement frappé p-a; is sjrix. (a) J en russie Saint-Pétersbourg, lundi, 29 juin.-A l'occasion de la mort de l'archiduc-hs* ritier François-Ferdinand et de la duclies| se de Ifo'ienberg, l'empereur Nicolas a téi« graphie ses condoléances à l'empereua François-J oseph, M. Sasonoff 'a également envoyé une pêche de condoléanoes au nom du gouve^ n-ement russe. (a) INDIGNATION DU ROI DE MONTENEGRO! Trieste, lundi, 29 juin. Le roi de Monténégro est arrivé hiep soir, accompagné de son médecin, reveji; nant de Munich. Le Roi, qui avait appris en cours de route, à la gare de Goerz, Isj , nouvelle ce l'attentat de Serajevo, était pro» fondément ému. II a exprimé dans les ter-'; mes les plus énergiques aux personnes quî| l'attendaient à la gare de Trieste la -profpiw de horreur que lui inspire l'attentat, (a) EN SERBIE UNE NOTE OFFICIEUSE Belgrade, mardi, .30 juin.- -, ■ Le bulletin officieux suivant a été oom» ! muiiiq-ué : n Profondément émus des attentats qui; se sont déroulés à Serajevo, nous ne trou»1 vons pas de mots pour condamner l'assas-1 sinat de l'héritier du trône de la monarchie? voisine, l'archiduc François-Ferdinand, et de sa femme, la duchesse de Hohenberg..' Nous-prenons part à la douleur que cause i cette mort inattendue de l'héritier austro» • hongrois i.t de sa femme, mort qui atteint i au coeur le souverain de la monarchie .voi» sine et tout son peuple. Nous sommes à' même d'affirmer que l'attentat a soulevé dans noire pays la plus vive indignation et a été condamné avec la plus grande eé> vérité. » (a) CONDOLEANCES OFFICIELLES DU GOUVERNEMENT Belgrade, mardi, 30 juin.. M. Patcliou, ministre dies. finances, ea l'absence de M. Pachitch, président du conseil et ministre des affaires étrangères, a adressé la dépêche suivante au cornta Berchtold : « Le gouvernement serbe, profondément ému par la nouvelle de l'audacieux alten» : tat dont ont été victimes S. A. 1. et R. l'an : chiduc François-Ferdinand et S. A. la duchesse de Hohenberg, prie Votre Excellen-; ce de recevoir l'assurance de la part la plus ; sincère qu'il prend au deuil qui vient d'é» i prouver si douloureusement la monarchie . austro-hongroise. » (a) UNE DEPECHE ' DU PRESIDENT DE LA SKOUPCHTINA Belgrade, mardi, 30 juin, i Le président de la Skoupchtina a adressé l au président de la Chambre, â Vienne et à Budupesth,la dépêche suivante : « Je m'empresse d'êlro l'interpréta auprès de Votre Excellence des sentiments les plus profonds de sympathie de la Skoupchtina serbe,dou-i loureuscment émue par la nouvelle de > l'horrible attentat dont ont été victimes . S. A. I. ot R. l'archiduc François-Ferdinand et S. A. la duchesse de. llohenberg. » (ai PRINZIP ETAIT CHF.TIF s Belgrade, mardi, 30 juin. Prinzip est venu à Belgrade pour la dernière fois au commencement de 1914 et est

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1843 tot 1940.

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