L'indépendance belge

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03 oktober 1916
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s.n. 1916, 03 Oktober. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 12 november 2018, op https://hetarchief.be/nl/pid/r20rr1qn8q/
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L'INDEPNDANGE 19 Hi1? Mj1 CONTINENT: 15 CENTIMES ROYAUME-UNI : ONE PENNY " ■ * 1 il» (hollande: 6 cents) administration et redaction : bureau a paris : M A D r>l •> nr>TnDDe tx un cj q ottît t t1stp9 \ iudor hc use, tudor st . london ec 11. place de la bourse. MARDI 3 OCTOBRE 1916. k 9 shillings.^ _ TFI FDunuE Tri CDU .I31J-S7 et «- . X. J _ . . abonnements :i 6 mois. 17 shillings. l conservation par le progres. TELEPHONE : CITY 3960. PH,:i238 75 vente à Londres à 3 h. le lundi 2 octobre. [1 an, 32 shillings. ) LA SITUATION. M Lundi, midi. Les Zeppelins s'ente Lent et la leçon S'il y a huit jours ne leur a pas suffi. Revenus dimanche, deux d'entre eu'? furent découverts au nord de Londres, vers minuit, par les projecteurs et quelques minutes plus tard le ciel embrasé annonçait aux milliers de spectateurs qui interrogeaient le ciel, qu'un dei '' raiders " était frappé à mort. Sa chute—une large traînée de fe>i que les Martiens ont dû prendre pour une étoile filante — fût saluée par les acclamations enthousiastes d'une foule heureuse de voir les innocentes victimes de la semaine précédente vengées. Cette victoire aérienne, la quatrième en moins d'un mois, est signicative. Elle prouve que c'en est fini de l'impunité dont, trop longtemps, les tueurs de femmes et d'enfants ont joui. Le châtiment, désormais, suivra de près le crime, et la 6eule supériorité qu-e nos ennemis se vantaient de posséder enoore sur nous—les cuirassés de l'air—leur échappe. Après avoir dompté les requins allemands qui coulent les navires marchands ■—la population civile des mers—le lion britannique a vaincu les vautours teutons qui s'acharnent à semer la mort et la ruine dans de paisibles demeures. Ainsi, petit à petit, tous les crimes allemands sont punis et le comte Zeppelin peut annoncer qu'il a inventé un dirigeable " invulnérable," personne ne lui fera plus crédit après l'expérience des derniers hi^t jours. Le " Grott strafe England " est devenu " Gott strafe Deutschland." Le vieux bon dieu allemand" lui-même semble vouloir lâcher ses compromettants disciples et se détourne d'eux, écœuré. La "victoire de Londres" coïncide avec de nouveaux succès anglais eur la Somme, où nos Alliés, malgré de multiples contre-attaques ennemies et un bombardement d'une grande intensité, ont pu, en dépit du mauvais temps, étendre encore leurs gains dans la direction de Bapaume. Eaucourt l'Abbaye, un petit hameau eitué entre le Sars et Gueudecourt, c'est-à-dire au sud de la route de Bapaume, est aux mains des troupes du général sir Douglas Haig et le village du Transloy, entre Gueudecourt et Combles, violemment bombardé, est sérieusement menacé ! Dans ces dernières opérations les " tanks," ou redoutes mobiles, ont, de nouveau, rendu des services très appréciables auxquels le commandant-en-chef des troupes britanniques rend hommage dans son dernier communiqué. Dans le secteur de Thiepval nos Alliés ont également avancé, expulsant l'ennemi de la plus grande partie des deux redoutes qui flanquent la crête dominant la vallée de l'Ancre. Sur le front français les journées de samedi et de dimanche ont été caractérisées par une très violente canonnade et des opérations locales d'infanterie, au cours desquelles nos amis ont progressé au nord de Rancourt, le long de la route de Béthune, où des éléments de tranchées ont été capturés, ainsi qu'au sud-est de Cléry (au nord de Péronne). . Deux coups de main allemands en Champagne, l'un au sud de la Butte du Mesnil, l'autre à l'est de Tahure, échouèrent, et sur la Meuse (Verdun), la situation est inchangée. Des informations non officielles de M Flessingue signalent une violente canonnade dans la direction de l'Yser. Nos amis russes font de nouveau parler d'eux, et, selon leur habitude depuis l'offensive du général Broussiloff, leurs communiqués sont des bulletins de victoire.Frappant dans la direction de Lem-berg, au sud-ouest de Brody, et au sud-ouest de Tarnopol, nos Alliés ont fait plus de 4,000 prisonniers et, malgré ld résistance désespérée de l'ennemi, qui exécute de fréquentes oontre-attaques, gagnent du terrain. Berlin reconnaît que sur plusieurs points les Russes ont repris l'offensive. Par contre, en Transylvanie, les troupes austro-allemandes, dont la direction a été confiée, à ce qu'on nous apprend de Berlin, au général Falkenhayn, le rival de Hindenburg, ont remporté un suooès dont Berlin s'efforce de faire le maximum en fait de bluff. Nos Alliés, fortement attaqués par des forces supérieures en nombre, ont dû abandonner Hermannstadt, ainsi que, s'il faut en croire les communiqués ennemis, la passe de Roter Turm, que traverse, comme on sait, une ligne de chemin de fer. Nos amis auraient perdu dans cette affaire 3,000 prisoniers, des oanons et beaucoup de matériel, ce qui semble dû à l'engorgement de la passe. A l'ouest d'Hermannstadt, cependant, les Allemands avouent avoir dû reculer devant des forces enneriiies supérieures. Il s'agit sans doute de Renforts roumains venus à la rescousse- et qui sont, apparemment, arrivées trop tard pour dégager les troupes débordées dans la région de Hermannstadt. Ce revers local est, certes, désagréable, puisque la reprise de cette importante passe va priver momentanément nos amis d'une excellente" voie de communication, mais le haut commandement roumain ne sera pas long à reprendre les positions abandonnées sous la pression de forces supérieures. Les retours offensifs de l'ennemi dans la Dobrotidja et en Transylvanie n'ont rien de surprenant si l'on tient compte du fait que l'armée roumaine se trouve aux prises avec des troupes aguerries commandées par les deux meilleurs généraux que oompte l'armée allemande. Le plan des Puissances Centrales est clair: impuissantes à ressaisir l'offensive sur les fronts décisifs, elles essayent de battre monnaie (c'est le cas de le dire, puisqu'il s'agit également de chauffer le cinquième emprunt allemand), avec des succès locaux sur des théâtres secondaires et d'intimider la Grèce, qu'on dit sur le point d'abandonner sa neutralité en faveur de l'Entente. Mais le développement rapide du mouvement révolutionnaire (toutes les Iles et une grande partie de la Macédoine y ont adhéré), obligera bientôt, quoiqu'en dise le baron Schenck, l'agent-corrupteur de Krupp, le Roi à se prononoer s'il ne veut pas courir le risque de se voir débordé. On dit que c'est le général Danglis qui sera le troisième membre du gouvernement provisoire, qui compte des personnalités d'une autre envergure que les pâles marionnettes du cabinet Calogero-poulos. ŒUVRES DE GUERRE BELGES. Au milieu du déchaînement d'horreurs et de réalités tragiques suscité par la guerre, au-dessus des champs de douleur, de carnage et de mort, se sont dressées dans leur pureté liliale les pâles et nobles figures de la Pitié* de la Générosité et de la Charité, ces sœurs jumelles consolatrices miséricordieusement penchées sur les douleurs et sur les plaies qu'elles pansent de leurs mains expertes et secourables. Grâce à leur zèle pieux, s'est épanouie une floraison touffue d'œuvres qui témoignent des plus beaux élans du cœur humain et qui forment un contraste avec les instincts de cruauté et de barbarie débridés au cours de ces vingt-cinq mois de mêlée sanguinaire. Toutes ces œuvres de fraternité et d'assistance empruntent au but qu'elles poursuivent leur intérêt ou leur valeur propre fet sans vouloir établir entr'elles une hiérarchie de mérites, qu'il nous soit cependant perdus de détacher de ce bouquet quelques-unes des plus belles fleurs de la solidarise et de l'entr'aide humaine. '-omme, par exemple, elle appelle ins tamment notre sollicitude, cette "œuvre —si attachante—d'assistance aux prisonniers belges en Allemagne,'' qui a son siège centrai au Hayre et de multi-tiples sous-comités créés dans nos provinces envahies, en Angleterre, en France, en Suisse, en Hollande, et au Danemark, déployant une généreuse activité dont permet de se rendre compte le rapport présenté à l'assemblée générale par l'actif secrétaire du comité du Havre, M. Victor Y s eux. Songez qu'il n'y a pas moins de 40,000 prisonniers beiges dont 34,000 militaires et 6,000 civils détenus en Allemagne. La répartition des secours en vivres et en vêtements se fait par les soins des divers sous-oomités qui assument la charge d'assister les prisonniers nécesiteux d'un ou de plusieurs camps. Pour ce qui concerne le comité central, celui-ci a plus spécialement dans ses attributions l'expédition de vêtements militaires, la publication des listes de prisonniers belges, le rapatriement des grands blessés, l'envoi eai Suisse des malades, ' l'attribution de 9ecours en argent et l'envoi de livres. L'Œuvre de rééducation physique des mutilés de la guerre répond, elle aussi, aux préoccupations les plus nobles et à des nécessités d'ordre supérieur. Il s'agit, on le sait, de rendre leur valeur sociale aux estropiés qui ont perdu l'usage total ou partiel d'un de leurs membres. A cet effet, s'ils sont incapables de se réadapter à leur profession habituelle, on leur, enseigne un métier ■ connexe qui exige du membre ankylosé un effort musculaire moindre. D'un ancien maçon on fait, par exemple, un tailleur de pierres; d'un forgeron un tourneur; d'un ouvrier agricole un bourrelier ou un tailleur, etc. La vannerie, la sabo-terie, la typographie, la sculpture^et la peinture sur 'bois offrent plus spécialement les ressources de leur technique simple et peu fatigante à de nombreux mutilés. Telle est la haute mission sociale poursuivie par l'Ecole militaire belge de rééducation professionnelle des Grands Blessés installée à Port-Villez, près de Vernon, qui comprend trois sections, technique, pédagogique et médicale, et dont l'Organisation ne mérite que des éloges. Nul doute qu'elle ne permette Je récupérer de nombreuses énergies professionnelles détruites par la guerre et de fournir à nos glorieux (estropiés le moyen de reprendre dignement leur place dans le courant de la vie économique. Appelons enfin l'attention sur une œuvre aux ambitions plus modestes mais dont la portée pratique est considérable : celle des permissionnaires du front, une des branches du ' ' Foyer du Soldat belge," qui fonctionne à Paris avec un plein succès et dont l'initiative est due à M. Emilp Brunet qui s'applique, avec un zèle intelligent à prêter une aide fraternelle à toutes lés infortunes nées de la guerre. L'œuvre, placée sous l'habile gestion du lieutenant Fierens, est éta blie Quai de Valmy dans un ancien asil de nuit gracieusement prêté par la Vill de Paris. Réfectoire, dortoirs compre nant environ deux cents lits, salle d' jeux, lingerie, infirmerie, installation hygiéniques amenagées sans luxe, cer tes, mais avec tout le confort désira ble, et se recommandent par une propre té méticuleuse. Plus de 12,000 permissionnaires, ve nus du front belge, et sans parents n amis en France, s'y sont succédés de puis un an, et pendant leur séjour à Pa ris, rien n'est négligé pour éclairer d'ui rayon de soleil et de joie les jours de té nèbres qu'ils ont vécus aux tranchées Repos, confort -et distraction leur son assurés sous forme de promenades ei autos-cars dans la grande ville et les en virons et de représentations théâtrale: ou cinématographiques. ,Nos braves pe tits soldats trouvent ain7si pendant quel ques jours un véritable foyer, dont i m'a été donné d'apprécier la cordialit. accueillante lors d'une fête intime orga nisée à l'occasion de l'anniversairi des journées épiques de la Marne. Ai cours de cette réunion, d'une simpliciti familiale, MM. Brunet et Neven, dan des allocutions enflammées et vibrantes prononcées l'une en français et l'autn en flamand, ont à (tour de rôle exalté h résistance indomptable des trou rivières glorieuses : la Marne, l'Yser, lr Meuse, et rappelé la part héroïque pris< par l'armée belge à la victoire de h Marne, en opérant, au moment oppor tun, une division décisive vers Aers chot pour détourner vers la Belgique uni partie du flot allemand qui se ruait sui Paris. Heures réconfortantes, où l'or retrouve, dans un milieu de jeunesse ar dente et joyeuse, un peu de l'accent, de la couleur et de l'atmosphère du pays.. JULES COUCKE. LETTRE DE L'AFRIQUE DU SUD. (De notre correspondant.) La visite^de M. Hughes. M. Hughes, premier ministre de l'Australian Commonwealth, est arrive à Cape-Town, le 13 juillet, à bord du vapeur "Euripides," de l'Aberdeen Line, venant d'Angleterre. La renommée de l'homme d'Etat remarquable et du brillant orateur, qui, en Australie comme en Angleterre, a dépensé, au service de la cause commune à l'Empire britannique et aux Alliés, tous les efforts de sa parole éloquente et convaincue, l'avait déjà précédé dans l'A-frique-Australe, et il me paraît tout-à-fait superflu d'entrer dans le détail de la réception enthousiaste dont il a été l'ob-; jet dans la jolie cité, qui a le privilège | d'être l'utle des deux capitales de l'U-' nion. Cape-Town est une des villes de l'Afrique du Sud dont les habitants, anglais et dutch, se rencontrent avec le plus d'unanimité dans le même sentiment de solidarité avec la Grande-Bretagne ; elle n'a pas manqué l'occasion d'affirmer, par ses démonstrations chaleureuses, combien elle était d'accord avec le prerriier ministre australien sur les grandes questions de loyauté et de patriotisme qu'évoque l'heure présente. M. Hughes s'est prodigué avec une bonne grâce dont on ne saurait trop lui savoir gré, étant donné le peu de temps dont il avait à disposer, et surtout un état de santé très éprouvé par les très grandes fatigues de sa mission en Angleterre. Rien que 3ans la ville de Cape-Tpwn, il a prononcé, le jour de Son arrivée, trois longs discours: un à l'hôtel de ville, où le maire lui a souhaité la bienvenue ; un autre au Mount Nelson Hôtel, au déjeuner offert par sir Frede-rik de Vaal, administrateur de la province ; un troisième au banquet donné, le soir, en son honneur, par le ministre des Mines, au nom du gouvernement de l'Union. Il a remporté, chaque fois, un très grand succès. M. Hughes à Kimberley.—Son discours. Puis, le chef du gouvernement australien se rendit à Kimberley le 15, au •soir, et, deux heures après sa descente du train, il se rendait à l'Hôtel de ville, où l'accueillait par des acclamations répétées une des foules les plus nombreuses et les plus enthousiastes que j'ai vues ici. Parlant du grave péril qui a menacé l'Empire et les Alliés, M. Hughes s'exprima ainsi : "Enfin, nous y avons échapoé„ mais il s'en est fallu de l'épaisseur d'un cheveu et, aujourd'hui, je puis heureusement ajouter qu'aussi sûrement que le soleil se lèvera demain, aussi sûrement nous écraserons l'Allemagne, aussi sûrement nous écraserons l'esprit militariste prussien — et il le faut si nous p-a ■ vouions vivre en hommes libres ! Et c'es un grand privilège .pour nous, qui repré sentons la Grande-Bretagne au delà de: mers, d'avoir été côte-à-côte avec se: soldats, sur les champs de bataille de: Flandres, sur les dunes de Gallipoli, et ici même en Afrique, dans la lutte pou: le succès d'une cause commune. " M. Hughes fut longuement et chaleu reusement applaudi. ¥ Une réplique au général Hertzog. Le général Hertzog, chef du part nationaliste sud^africain, anti-impéria liste déclaré, ne pouvait, bien entendu négliger de faire une allusion critique ; la doctrine de solidarité patriotiqm qu'est venu prêcher ici le premie: ministre d'Australie. "On va donc, a-t il dit sur un ton sarcastique, à l'occasiot d'un récent meeting, nous enseigner u: peu plus de vrai impérialisme !" Il n'y a pas de moins impérialiste qui moi, lui a répondu M. Hughes. Si "im périalisme" signifie agrandissement, ac caparement des parties productives di globe, je suis contre l'impérialisme mais s'il est synonyme de liberté, si dans son application, il permet au: petites nations d'exister et de poursuivn leur destinée, alors j'en suis partisan.' L'orateur fait ensuite une compa raison entre l'impérialisme de l'Aile magne et l'impérialisme tel que le com prend la Grande-Bretagne : "Ils repré sentent deux idéals distincts, ayan entre eux les mêmes différences qu'entr le bien et le mal, entre le paradis et l'en fer. L'un à pour moyen la force, l'autr le droit." Et il explique commen l'Allemagne s'est efforcée de mettre ei pratique sori idéal particulier : La Belgique et les barbares. "L'Allemagne, a-t-il dit, a commis 1 plus bas des crimes ; aux yeux du mond civilisé, elle n'est pas autre chose qu'u: criminel international. Elle a traité un nation comme aucune autre nation n'e: a traité une autre, qui gît terrassée e sans défense ; et, cependant, la Belgiqu . n'avait rien fait -pour provoquer pareill brutalité : elle avait eu l'attitude que tou brave citoyen, respectueux des lois, n peut s'empêcher d'adopter quand il es attaqué par des brigands et des assas sins. Son seul tort est d'avoir osé rési; ter à des maraudeurs et des barbares... "La Belgique maculée de sang ; de femmes outragées ; de paisibles et inol fensifs citoyens, dont le seul crime e? d'avoir vécu en hommes libres et d'avoi osé se considérer comme tels, collés a mur, torturés, puis fusillés, — voilà c que l'AUemaene compte à son actif su la terre de Belgique... "En Alsace-Lorraine, le langage aim du peuple est supprimé, la liberté es abolie. "C'est là l'histoire des provinces cori - quises qui ont eu le malheur de tomber ; sous le talon au militarisme allemand." L'œuvre libérale de la Grande-Bretagne. " Qu'a fait la Grande-Bretagne? " " Ce pays, lui aussi, a été en guerre avec elle, et, cependant, aujourd'hui, les citoyens de l'Union jouissent des mêmes libertés dont nous jouissons en Australie, nous qui n'avons pas eu le même conflit : liberté religieuse, liberté de race, j liberté politique, la liberté non seulement d'adorer Dieu, comme ils ''entendent, mais également la liberté de faire ce ^ qu'ils croient le plus cciorme à leurs intérêts. " Ce sont là les impérial!smes qui re-tiennent en ce moment l'attention du j monde entier. Il faut choisir l'un ou l'autre.M. Hughes représente avec des développements trop longs pour être reproduits que le sort de l'Afrique du Sud et 1 celui de l'Australie sont intimement liés i à l'issue de la guerre européenne, que si . l'Allemagne est victorieuse nous serons > brisés dans ses serres, qu'alors il en sera ! fait de nos privilèges, de nos libertés, de i notre autonomie. Il en conclut que, puis-^ qu'il s'agit de notre existence nationale, il nous faut la défendre, et qu'ainsi ce ; n'est pas pour la Grande-Bretagne, c'est 1 pour elles-mêmes que l'Afrique du Sud ; et l'Australie doivent prendre part à la 1 lutte." M. Hughes a quitté Kimberley, le 16 l août, en route pour la province de Natal - où il a prononcé plusieurs discours sur ■ la même thème que celui du discours de • Kimberley. Les procédés allemands vis-à-vis des colons d'origine étrangère. — Lettre d'un fermier boer établi dans l'Ouest. Africain. Aux nationalistes sud-africains,qui ont recommandé l'abstention et la neutralité, à tous ceux qui peuvent encore rester convaincus des beautés et des douceurs du régime teuton, un fermier Boer, M. Minnaar, adresse la lettre suivante, qui lui est dictée par un longue t et cruelle expérience et que tous les ■ grands journaux sud-africains ont re-' produite : 5 "Je suis allé avec Manie Maritz au ' Sud-Ouest Africain allemand, pensant > jouir sous le drapeau du kaiser Wilhelm d'une liberté plus grande que sous le drapeau anglais, autrefois détesté. Mal- • heur à ceux qui s'y sont réfugiés avec cet espoir ! Quant à moi et à d'autres, nous avons été bien déçus. Au lieu de la coqueluche, c'est la phthisie que nous ' avons attrapée. Pendant dix ans nous " avons besogné sous la tyrannie des mir- > midons du Kaiser ; pendant dix ans nous 1 a\*>ns été traités comme des Cafres : blanos; pendant dix ans nous avons été privés de tout, de nos privilèges à l'é- • glise, et dans les sphères politiques et 1 sociales, et tous les jours notre prière 1 était celle-ci : "Quand donc serons-nous, pauvres Afrikanders, délivres du joug : du kaiser Wilhelm?" _ ( M. Minnaar raconte ensuite qu'un - mois avant la guerre il écrivit au général 1 Smuts au nom de 40 familles boers, de-. mandant l'autorisation d emigrer au , Ngamiland, car, dit-il, notre situation f était devenue intolérable." î " Dieu merci, continua-t-il, un Gé-' déon s'est présenté à nous dans la per- - sonne du général Botha, et nous a dc- - livrés de ce qui nous paraissait être une - nation instruite et civilisée, mais qui n'é- - tait en réalité composée que de barbares t et d'oppresseurs... s "Cher lecteur, s'il y en a parmi vous - qui aient encore de l'aversion pour le î drapeau britannique, qu'ils aillent pour t une année (non pas dix), sous le drapeau 1 de Wilhelm, et je vous assure qu'après cette expérience, ils seront guéris de leur maladie, car il n'y a là rien de pareil à l'Article 37 (clause de la cons- e titution établissant le dualité du lan- e g'a§''e)- Nous qui étions là privés de 1 tous privilèges, réalisons, aujourd'hui, e avec une profonde gratitude ce que c'est 1 que d'être sous le drapeau britannique : 1 notre langage et notre religion sont re- e connus et en politique nous, avons le e droit de vote..." t «Tout commentaire e9t inutile. e LYDIUS. t : LA VIE DE PARIS. s • . Une page d'histoire. t r Qui donc a dit que l'histoire était un j tableau qui se complète à petits traits? e Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il n'y a r pas d'histoire vraie sans les anecdotes exactes. On discute fort en ce moment é sur les qualités de certains hommes poli-t tiques et sur les défaveurs de quelques autres. Il est bien difficile de faire la - part des événements et de ceux qui sont * STèin; année. NO 234

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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