L'indépendance belge

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18 januari 1914
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s.n. 1914, 18 Januari. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 17 juli 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/p55db7wr6k/
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iiq g<©3xidlaa.'ï.©s cn a£i.sicyj£ er & f*Kis » 85® ANNÉE Dimanche 18 janvier 1914 ADMINISTRATION ET RÉDACTION 1 ïi, rue des eâables^ Bruxelles BUREAUX PARISIENS : 11, place de la Bourse ABONNEMENTS : ÉDITION QUOTIDIENNE BELGIQUE. Un an. 20 fr. 6 mis.- Hfr. 3 mois, 5 <r. IDXEïBOtlSSIGr.-DJ » 28 fr » i5 fr. » Sir. ETRANGER » 43 fr. » 22 fr- » 12 fr. ÉDITION HEBDOMADAIRE ilntcrnitloDili et d'Outre-ner! 70 PAGES, PARAISSANT LE MERCREDI Un an 'i!î franc» fcàlï. mois IS franc» L'INDÉPENDANCE X* £ 8 «Dimanche 18 janvier 1914 Les, annonces sont reçues: À BRUXELLES : aux bureaux du A PARIS r 12, place cie ia Bourse. L LONDRES : chez HM, iohn-Fa .Jones & G3, E® Snow HilV, E, G.-, à f Agence Havas, n° Cheapside E. G.; et chez Nèyroud & Fils, L&i, II®1 14-18, Queen Victoria Street, et T. B. BrowE% Ltd. n° 163, Oueen Victoria Street. Jk AMSTERDAM : chez Nijgh & Van Ditmar, Rokia, 2» i& ROTTERDAM : même lirme, Wynhavea. 413. •JN ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE ci E& SUISSE, aux Agences de la MaLon Rudolf Mosse^ J|V ITALIE : chez MM. Haasenstein & Vogler, à Milnr. Turin et Rome. $è$®VV-¥C>IiK s T,B. Browae, Ltd, l, East42ttd Siradfc* teoïs Émnoss bas. jousl* sis: pacts» BELGE EOKS28.YA3IOK EAS LS HiQffiEBS Édition du soir Aujourd'hui : Revue politique. Le mouvement gréviste dans l'Afrique (lu Sud. — La reprise du travail. — Nouvelles arrestations. — La situation dans les différents centres. En Angleterre. — Perte du sous-marin n A 7 ». — Sauvetage inutile. En Allemagne. — Le duc de Brunswick chez le xoi de Prusse. — Autour des incidents de Saverne. Au Mexique. — Les rebelles préparent une attaque générale contre Mexico. Au Portug'l. — La grève des cheminots. Lettre d'Autriche. En France. — Le cas de l'abbé Lemire. En Belgique. — Le flamingantisme. Chronique mondaine. Le XXII1 Salon de l'Automobile. Informations tinancières et industrielles. — Nouvelles diverses de nos correspondants.Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi ; les dépêches ruivies de la lettre B sont celles qui ont paru d'abord dans notre deuxième édition, publiée à 6 heures du soir ; les dépêches suivies de la lettre G sont celles qui ont paru d'abord dans notre troisième édition, publiée le matin. BRUXELLES, 17 janvier. Revue Politique C'est l'anarchie totale en Albanie, l'anarchie sous la l'orme de la plus lamentable guerre civile. La lutte entre Essad pacha, qui gouverne à Durazzo, et Is-maïl Khemal bey, gui gouverne à Vallona, a pris, en effet, un caractère violent. fie part et d'autre on a fait marcher les (partisans et des combats sanglants ont ieu lieu près de Bogracietsi. Dans ces tombals, les partisans d'Essad pacha onl feté victorieux : ils occupent les districts île Bogradetsi, Tsermenika et Mok'ra et Ils sont entrés à Elbassan, la principale yille sur la route de Vallona. D'autre part, le brigandage organisé sévit à Be-rat et dans les régions occupées par des populations grecques, de telle sorte que l'on doute beaucoup que la Grèce puisse retirer ses troupes du sud de l'Epire, comme l'exigent les puissances. Telle est la situation de fait : guerre civile, anarchie administrative, absence de toute autorité régulière dans les provinces, impuissance absolue du gouvernement provisoire de Vallona.Le prince de Wied, ;qui va occuper le trône d'Albanie, prendra possession du pouvoir suprême dans Bes conditions peu favorables. Aussi re-marque-t-on dans certains milieux allemands un mouvement contre l'acceptation du trône d'Albanie par le prince de Wied. On assure que Guillaume II lui-même se serait exprimé avec pessimisme à ce sujet, mais le prince de Wied se considérerait comme l'instrument 'de l'œuvre civilisatrice en Albanie. Il est vrai que le prince de Wied aura l'appui des puissances, mais on sait de reste que cet appui est assez illusoire. Le. prince de Wied ne pourra tenir en Albanie qu'à la condition d'avoir l'appui Bans réserve du peuple albanais. Or, il ne fait aucun doute que l'élément musulman, dominant en Albanie, est hostile, en principe à l'avènement de tout prince chrétien et qu'il est disposé à se lancer dans toute agitation qui pourrait contribuer à écarter du trône un souverain imposé par l'Europe. Aussi conti-nue-t-on à prétendre, malgré tous les démentis officiels et officieux lancés de Constantinople, que les menées d'Izz-et pacha, déjouées une première fois, ne tarderont pas à prendre une forme décisive. Les Musulmans albanais insistant en faveur d'un prince musulman, qu'ils considèrent comme seul capable de rétablir l'ordre dans le pays, Izzet pacha aurait répondu qu'étant Albanais d'origine, il ne peut se désintéresser de l'avenir de l'Albanie. Si cette déclaration est exacte, il est évident que tout ce que l'on dit des menées de l'ancien ministre de la guerre ottoman est fondé. On sait que des négociations ont été engagées par le gouvernement hongrois avec les chefs roumains de Transylvanie afin d'arriver à une entente ferme avec ces éléments nationalistes qui s'accommodent, difficilement de la domination hongroise. Le comte Tisza, président du conseil des ministres de Hongrie, a exposé à la Chambre des députés les bases de ces négociations. Il a défendu le point de vue de l'unité de la monarchie en faisant observer que l'élément purement hongrois dépasse 50 p. c. de la population totale de la Hongrie, et qu'en y -ajoutant les Allemands de la Hongrie méridionale et de Transylvanie, qui acceptent totalement l'idée de l'Etat national hongrois, on peut affirmer, que les deux tiers de la population sont favorables à la situation de fait. Ce sont là des affirmations d'un optimisme quelque peu exagéré quand on sait quelle lutte les nationalités assujetties soutiennent contre la domination magyare.Aussi le comte Tisza se montre-t-if très préoccupé de ces aspirations séparatistes des Roumains de Transylvanie, leur intérêt, à son avis, exigeant qu'ils se dévouent âH jpai.ntign du .cadre dualiste o> ia monarchie. C'est, pourquoi il a le désir louable de dissiper toutes les défiances qui peuvent exister enire Hongrois et Roumains ; mais pour atteindre ce but, il faudra autre chose que des déclarations de confiance et de sympathies réciproques. En effet, les Roumains ont des revendications très précises à faire valoir : ils demandent en Transylvanie un enseignement en langue roumaine; l'emploi de la langiie roumaine dans les tribunaux et l'administration; enfin, une réforme agraire sérieuse. Le gouvernement. hongrois pourra-t-il faire des concessions dans ce sens, concessions qui se concilieraient assez difficilement avec le principe de l'unité hongroise? Il est permis d'en douter. Tout au plus arrive-ra-t-il à déterminer une détente momentanée, mais les revendications des Roumains de Transylvanie subsisteront totalement, car ils peuvent constituer une force dans la monarchie et l'éveil du nationalisme en Roumanie même, depuis la guerre balkanique, ne peut que les encourager dans la lutte pour le développement de la langue et de la culture roumaines, puisque ce n'est que du côté de la Transylvanie que la Roumanie peut attendre un réel, développement d'influence dans l'avenir. A la Chambre des députés de Prusse, les conservateurs continuent à attaquer violemment le chancelier de l'Empire au sujet de la situation qu'on lui reproche de laisser créer à la Prusse dans l'ensemble de la Confédération allemande. Les principes de l'Etat prussien doivent rester intacts dans l'Empire, telle est la thèse des conservateurs. M. de Bethmann-Hollweg a répondu qu'il veillera toujours à ce que les caractéristiques de l'Etat prussien se manifestent dans leur pTénitiu'". En réalité le chancelier tient un langage différent au Reichstag et à la Chambre des députés de Prusse. Attaqué d'une part par les gauches et combattu d'autre part par les conservateurs, sa situation devient extrêmement difficile et il ne semble pas qu'il puisse longtemps tenir tête à l'orage.Mouvement gréviste dasis le Suit de l'Afrique Le reprise du travail. — Arrestations. Le Cap, vendredi, 10 janvier. Les nouvelles parvenues des ditïéirents centres indiquent une reprise graduelle du travail. Néanmoins, l'état de siège restera en vigueur jusqu'au rétablissement de la situation normale. On signale de nouvelles arrestations de chefs travaillistes à Durban, Pretoria, Rand-fontein et ailleurs. (a) A Johannesburg La plupart des ouvriers boulangers reprennent' le travail. Des caisses de dynamite ont été trouvées vendredi matin à Wolhuter, sur la voie ferrée. (a) Typographes arrêtés Johannesburg,, vendredi, 16 janvier. La police a fait une descente au quartier général du parti ouvrier pendant une réunion des délégué: des typographes. Tous les délégués qui s'y trouvaient, au nombre de soixante-deux, ont été arrêtés pour violation de la loi, l'état de siège interdisant toute réunion sans la permission des autorités.A Prétoria Prétoria, vendredi, 16 janvier. Tout est calme à Prétoria. Les grévistes n'ont pas encore repris le travail. Les grévistes des autres points ainsi qufc ceux des tramways reprennent le travail graduellement.A Benonl Après les émeutes d'hier, les femmes ont essayé aujourd'hui de tenir une réunion en plein air sur la place du Marché. Elles ont été dispersées. . (a) A Pietermaritzburg Un grand nomhre de chauffeurs, qui avaient voté la grève hier soir, ont repris le travail. (a) tavelles de l'Étranger ——.— allemagne Visite du roi de Grèce On mande d'Amènes à « Excelsior » : Le roi de Grèce ira à Berlin le 28 janvier, accompagné de sa famille. (a) Le duc de Brunswick chez le roi de Prusse Berlin, vendredi, 10 janvier. Au dîner de gala qui a été servi au château en l'honneur du duc de Brunswick, l'Empereur a porté un toast au duc et à la duchesse. Après avoir souhaité cordialement la bienvenue au duc, il a ajouté : Je compte qu'à l'avenir il régnera entre le Brunswick et la Prusse un esprit d'entente étroite et de sympathie pour l'alliance fédérale, et que les deux Etats s'estimeront et se protégeront l'un l'autre, quant à leur territoire et à la nature propre de cliacun d'eux comme constituant des membres inviolables de l'unité nationale. J'ai la ferme et joyeuse conviction que votre accession au gouvernement du Brunswick a fait, entrer parmi les régnants de l'Allemagne un souverain qui accomplira avec une fidélité loute allemande ses engagements envers l'Empereur et l'Empire. Le duc a remercié dé l'accueil extrêni' i ment bienveillant qui lui était fait et d ! paroles si gracieuses de l'Empereur. Je considère ajjgsi, dit-il ensujtej £olnm< V ———hiamoii une des tâches essentielles de mon gouver-, nement, d'entretenir de bonnes relations, et. comme chef d'Etat et personnellement avec l'Empire, avec la Prusse et surtout avec Votre Majesté, sans céda le pays de Brunswick ne saurait prospérer. Le duc a porté, en terminant, un .vivat à l'Empereur et à l'Impératrice. (a) angleterre La perte du sous-uiai'iu c A 7 » Devonport, vendredi, 10 janvier. Le sous-mai'in « A ? » s'est perdu pf ès de Plymouth. 11 y a peu d'espoir de sauver l'équipage. ' (c) Londres, vendredi, 10 janvier. Le désastre du sous-marin est survenu pendant qu'il manœuvrait avec d'autres sous-marins dans la baie de Cawsand, si-tuéo à environ six milles de Plymoutli. Après quelques évolutions, on remarqua que le sous-marin manquait. Il y aurait 12 hommes et un iieutenant à burd. On a demandé du secours à Plymouth et des bateaux de sauvetage ont été envoyés immédiatement sur les lieux. Le sort de l'équipage est toujours incertain. (cl Tous vivants ! Plymouth, vendredi, 10 janvier. Un sous-marin, du même type que le sous-marin « A 7 », a réussi, à 5 heures, à établir la communication avec les marins du bâtiment englouti. Tous étaient vivants. Les navires <ie sauvetage de l'Etat sont maintenant sur les lieux de la catastrophe. Ils ont l'espoir de retrouver le sous-njarin ooulé. Le « A 7 » est dans la baie de Whitsnal, près du fort ce Tregantle, (c) Faijjie espoir Plymouth, vendredi, 16 janvier. On dit que l'équipage du sous-marin ci A 7 » se compose en réalité de neuf marins et. de deux jfficiers . Les milieux officiels estiment maintenant que les malheureux sont à jamais perdus. Les efforts faits jusqu'à S heures du soir pour leur porter secours sont demeurés vains. Les scaphandriers sont redescendus. Ils ont frappé contre la coque du sous-marin. Ils auraient enU-idu une réponse à leurs coups, mais ce bruit ne paraît pas. confirmé. Il .paraît que, dans des sous-marins , de ce type, les hommes peuvent vivre douze heures environ. C'est ce qui laisse subsister quelque espoir, quoique cet espoir ne semble pas partagé par les milieu>, officiels. Un chaland de sauvetage a reçu l'ordre de partir de Plymouth, mais il est douteux qu'il puisse arriver à temps, puisque les hommes ne peu -ent vivre plus tard que minuit. (c) Travaux suspendus Devonport, vendredi, 10 janvier. Les tentatives de sauvetage du sous-ma-rin « A 7 » sont suspendues pour la nuit. Elles ne reprendront que demain. Il est exact que les scaphandriers, descendus les premiers, ont reçu une réponse aux coups qu'ils frappaient contre la coque, mais, quand ils sont descendus à 0 heures du soir, aucune réponse ne leur est venue de l'intérieur. Les scaphandriers n'ont découvert aucune avarie ni aucun dé faut à l'extérieur du sous-marin. On croit que les pompes servant à rejeter l'eau emmagasinée pour, effectuer La plongée ont dû gripper. C'est à midi et demi que les officiers et les équipages de l'escadrille, en manœuvres dans la baie de Withesand, commencèrent à éprouver quelque inquiétude au sujet du « A 7 », mais ce ne fut que plus tard dans l'après-midi que l'on songea à une catastrophe et que l'on envoya des secours de Plymouth. Le « A 7 » se trouve à 17 brasses de profondeur. D. renferme 12 marins, sous le commandement d'un lieutenant. j (a) Espoir perdu Plymouth, vendredi, 10 janvier. Tout espoir de sauver lé sous-marln cc A 7 » est abandonné. (a) grece LA QUESTION DES ILES La question des îles Athènes, .vendredi, 10 janvier. On attend ici communication de' la décision des puissances concernant l'Epire et les lies, dont Chio et Mylilène laissées à 'a Grèce ne devront pas être fortifiées ni ser; vir aux opérations navales de la part de la Grèce. On considère ici qu'une pareille obligation comporte la neutralisation de ces lies que les puissances devraient assurer contre toute attaque hostile. On croit que le gouvernement hellénique ne manquera pas d'insister sur- ce point. (a) Achat de cuirassés Londres, samedi, 17 janvier. Le ci Daily Telegraph » apprend que malgré les démentis récents des négociations sont entamées en vue de l'achat par la GrI e d'un ou deux navires de guerre ac-tuc :ement en cours de construction aux E! ts-Unis pour l'Argentine. (a) La situation en Epire Athènes, vendredi, 10 janvier. L'information de la « Correspondance al-J) naise », prétendant que des éléments de ! Grèce, de la Crète et de la Macédoine j rivent en grand nombre en Epire afin, en i as d'évaouation, de soulever des troubles, 'jst absolument fausse. Les Epirotes sont tellement nombreux, il en arrive en outre de toutes parts et même d'Amérique, qu'il est inutile que d'autres éléments grecs accourent à leur secours. Au surplus, le gouvernement hellénique fait tout son possible pour empêcher les E^irotsa d'aller dans, les J>aj;s fio&teMéa» (a) | au soif ESPAGNE Accident au tunnel de Car2jf Barcelone, vendredi, 16 janvier. Un éclatement des cylindres des machines perforatrices du tunnel de Caraff s'est produit aujourd'hui. Ii y a un tué. Deux ouvriers ont été également frappés de mort. Il y a, en outre, une dizaine de blessés. (a) JAPON LA CATASTROPHE DE KAGOSHIMA Tagoshima, vendredi, 10 janvier. Selon les derniers renseignements, six cents personnes seulement auraient péri dans le désastre. Toutes les maisons situées sur le rivage de la baie de Tagoshima, au nombre de trente mille, ont été endommagées. On expédie des provinces du Nord une grande quantité de vivres destinés aux réfugiés, qui sont très nombreux. La violence des secousses diminue r; li danger parait écarté. (c) mexique Les rebelles préparent un grand coup contre Mexico J\"ew-York, vendredi, 10 janvier, t des nouvelles de Chihuahua, le général Villa se propose de faire, à Guada-lajara, sa jonction avec le général Carran-za et de marcher ensuite sur Mexico. H va avoir 20,000 hommes pour frapper le coup final à Mexico. Des groupes de soldats du général Huer-ta se joignent aux rebelles. En attendant d'agir, les fédéraux ont brûlé les ponts entre les villes de Hermo-ville et de Torrion où ils se sont rendus après avoir essuyé une défaite à Mamia-ma. (a) pays-bas Paquebot échoué Maassluis (Hollande), samedi, 17 janvier. Le paquebot néerlandais <c Batavier III », allant de Londres à Amsterdam, s'est échoué au cc Hoek van Holland ». Le temps est beau. H n'y a pas de danger. (a) portugal LA GREVE DES CHEMINOTS Un attentat Lisbonne, Vendredi, 16 janvier. Le premier train de Porto est arrivé à Lisbonne, transportant vingt soldats d'infanterie et quelques voyageurs, montés à Aveiro, Entroncamento et Lamarosa. Les employés ont dû remplacer des aiguilles et replacer des rails. Un train a circulé sur la ligne de Cas-caes. Il était occupé par de la troupe. Entre Paoo Darcos et Caxas, trois bombes onl été lancées contre ce train. Les soldats ont fait feu. Trois arrestations ont été opérées Il y a quelques blessés. (a) 30uman5e Une greve Paris, vendredi, 16 janvier. "-e cc Journal des Déb3ts » publie la dépêche suivante de Bucharest : Deux mille ouvriers et employés des chemins de fer roumains se sont mis en grève hier pour protester contre la décision de la direction des chemins de fer '.l ne distribuer cette année, par mesure d'économie, aucune des gratifications habituelles. (c) serb:e L'aiiaire Vemitch Belgrade, vendredi, 16 janvier. La tension qui existait entre le gouvernement et le général Bojanovitch, ministre de. la guerre, qui s'est retiré, a augmenté considérablement par suite de la grâce accordée au commandant de cavalerie Vemitch. On déclare dans les sphères autorisées que le commandant. Vemitch, qui avait abattu d'un coup de feu, à la bataille de Kumanovo, un, cavalier qui s'était montré indiscipliné pendant le combat, avait été condamné pour cela à dix mois de prison. Le ministre de la guerre, général Bojanovitch, qui était démissionnaire, avait proposé au P,oi de le gracier sans s'être entendu avec le gouvernement, et le commandant.a été gracié à l'occasion de l'amnistie générale accordée aux condamnés militaires. Vu , cet. acte incorrect du ministre de la guerre, le gouvernement, dit-on, mettra le commandant!. Vemitch à la retraite. , (a) SUÈDE L'ouverture au ïîiksdag Stockholm, vendredi, 10 janvier. Le Riksdag a été ouvert solennellement aujourd'hui par le Roi. Le discours du trône mentionne le deuil du pays, causé par la mort de la reine-mère, dont il loue le dévouement inlassable aux malades. Le Roi constate que les rapports de la Suède avec les autres puissances sont toujours amicaux. Il annonce des projets importants en vue d'améliorer la défense nationale qui nécessiteront un impôt particulier sur' la fortune acquise la plus élevée. On songe de nouveau à accorder le droit de suffrage politique aux femmes. Parmi les projets sociaux, le discours mentionne, dans l'intérêt de la tempérance, des mesures rigoureuses en vue de limiter la vente à crédit des spiritueux, pour remédier au manque de travail des ouvriers sans ouvrage; un crédit complémentaire sera demandé pour combattre la tuberculose. Les finances soht toujours bonnes. Un emprunt de 32,500,000 couronnes sera affecté exclusivement aux entreprises de rapport dépendant de l'Etat. Le budget de 1915 se balance régulièrement. Les dépenses de l'armée sont prévues pour 5i,21G,800 couronnes, celles de ,1a marine poi» .eowonnes, te) suisse — On mande de Genève au ce Matin » : Dei\x Allemands, inculpés d'espionnage, ont été arrêtés. (a) Lettre d'Autriche (De noire correspondant) Un retour à la raison. — Le cc petit plan financier „ voté. — Le bon exemple des Ruthènes. — Les Polonais semblent devoir céder. — Le fonctionnement de la commission administrative en Bohème. — Le suffrage universel n'a pas donné les résultats espérés. — Le danger du radicalisme nationaliste. VIENNE, 12 janvier. Nous l'avons échappé belle. Quand je dis « nous », j'entends le parlemen-tairisme, le constitutionnalisme et surtout le suffrage universel, car il s'en est fallu de bien peu que tous les trois ne fissent banqueroute, et c'est à la dernière heure, lorsque tout paraissait perdu, que le salut, que personne n'attendait plus, est venu presque providentiellement.Le télégraphe vous a fait connaître le vote « in extremis » par lequel le Parlement a adopté les différents projets de loi constituant ce que l'on est convenu d'appeler le « petit plan financier »,sans lequel ii eût été désormais impossible de continuer à gouverner le pays autrement qu'en faisant fonctionner à tour de bras l'article 14 de la Constitution, qui autorise, comme on sait, le gouvernement à prélever les impôts et à édic-ter des lois par simples décrets. Ce qui eût été désastreux pour le parlementarisme, surtout par ce temps de suffrage universel. Et, pourtant, on allait tout droit à l'application de ce trop fameux article. Car, pour que la Chambre des députés eût pu discuter et voter les projets de loi, amendés par la Chambre des seigneurs, avant les vacances du Nouvel-An, il aurait fallu que les Ruthènes cessassent leur obstruction, ce à quoi Us n'auraient pu se résoudre que si, au préalable, tes Polonais leuir avaient donné satisfaction au sujet de a réforme électorale de la D^éte de Gali-cie. Or, cela paraissait tout à fait impossible...Eh bien, l'impossible, cette fois, s'est accompli. On ne sait encore dans quelle mesure les Polonais ont fait droit aux réclamations des Ruthènes. Mais ie fait lui-même est certam. Et personne n'en a plus douté lorsque, le 30 décembre dernier, vers les 7 heures du soir, M. Levicki, le chef aut'-i'isë des Ruthènes, est venu .déclarer à la tribune de 'a Chambre des députés qu'en présence du danger q.ui menaçait le Parlement, sont parti mettait fin à l'obstruction. Un bon point aux Ruthènes. Quelle que soit la raison à laquelle ijS ont obéi, leiir geste a été très beau. Voilà donc le «petit plan financ'er» devenu loi. Sans doute, le budget provisoire n'a pu être voté, faute de temps. Mais le président du conseil s'est . abstenu soigneusement d'appliquer l'article 14 pour entrer on possession de ce budget. Il a décidé d'attendre que les Chambres le lui votent lorsqu'elles seront de retour des vacances du Nouvel-An, ce qui est imminent. Nous nous trouvons donc, depuis le 1er janvier, dans la situation spéciale à laquelle on donne ici le nom de «ex lex ». Et de fait, le budget n'étant pas voté, et le gouvernement no s'auto-risant pas de l'article 14 pour.se procurer l'argent dont il a besoin, et qu'il se voit, néanmoins, dans la nécessité de se procurer, se trouve ainsi agir contrairement „ la loi. Pour avoir commis une pareille illégalité, le président du conseil sera amené à demander à la Chambre un bill d'indemnité, que celle-ci s'empressera sans doute de lui accorder.Revenons aux Ruthènes,dont l'obstruction à outrance a manqué de ramener l'Autriche au misérable régime de l'article 14 de la Constitution. J'ai expliqué dernièrement leurs griefs parfaitement fondés et leurs désidérata très légitimes. Que demandent, en somme, les Ruthènes aux Polonais, qui jusqu'en ces dernières années étaient- à peu près exclusivement les « beati possidentes >> de l'influence politique en Galicie? si je puis ainsi m'exprimer. Une réforme , électorale de la Diète, qui leur assure 28 p. c. des mandats. Est-ce excessif ? Si l'on tient compte de ce fait que la population ruthène - .i Galicie se monte à 50 p. c. de la population totale, on doit trouver, au contraire, que les prétentions des Ruthènes sont plutôt modérées. Toutefois il y a lieu d'ajouter que ce n'est là qu'une partie — et la moins importante — du différend existant entre les Polonais et les Ruthènes. La difficulté gît surtout dans l'attribution des mandats de la commission de permanence. Car cette commission constitue la véritable administration autonome du pays. Ses membres s'en partagent les différents départements. Or les Polonais ne veulent accorder aux Ruthènes que deux mandats sur dix que comprend cette commission. Ce qui revient à dire que la puissance publique étant divisée en dix parties, les Polonais en accaparent huit et laissent aux Ruthènes les deux autres...Cela est-il équitable? Poser la question, c'est la résoudre, comme dit le cliché. Etant donné' qu'il y a égalité numérique entre les deux populations, il devrait de même y avoir égalité numérique entre leurs représentants aussi bien à la Diète qu'à la commission de permanence. Il importe par conséquent de constater que ce n'est ni par entêtement, ni par éso'isme, ni pous dgs raisons personnel les, mais uniquement par intérêt ethnique, si je puis dire, que les Ruthènes font de l'obstruction au parlement cen-i tral. Ils empêchent, à Vienne, la Cham^ bra des députés de délibérer pour obtenir que justice leur soit rendue à la diète et à la commission de permanence de Léopold.Ils veulent avoir plus d'un cinquième de l'administration du pays dans leurs mains. Et, certes, au point de vue de leur nationalité, ils ont raison- Au demeurant, il ne faudrait pas croire que la lutte entre Polonais et Ruthènes prendra fin . par l'arrangement inteiw venu ou à intervenir entre eux concernant la représentation de leurs, nationalités respectives tant à la Diète qu'à la commission de. permanence. Les Ru^ thènes étaient hier encore un peuple de paysans. Mais, aujourd'hui, dans leurs rangs,une bourgeoisie est en train de sa former, à laquelle, qu'on le veuille ou non, il faudra faire de là place. Les Polonais le savent d'ailleurs admirable* ment. Et, sè rendant compte de ce progrès, aussi bien la noblesse de l'Ouest que le lieutenant, impérial; M. de Kori-tovski, sont disposés à faire les. sacri-i fices nécessaires pour arriver à une en-< tente entre les deux nationalités. Par contre, les nobles de l'Est ne voûtent . pas entendre parler de faire des concessions au peuple ruthène. Le curieux est que presque tous Sans exception ces nobles sont d'origine ruthène. 'ia sont les descendants polonisés de l'ancienne noblesse ruthèiie. Ai-je besoin d'ajouter que l'entêtement de ces renégats sera brisé ? D'ailleurs, c'est lien simple: ou una. entente se fera sur. des bases équitables pour les deux nationalités galiciennes,, ou une commission administrative sera installée à Léopold et gouvernera im-i partialement dans l'intérêt de tout la monde. Chose digne de remarque : lat commission administrative bohème, dont la nomination a, naguère, fait tant crier! à l'absolutisme, fonctionne à la satisfac* tion générale. Et cela, se comprend. TafU dis que la commission de permanence,; tiraillée en sens divers par les dissensions politiques et nationales, ajournait ceci, négligeait cela et laissait tout en souffrance, ' la commission administratH ve, aécessairement soustraite à toutes ces influences, expédie les affaires avec rapidité et impartialité. Aussi, et bien tjua certains députés allemands et tchèques continuent à affirmer emphatique* ment le contraire, il n'est pas douteux que la population bohème, sans distinct tion de nationalité, est, en somme, plu-i tôt satisfaite de la façon dont cette commission administre le pays. Or, faut-il i le. dire, dans l'intérêt de l'autonomie administrative provinciale, cela n'est pas ; sans inconvénients. Il est, en effet, à craindre que les peuples autrichiens, èn faisant la comparaison entre les métho-c des administratives des fonctionnaires qu'ils élisent eux-mêmes et celles du gouvernement central, ne finissent par se dégoûter d'une. institution aussi ex-, posée aux caprices de la politique et des politiciens que l'autonomie provinciale. Rien, d'ailleurs, ne parait plus propra à confirmer une pareille crainte que lfll fait que lors de la soirée donnée pafl l'Empereur aux membres , des déléga< tions, un chef de parti istrien ait pu ex* primer au monarque Le,vif désir de vôiij aussi installer une commission adminis* trative à Trieste. La chose s'explique,' il est vrai, par la circonstance que, tout comme la Bohême, et la Galicie, l'Istriei est livrée • aux disputes des divers élé« ments ethniques, et dans ces conditions, l'administration autonome s'y trouvé également à peu près réduite à l'impuis* sànce. Mais il n'empêche que ce n» soiï là une rude leçon pour les politiciens nationalistes, lesquels, pas plus en Istries qu'en Bohème, n'ont l'excuse des Ruthè* nés, qui. eux, luttent pour leur existent cc. Beaucoup de bons.esprits aval.ntes* péré que l'établissement du suffrage unw versel, en remuant les couches profondes du pays, d'où naîtraient les grands courants populaires, feraient cesser les animosités nationalistes et les petits intérêts de clocher. Eh bien, cet espoiS ne s'est point réalisé.Malgré le suffrage universel, on n'a pu réussir, jusqu'ic' du moins, à créer un intérêt général assez; puissant pour dominer les intérêts par* ticuliers. Sans doute, l'intérêt général est, en dernière analyse, comme la résultante de tous les intérêts particuliers. Le gouvernement a-t-il fait avec suffisamment d'intelligence et de persévérance 09 qu'il convenait de faire -pour donner satisfaction à ces- divers petits intérêts isolés, dont la somme devait constituer le grand intérêt collectif? Il est difficile de se prononcer avec certitude sur ce point-. Et, d'ailleurs, depuis -près de vingt ans, le Parlement, presque constamment en puissance d'obstruction,-s'est rarement trouvé en mesura de vo-tea' les projets de loi d'utilité publique que lui présentaient les cabinets qui ne cessaient de se succéder aux ■ affaires. Sommes-nous à la veille de voir cette situation se modifier? Le gouvernement vient à nouveau d'inviter les Allemands et 1-.; Tchèques à reprendre les négociations compromissoires qui ont échoué l'été dernier, après avoir été tout près (l'aboutir, du fait de l'énorme pression exercée par les radicaux tchèques. Rien n'est plus bizarre que le dévelop. pement extraordinaire du radicalisme dans ce pays. Il s'agit ici d'un radicalisme « sui generis », étranger à toutes préoccupations économiques, à toutes aspirations sociales et ne poursuivant qu'un but:la discorde entre les nationalités. Eh bien, c'est ce radicalisme — à tel point vorace que le suffrage universel lui-même n'a pu l'abattre — qui a empêché, jusqu'à ce jour, tous les efforts

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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