L'indépendance belge

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s.n. 1914, 02 Juli. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 16 juni 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/ht2g738227/
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i lO GeatisfLes CN BELGIQUE ET A PARIS c S5e VîNÉE Jeudi 2 juillet 191c administration et rédaction lîv rue des Sables, Bruxelles BUREAUX PARISIENS : 11, place de la Bours» ABONNEMENTS : ÉDITION QUOTIDIENNE EHGIQUE. Un an 20 fr. fi mais, Î0 ff. 3 mois, 5 fr. l'JXEKSOURG [Sr.-O.I ■'• 28 Ir. » 5 fr. » 8 fr. [TMSSfR » 40 fr. » 22 fr. » BSr. édition hebdomadaire îlntfrtistionile cl d'Outrt-msrl 50 PAGES, paraissant le mercredi ï'il au Si! trauca moi» lit francs L'INDÉPENDANCE Xe 183 Jeudi 2 juillet 1914 Les annonces sont reçuesj A. BRUXELLES : aux bureaux du jou'aai» A PARIS : il, place de la Bourse, A LONDRES ; chez MM. John-F. Jones & G3, ifi Snow Hiil, E. C.; à f Agence Eavas, nQ Cheapside E. C.; et chez îîeyk'oud &. Fils, no, »os 14-18, Queen \ictoria Street, et 1. JB. Browûfi* Ltd. n° 163, Queen Victoria Street. 3 AMSTER.DAM : chez jSijgb & Van Ditraar, RoJûn, 2» (& ROTTERDAM î même rirme, Wynhaven, 113# ^ ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et fcsfi SUISSE, aux Agences de la Maison Rudolf Moss^ . jV ITALIE : chez MM. Haasenstein & Yogler, à Mila^ Turin et Rome. âlifiEW-ïOKK. î T.fi, Browne. Ltd, t, East4£ûd StreeU thois zvmcjxs Pin joca. — sis PI cm BELGE CùSSERVATÏùft PAZ LE PROGRES Édition cl h matin Aujourd'hui L'ATTENTAT EE SERAJEVO. - Le testament de l'rançois-t'erdinand. — Les obsèques. — Les orphelins. — L'Empereur. — Manifestations aiitiserbes. — protestations serbes. — Le deuil en Autriche et à l'étranger. — Condoléances. — L'héritier du trûrie. LES ETATS-UNIS HT LE MEXIQUE. - La médiation. — Lu situation à Mexico. LA QUESTION ALBANAISE. — Prépara-lits clés insurgés. — Bib-Doda bat en retrait e.' En Espagne. — Manifestations populaires. Eq Italie. — L'obstruction socialiste. Lettre de Russie. Notes du Jour, par J.-B. En France. — A la Chambre. En Belgique. — Là solution de demain. La réorganisation des chemins de fer. Chronique mondaine. Tablet'es judiciaires, par Camille Roussel. Inlormatijns financières et industrielles. — Nouvelles diverses de nos correspondants.Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi; les dépèches suivies de la lettre B sont celles qui ont paru d'abord dans notre deuxième édition, publiée à 0 heures du soir; les dépêches suivies de la lettre C sont celles qui ont paru d'abord dans notre troisième édition, publiée le matin. BRUXELLES, 1er juillet ftevye Politique Le corps de l'archiduc François-Ferdinand assassiné à Serajevo n'est pas encore arrivé à Vienne que l'on discute déjà ouvertement les conséquences ■immédiates de celle disparition au point de vue militaire et politique. La vie ainsi reprend toujours ses droits sur la mort. t.o 'qui .^'împo-v' d'abord à l'attention, c'est l'état des relations austro-serbes. Nous avons établi hier la profonde injustice qu'il y aurait à rendre la Serbie moralement responsable de l'odieux attentat de Serajevo parce que celui-ci a été commis par des Serbes orthodoxes, sujets bosniaques. 11 n'en est pas moins vrai que l'opinion autrichienne est violemment surexcitée contre la Serbie et qu'une partie de la presse allemande l'encourage dans cette voie en proclamant que le panserbisme est le.plus grand péril qui menace actuellement l'Europe. Il faut constater que les milieux officiels viennois et la presse autorisée d'Autriche, comprenant les. graves inconvénients qui peuvent résulter de ce courant, s'efforcent sagement de calmer l'opinion publique"?! de recommander la plus grande prudence. Que la lin tragique de l'archiduc François-Ferdinand lera peser, une lois de plus, un lourd malaise sur les relations entre Vienne et Belgrade, c'est certain; mais on peut espérer que le drame de Serajevo ne sera pas le point de départ de complications austro-serbes que le parti militaire autrichien parait vouloir provoquer à toute occasion depuis cinq ans. : C'est le parti militaire qui éprouvera sans doute le premier le contre-coup de la-disparition de l'archiduc François-Ferdinand, qui exerçait, en réalité, le haut commandement et qui avait groupé autour de lui des éléments qui ne vivaient qu'en accord relatif avec les autres services gouvernementaux. Le général Conrad de lloetzendorlf resterait à la tète de l'élal-major général ? On peut en douter, d'autant plus que lui-même avait manifesté l'intention de se retirer après les dernières manoeuvres. Une série de personnalités de premier plan, qui étaient soutenues par l'archiduc, paraissent devoir s'effacer les unes après les autres. C'est ainsi qu'on laisse entendre que le comte Berchtold, ministre des affaires étrangères, serait remplacé, à bref délai, par une haute personnalité hongroise ayant toute la confiance de François-Joseph, il est certain que la situation personnelle du comte Berchtold est fortement ébranlée depuis quelques mois, ses échecs répétés au cours de la crise balkanique et les complications auxquelles a mené sa tactique dans la question albanaise ayant singulièrement atteint son prestige. Le bruit de sa retraite a couru à plusieurs reprises, et pour recueillir sa succession éventuelle on prononça le nom du comte Tisza, le président du conseil hongrois. Seulement, l'archiduc François-Ferdinand était irréductiblement hostile au comte Tisza. La mort de l'archiduc- pourrait donc hâter la retraite du comte Berchtold et faciliter singulièrement son remplacement. Ce sont là des éventualités llùi se préciseront, sans doute, dans un sens ou dans l'autre après les funérailles que l'on se prépare à faire à l'archiduc François-Ferdinand. Sir Edward Grey, secrétaire d'Etat pour le Foreign Office, a fait, à la Chambré des communes, des déclarations fort, intéressantes au sujet de la situation politique en général. En ce qui concerne l'Albanie, il a affirmé catégoriquement qu'il n'était nullement disposé à assumer la responsabilité d envoyer des soldats anglais se faire wer en Albanie. On peut, en conclure que 1 Angleterre demeure irréductiblement hostile à l'envoi de troupes pour rétablir l'ordre, dans le nouvel Etat et, dès lors, l'éventualit' d'une véritable action internationale en Albanie doit être écartée. Le prince Guillaume ne peut clonc compter que sur ses propres tore;s, ee qui n'est guère, on le sait. La partie essentielle du discours de Sir Edward Grey a été consacrée à la llerse, à. la question de l'utilisation des ressources en pétrole de ce pays et aux négociations qui devront être engagées avec la Kussiu. j ce1 sujet. La question, on le sait, est de la plus haute importance: il ne s'agit de rien moins que d'assurer le ravitaillement de la Hotte anglaise avec les pétroles persans. C'est pourquoi l'Amirauté anglaise a proposé l'achat par l'Angleterre des gisements de pétrole en Perse. Le problème présente un coté politique intéressant : pour que cette utilisation des pétroles persans soit certaine pour la Hotte anglaise, il importe de garantir les -sources et les canalisations contre toutes les attaques possibles, ce qui est fort , difficile dans un pays où la guerre civile existe pour ainsi dire à 1 état permanent! L'Angleterre pourrait donc être amenée à intervenir en Perse pour la sauvegarde de ses intérêts spéciaux, et il faut, par conséquent, que les conditions de cette, intervention soient réglées avec la Russie par un arrangement complétant l'accord anglo-russe de llJ07, d autant pius que l'Angleterre se propose d'exploiter non seulement les gisements se trouvant dans la zone anglaise, mais encore les gisements se trouvant dans la zone neutralisée entre l'a zone anglaise et la zone russe en Perse. Sir Edward Grey a reconnu très loyalement que la situation en Perse s'est notablement modifiée depuis la conclusion de l'accord de l'J07 et que l'inlluen-ce russe s'est considérablement développée dans la Perse septentrionale. Il ne s'agit- pas, dans son esprit, de préparer par ies nouvelles négociations un autre accord persan, remplaçant celui de l'JOT, mais de rechercher si la convention existante ne peut être inter-prétée conformément aux nécessités nouvelles. Quoi qu'il en soit, les négociations amorcées entre Londres et Saint-Pétifrsbourg auront une grande , împorlance, d>.utanl phi s que la question du ehqmm 'do 1er à construire en Perse pourrait être étroitement liée à la question de l'exploitation des pétroles. 11 est certain que les cabinets de Londres et lie Saint-Pétersbourg', haute- ; ment soucieux de maintenir la cordialité de leurs relations, base de la Triple-Entente, s'appliqueront avec la plus grande bonne volonlé réciproque à faire aboutir rapidement ces négociations. L'attentat de Serajevo LE TESTAMENT DE L'ARCHIDUC FRANÇOIS-FERDINAND Vienne, mardi, 30 juin. Cet après-midi le testament de l'archi-dic François-Ferdinand a été ouvert, en présence de l'Empereur et de l'archiduches* se Charles François-Joseph. Ce testament, qui est de. vieille date, prescrit que la fortune entière mobilière et immobilière de l'archiduc passe à ses enfants. L'usufruit de la fortune est légué à la duchesse de Hohenberg. (a) LES ORPHELINS. — UN TELEGRAMME DU COUPLE IMPERIAL ALLEMAND Vienne, mardi, 30 juin. L'empereur et l'impératrice d'Allemagne ont adressé à la princesse ' Sophie de Ho-henberg, l'enfant le plus ûgé de l'archiduc François-Ferdinand, le télégramme suivant : » Nous ne pouvons guère trouver de pa- ( rôles pour vous exprimer à vous, enfant, comme nos cœurs saignent en songeant ix . votre douleur indicible. Il n'y a pas encore î quinze' jours que nous avons vécu chez < vous un temps si heureux avec .vos parents j ! et maintenant vous savoir dans ce chagrin ] immense. Dieu vous aide et vous donne la ( force de supporter ce coup. La tendresse de ; , vos parents survit à la tombe. . (s.) GUILLAUME, VICTORIA. » (a) ] Les enfants de l'archiduc défunt ne ces- ' sent de sangloter depuis qu'on leur a appris la mort de leurs parents. Ils arriveront à Vienne jeudi et seront ' recueillis par leur, grand'mère, l'archidu- . chesse Marie-Thérèse. (a) GUILLAUME II A VIENNE i Vienne, mercredi 1er juillet. 1 L'empereur Guillaume arrivera vendredi à J midi. 11 restera à Vienne pendant quelques 1 heures seulement. (b) [ LES OBSEQUES i Vienne, mardi, 30 juin. Suivant la «Wiener Allgemeine Zeitung», les dispositions pour les obsèques sont dé- ' jà prises. J Dans les cerclas informés on dit que les ! princes étrangers n'assisteront pas aux ob- ' sèques. ' Pourtant, la « Neue Freie Presse » croit 1 savoir que le- prince de Connaught, le duc 4 d'Aoste, le grand-duc Ccmstantinovitch y 1 assisteraient. (a) 1 I LE TRANSPORT DES CORPS Spalato, mercredi, ltr juillet. A 8 heures du- .soir, le dreadnought « Vi-ribus L'nitis entouré de cuirassés et de torpilleurs et ayant à bord les dépouillas mortelles de À'; rchiduc François-Ferdinand et de la duchesse de Hohenberg, est passé tout .près du.port de Spalato au milieu- -.le sonneries de cloches. Toutes les autorités,. le clergé et une foule considérable se tenaient sur les quais et ont rendu les honneurs au cortège funèbie qui passait. Cette scène, la venue du crépuscule, était profondément saisissante. (a) Vienne, mercredi, 1er juillet. Le corps de -'archiduc et celui de ion épouse arriveront à Vienne jeudi soir/ à lu heures. Ils seront immédiatement portés h la chapelle de la Hofburg, à la lueur de torches, comme il fut fait pour l'impératrice Elisabeth. Vendredi, le public sera autorisé à défiler devant la chapelle.- Les obsèques auront lieu vendredi, à 4 heures, et les corps seront dirigés pendant la nuit sur Artstatten, où l'archiduc défunt possédait un château. Ce clulteau, flanqué de sept [ours et surmonté d'une gigantesque coupole, est entouré d'un immense parc. En 1910, l'archiduc fit construire la chapelle du château, qui sert de caveau de famille'* t )ù déjà un enfant est iniiumé. (a) L'HERITIER DU TRONE L'installation du nouvel héritier a-ura lieu probablement aussitôt après les obsèques. Le nouvel archiduc-héritier, qui est lieutenant-colonel, avancera rapidement jusqu'au grade de général et recevra une hau-e charge dans' l'armée. (a) LE DEUIL A LA COUR DE VIENNE Vienne, mercredi, 1er juillet. La « Wiener Zeitung » annonce que 'Empereur a ordonné un deuil de Cour de six semaines à l'occasion de la mort de .'archiduc François-Ferdinand, il y aura quatre semaines de. grand deuil, à partir iu 3 juillet, et deux semaines de deuil noyen. (u) L'EMPEREUR FRANÇOIS-JOSEPH On croi't savoir que si les obsèques ont ieu dans trois jours, c'est pour permettre ï l'Empereur de retourner le plus tôt possible à Is-chl pour se remettre des fortes ^notions de ces jours derniers. (a) Vienne, mercredi, 1er juillet. La nouvelle suivant laquelle M. Bilinski, "Ministre commun des finances, aurait été recueil.!! peu aimablement par l'Empereur iu cours de l'audience' d'hier est dépourvue le tout fondement. (a) MANIFESTATIONS ANTISERBES Vienne, mardi, 30 juin. On mande de Serajevo à la « N : es \\ >-1er Tageblatt »a qû6 l'état de déVaslâlion les magasins ét antres établissements ser-Dé's dafis cette .ville est indescriptible. Tout îst brisé. On a retiré, aujourd'hui les débris des ocaux pillés et ils forment de grands tas :lans les rues. Le «Café de l'Europe», le plus grand de-la fille, tenu par un Serbe, M. Joftanovitch, ?st absolument ravagé.Les quinze fenêtres, es tables de marbre et les meubles sont L-omplètfcment brisés. Une seconde dépêche de Serajevo au môme journal dit que jusqu'ici plusieurs centaines de personnes suspectes ont été «Tétées. (a) Serajevo, mardi, 30 juin. Hier, les fenêtres du métropolite serbe urent brisées à coups de pierres et le mé-ropolite légèrement blessé. La police a procédé à de nombreuses arrestations, dont beaucoup, après" interrogatoire, n'ont pas été maintenues. (a) Vienne, mercredi, 1er juillet. Vers 7 heures, hier soir, un certain nom-are d'étudiants ont tenté d'organiser une manifestation devant la légation de Serbie, /.a police a empêché la manifestation. I^x égation n'a subi aucun dégût. Aucune ar-■estation n'a été opérée. (a) Mostar, mercredi, 1er juillet. Hier ont eu lieu de nouvelles manifesta-ions politiques auxquelles ont pris part ca-.holiques et musulmans. Plusieurs maisons serbes ont. eu leurs fe-lêtrès brisées â coups de pierres. L'arrestation du député Athanazis Soîa l'est pas confirmée. ()a Vienne, mercredi, 1er juillet. On mande de Serajevo : On fait remarquer de source autorisée que les manifesta-lions antisorbes signalées hier ont été urbanisées par la majorité des habitants ca-holiques- et musulmans. Toutes les classes le la population ont été remarquées, mène des dames de la meilleure société. Un ait caractéristique est qu'aucun Serbe n'a •té tué. Par contre, un catholique et' un nusulman ont été tués par les Serbes. Il convient de faire remarquer que la colère >opulaire s'est exercée surtout contre les déments qui favorisaient notoirement lés endances panserbes. La population serbe ovale à la monarchie, a toujours été épargnée. (a) Agram, mercredi, 1er juillet. De nouvelles démonstrations antiserbes sont produites. Les manifestants.se sont 'endus devant la maison du maire'et l'ont n ; en demeure de renvoyer La décoration ;erbo qu'il a reçue récemment. On a fait uissi des démonstrations contre le prôsi- j lent de la Diète, M. Medakovitch, qui est Jerbe. Dix arrestations ont été opérééSj nais n'ont pas été maintenues. (a) Vienne, mercredi, 1er juillet. Les manifestations contre les Serbes se .ont poursuvies très tard dans la nuit, je.s manifestants brûlèrent autour de la lé- , Ration de Serbie un petit drapeau serbe. ,a police exerce une très grande-surveil-ance sur les étudiants serbes. Dimanche natin, les étudiants serbes avaient tenu lans leur local Une grande réunion à l'oo-îasion de leur fête nationale. Après l'at-entat, la police a fermé le local pour em-)êcher toute manifestation dans la rue.(a) Serajevo, mercredi, 1er juillet. La ville a son aspect habituel. Presque r us les magasins sont ouverts, la tranquil-ité est complète., De nombreuses localités d'Herzégovine on signale des manifestations patriotique! et des démonstrations anti-serbes. A Livnc des- coups de feu ont été tirés contre le magasins serbes et contre Técole serbe. L; gendarmerie a rétabli l'ordre. A Zadino vitch, avant-hier, nh rassemblement de mu suimans et de catholiques s'est formé de vant la Société de lecture serbe. Voyant, à travers la fenêtre, le portrai du roi Pierre suspendu au mur, la foule s précipita; dans la maison et détruisit 1 mobilier. La gendarmerie dispersa les ma nife9tants. (b LES MEURTRIERS Vienne, mercredi 1er juillet. On mande de Serajevo : Les deux assas sins sont étroitement surveillés dans leur: cellules. Cabrinovic se montre flegmatique et paraît satisfait* Tant mieux que l'atten tat ait réussi, a-t-i-1 déclaré au juge. J< déplore pourtant la mort de la duchesse L'essentiel est que nous ayons obtenu o qae nous voulions. Prinzip est abattu. Il se promène de loni en largo dans sa cellule, la tête entouré! ; de pansements. (b LES TRACES DU COMPLOT Vienne, mercredi 1er juillet. D'après la « Nouvelle Presse Libre », 1« comte Berchtold et le ministre de la guerre général Conrad de Krobatin, auraient dé cidé, dans une conférence tenue hier,de de mander au gouvernement serbe qu'il pour suive son enquête en Serbie au sujet di complot ourdi contre l'archiduc et sa fem me, parce que toutes les traces de la con juration indiqueraient qu'elle avait soi foyer en Serbie. (b L'impression à l'étranger EN SERBIE PROTESTATION SERBE Belgrade, mardi, 30 juin. L'ne note officieuse, dit que la Serbie comme tous les peuples civilisés, est rem plie xi'indignalion par l'attentat de Sera jevo. Elle ajoute : Nous pouvons à peine croin la possibilité que la presse allemande puis se inculper la Serbie et l'attaquer pour ce attentat inqualifiable, d'autant plus qu'elli lit récemment de son mieux pour rend ri aux ses rapports avec l'Autriche. . •• r, gouverne^neiù oreinU'A d,es mesure, envers les éléments sujots à caution s trouvant sur son'territoire. Le gouverne ment regrette profondément que ses bon rapports avec l'Autriche puissent être en través par des événements dor.t la Serbi no peut être rendue responsable. (a) Belgrade, mardi, 30 juin. La Cour prendra le deuil pendant hui jours pour la mort de l'archiduc François Ferdinand, (a) Belgrade, mardi, ,30 juin. Le Roi et le prince héritier ont exprim clans des télégrammes à l'empereur d'Ali triche-Hongrie combien ils cornpatissaien à la grande tristesse qui atteint la maisoi impériale. Le chef de cabinet particulier, M. Yankc vitch, et le maréchal de la Cour, le colone Ostovitch, ont rendu visite au chargé d'af f air es d'Autriche et lui ont exprimé les con doléances du prince-héritier. (a EN RUSSIE Saint-Pétersbourg, mardi, 30 juin. La Cour prendra le deuil pendant hui jours pour la'mort, de l'archiduc François Ferdinand. (a PROTESTATIONS RUSSES Saint-Pétersboùrg, mercredi, 1er juillet. Les journaux commencent à s'occupe: dis accusations formulées en Autriche con tre la Serbie ainsi que des progroms serbes Le « Courrier de Saint-Pétersbourg » pro teste de ce qu'on profite de l'assassinat d< l'archiduc-héritier pour mener une sembla bie campagne. Ni en Russie, ni en Europe les gens éclairés ne se laisseront tromper Toute nouvelle campagne est condamné' l'avance à. un échec moral et politique. Le: pangcrinanistes et les- militaristes autri i chiens doivent le comprendre une bonm fois.La responsabilité du crime do Sera je v< n'incombe pas à la Serbie, mais à ceux qu ont pôussé l'Autriche contre la Bosnie e contre la Serbie. En réponse ix une insinuation de la « Ga zette de Voss », qui tendrait à rendre 1î Russie responsable de la. campagne anti autrichienne menée par les Slaves, la « No voie Vremla » donne à cotte assertion ni démenti formel et-demande si c'est de cett< manière que la presse allemande enten< contribuer à l'amélioration des relation: russo-allemandes. (b Le Mexique et les Etats-Unis la mediation Niagara-Faits, mardi, 30 juin. Les médiateurs ont reçu, par l'interné diaire de M. Zubaran, l'un de ses représen tants, une communication du général Car ranza dans, laquelle celui-ci déclare qu'i vuut réunir tous les chefs militaires, afii de pouvoir donner une réponse régulière e définitive.. Les médiateurs en .conçoiven le-meilleur espoir et ils considèrent l'envo d 13 délégués comme une chose faite. Les Mexicains voient plus favorablemen qu'on ne pourrait lè croire la confèrent avec les représentants du général Carran za.lls veulent aborder cette conférence ave un esprit de conciliation et déclarent qu'i est préférable de traiter avec les insurgés qui sont du moins .Mexicains, qu'avec le: Klals-Unis ou de3 étrangers ignorant en i tièrement les choses mexicaines. La seul. difficulté pour eux est que le général Car-) ranza n'est pas le seul chef des rebelles, et , ils craignent qu'une conférence avec les s seuls délégués du général Carranza soit in-i efficace, si les autres généraux et notam- - ment les généraux Villa et Oblogon réclamaient et refusaient de reconnaître l'ar- - rangement qui ,serait pris avec le général Carranza. t Les médiateurs, au contraire, estiment î que le général Carranza, conformément au ; traité de Guadelupe entre les chefs insurgés, est, le seul de ceux-ci qui prisse conclu-) re un arrangement valable et suffisant, (a) A MEXICO Mexico, mardi, 30 juin. La plupart dés étrangers ont décidé de . rester à Mexico. (a) L. A Question Albanaise r ' ! Bib-Doda bat en retraite Durazzo, mercredi, 1" juillet. D'après des télégrammes arrivés hier soir et tenus secrets jusqu'à présent, Bib-Doda s'est avancé dimanche jusque Mal-; liuci. Là, il a livré une bataille de courte • durée contre les rebelles à la suite de la-" quelle il a ordonné à ses gens de se retirer " c'. de reculer jusqu'à Ismi. Les artilleurs ' volontaires de Mertcns, de Pakesta et r'e 1 Csak ont mis en sûreté les canons qui s'y trouvaient. La retraite injustifiée de Bib-Doda est attribuée en partie à (les influen-1 ces étrangères et en partie à ce fait que la ' plupart de ses hommes au lieu de rester dans leurs positions se sont dispersés pour piller. La désillusion a été grande à Durazzo où l'on s'attend à une attaque des rebelles pour cet après-midi ou pour demain. On craint que pendant la retraite des troupes du Bib-Doda ver- le nord les rebelles ne las-' sent venir pour ai ' à l'attaque de Durazzo les forces qu'ils avaient concentrées contre Bid-Doda. On a observé aujourd'hui , des mouvements de troupes très importants chez l'ennemi, fi s'agissait de troupes venant de la direction de KoVaja vers ; Raslburt. [b) Durazzo, mardi, 30 juin. 10 h. -'0 soir. — Bib-Doda .s'est retiré à Alesio, après avoir dispersé ses troupes. B.b-Dëptfuuiail?ait-on, t.-stn.K. qtV; jic1 ;> " valt f.iirè face aex insurgés et il aurait pré-„ féré se retirer pour éviter que ses troupes ' ne se livrent au pillage. (b) Le pessimisme de Turkhan pacha De Rome au « Journal » .: l'u-rkhan pacha, qui est .arrivé hier soir à ' Rome, a eu mardi matin un entretien de - deux heures avec le marquis di San Giulia-no. Avant sa conversation avec le ministre italien, le chef du gouvernement albanais - s'est laissé interviewer sur la situation ac-" tuelle en Albanie et sur les buts de son ' voyage à Rome et à Vienne. 11 n'a même 1 pas essayé de dissimuler son pessimisme. Les insurgés, a-t-il dit, serrent de ■ près " Durazzo et Vallona, dont ils s'empareront ' quand ils voudront. Le gouvernement alba-' nais ne dispose pas de forces suffisantes - pour les repousser ou pour retarder leur ) marche en avant. 11 est impossible d'établir une comparaison entre l'organisation militaire des loyalistes et celle des insurgés. Ces derniers sont commandés par d'anciens 1 officiers ottomans et possèdent en abon-' dance un matériel de guerre moderne. Les ) loyalistes ne peuvent même pas compter sur les volontaires, parmi lesquels les désertions sont très fréquentes. Turkhan pacha croit que le gouvernement de Constantinople n'est pas de connivence avec les insurgés. L'insurrection des musulmans d'Albanie serait l'œuvre d'Essad pacha et de sa politique à double faoe. Interrogé sur le prince de Wied, Turkhan pacha s'est borné à dire ces paroles textuelles - — Le prince est encore à Durazzo. 11 jouit d'une bonne santé, mais il vit dans l'incertitude continuelle de ce qui pourra arriver demain. > Enfin Turkhan a déclaré que le but de J son voyage était de décider l'Italie et l'Au-t triche à une occupation militaire. (a) Nouvelles diverses ' Durazzo,' mercredi, 1« juillet. fsmaïi Khem-al, accompagné de quelques - notables venant de Valona, est arrivé à i Durazzo afin de présenter ses hommages ; au prince. 1 Les nationalistes ont présenté au prince i la demande de rappel du major Shiys. I , Le transport du cercueil du colonel Thomson à bord du navire hollandais « Koord-Brabant » aura lieu demain matin à 8 heures. Le prince et la princesse ont visité les hôpitaux italien et anglais. Selon une nouvelle qui n'est pas encore i confirmée, Bid-Boda aurait reculé jusqu'à Alesio, où un combat aurait eu lieu, (a) tavelles da l'Étranger ALLEMAGNE ' — On mande de Strasbourg : Mardi ma- , tin a été jugé devant le tribunal régional de * Saverne le procès intenté pour défourne-| ment de mineure au lieutenant von Forst- ncr. 1-e jugement n'a pas été prononcé. 11 sera , rendu le 7 juillet prochain, (a) BRÉSIL I — On mande de Rio-de-Janeiro : f^e Con- , grès a reconnu à l'unanimité l'élection à la s présidence du Dr VVenceslao Braz et celle . de M. Urbano Saotos à la .vice-présidence. ; ta) . ESPAGNE Manifestations contre la vie chère Madrid, mardit 30 juin. De nombreuses femmes ont manifesté au marché, réclamant la diminution du prix des pommes de terre, dont des sacs furent éventrés et leur contenu répandu dans la rue. La gendarmerie a rétabli dilïiieilemenl l'ordre. (a) Madrid, mercredi, 1" juillet. A la Chambre et au Sénat, le ministre da l'intérieur a répondu aux interpellations sup les événements d'hier en déclarant que les ordres les plus sévères avaient été donnés pour empêcher tout excès. C'est par suita de la multiplicité des points où des manifestât-ions se produisaient que la police a été insuffisante et partant impuissante. D'ailleurs les agents ont été fort gênés pour, agir à cause de l'attitude du public, parmi lequel on remarquait des gens d« la meilleure société qui, dans les rues et du haut dis balcons, encourageaient les manifesta* lions. (aj ETATS-UNIS L'ouverture du canal de Panama Panama, mercredi, l"r juillet L'ouverture du canal 'de Panama a éti fixée en mars 1915. ;bi ITALIE A LA CHAMBRE L'obstruction continua La Chambre a commencé mardi la dis. cussion des articles de la loi suc les me< sjres financières. Les socialistes continuèrent leurs dis« cours obstructionnistes. La séance a été levée àl 10 h. 20 dfl soir. (a) — On mande de Turin : Le général Pol* lio, chef d'état-major de l'armée, est mort, subitement aux environs de Ciiie au coasrs d'exercices de tir. [bj RUSSIE — Un journaliste pétersbourgeois vient d'être condamné à six mois de prison pour avoir prétendu que M. Kokotzoff recevait; de l'argent d'une banque de Saint-Pétersbourg.Les débats ont montré que cette assers 'ii n tai; ; fondement. t») SERB5E Les chemins de fer orientaux Belgrade, mardi, 30 juin.- Les délégués, autrichiens aux négocia, fions relatives aux chemins de fer orientaux ont quitté Belgrade, rappelés par leur gouvernement. Les pourparlers sont ajour* nés ii sine die ». (a) TURQUIE La peste bubonique Constantinople, mercredi, isr juillet. Plusieurs cas de peste bubonique sont signalés dans diverses provinces. Dans lai province de Bassorah on signale quatre décès et un cas. Dans l'Yemen ;1 y a quei-ques décès. A Yal'fa, quatre décès. (b? Lettre de Russie (De notre correspondant) Le sphinx du Nord SAINT-PETËRSBOURG, juin. Pour l'informateur uniquement sou. cieox de servir la vérité, pour le reporter qui ne veut pas se contenter d'enregistrer bénévolement les déclarations de personnages officiels, mais qui cher< ehe à connaître la valeur réelle pour la France do l'alliance russe, la tâche est ■singulièrement difficile. Non qu'il en coûte beaucoup de faire parler les gens à Saint-Pétersbourg. Je n'ai pas trouvù cle ville où l'interview lût plus facile. Autant il est dur d'arracher un mot,, un renseignement, une opinion à un Anglais, autant il est aisé ici d'obtenir, des hommes les plus en vue de longues dissertations sur tous les sujets. Privés de la liberté de la presse, nos bons amis les Russes rongent leur frein et, dès qu'un Français se présente, il est pour eux le bienvenu dans le sein duquel ils sont tout heureux de s'épancher. Seulement le difficile, c'est de contrëw 1er toutes ces déclarations, de les passer au crible de la critique, de décou-i vrir dans quelle mesure elles correspondent à la réalité. Depuis mou arrivée à Saint-Pétersbourg, j'ai été reçu dans tous les milieux de la société russe avec cette franche cordialité et cette large hospitalité, dont nos ulliés ont gardé la charmante coutume. J'ai pu causer avec des hommes politiques, des officiers, des professeurs et des diplomates. J'ai rencontré aussi quelques membres éminents des colonies étrangères fixés depuis de nombreuses années à Saint-Pétersbourg, et je leur ai demandé de me faire profiter de leur expérience et de me donner leur opinion sincère, sur l'état actuel de la Russie. Eh bien 1 j'ai constaté une chose extraordinaire qui n'est peut-être possible qu'en ce pays-ci. Tandis que les étrangers, à une ou deux exceptions près, me faisaient un éloge enthousiaste de la Russie et m'affirmaient leur foi inébranlable, dans son magnifique essor et son brillant avenir, c'étaient les Russes eux-mêmes qui m'en faisaient un lableau effrayant et-me le représentaient comme une espèce de pandemonium voué aux plus sinistres catastrophes. C'est tout le contraire de ce .qui ss

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1843 tot 1940.

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