Notre avenir: hebdomadaire social, chrétien belge

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03 november 1918
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s.n. 1918, 03 November. Notre avenir: hebdomadaire social, chrétien belge. Geraadpleegd op 24 maart 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/rr1pg1k27k/
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Première Année. — N° 33 10 Centimes le Numéro Dimanche 3 Novembre 1918 PRIX DE L'ABONNEMENT Pour la FRANCE : Jusqu'au 31 mars 1919 4 fr. » Jusqu'au 30 juin 1919 7 fr. » NOTRE AVENIR PRIX DE L'ABONNEMENT Pour les PAYS autres que la FRANCE : Jusqu'au 31 mars 1919 7 fr. » Jusqu'au 30 juin 1919 9 fr. » BUREAUX à GAND : 24, rue Wellinck et rue de la Caverne, 65 Comptes, Chèques, Postaux : PARIS, N° 1159 PARAIT LE SAMEDI Téléphone Roquet t|e 5 6 - 4- -1 Mme*uy \ * PARIS, 22, avenue de la République (XIe) ( au HAVRE, 1, avenue des Ursulines ORGANE des Réfugiés Belges en France L'Union fait la Force ORGANE des Œuvres Sociales Chrétiennes de Belgique Vingt siècles d'ignorance cléricale Dans uu de ses * articles, mon ami Cyrano glisse cette phrase : « Je défends la religion, la famille, le Pape : je retarde, je ne suis pas de mon époque, j'ai le cerveau obscurci par vingt siècles d'ignorance cléricale ! » J'ai appris que cette opinion avait été formulée par un auteur assez "connu, alors que mon vieux "Cyrano lui faisait lecture d'une de ses plus belles pages.Ceux, qui connaissent l'esprit batailleur du journaliste qui emprunte lé nom du héros de Rostand, se sont bien doutés que l'affaire n'en est pas restée là, et que son interlocuteur a reçu, sans aucun retard, la monnaie de sa pièce. Les murs ont des oreilles. J'étais, comme par hasard, dans une pièce voisine de celle où la conversation avait lieu. Si les gens du 'Midi de la France ont le verbe fort, le débit rapide et la voix claironnante, ceux du Midi de la Belgique n'ont rien à leur envier. Ah ! mes enfants, quel déluge ! —i Vingt siècles d'ignorance cléricale ? Ecoute, mon pauvre ami, tu me fais pitié. ! ! ! —i Mais oui. Depuis que Michelet a eu l'outrecuidance d'écrire que le Moyen-Age était une nuit de mille ans, il s'est trouvé un tas de Tartufes qui ont renchéri et qui servent, à tout propos, ce cliché que tu viens d'appeler à la rescousse de ton imagination en faillite ! —• Permets... »—■ Je ne permets rien du tout. Tu peux ne pas aimer ce que j'écris, tu peux ne pas être de mon avis, tout cela m'est fort indifférent. Ici, tu viens d'attaquer mes convictions religieuses, il m'appartient de les défendre. Le Christ s'est servi de pêcheurs du Lac de Génézareth pour répandre sa doctrine sur la terre. Il est fort probable que saint Pierre et les autres apôtres n'avaient pas leur certificat •d'études primaires, mais ce qui est sûr, c'est que ces braves gens ont fait leur petit bonhomme de chemin, et je me contenterais fort de leur célébrité. En passant, un conseil : tâche que tes vaudevilles soient aussi simplement et aussi magistralement écrits que leurs évangiles ! Voilà pour le tout premier siècle. Dès lors nous allons ouvrir « Les origines de la Civilisation Moderne » de Godefroid Kurth. Kurth est un affreux clérical, mais tu me feras bien la grâce de te taire devant ses jugement définitifs.Les monastères sont les berceaux de nos villes, c'est là qu'on a appris pour la première fois à cultiver la terre. ; c'est là que naissent les légendes ; c'est là qu'on apprend à lire aux enfants. Si tu ne me crois pas, lis la vie d'Al-cuin et d'Eginhard, ces deux cuistres ensoutanés qui furent les seules lumières de Charlemagne. L'art, qu'il s'adresse à la musique, à la peinture, à la littérature, a l'archi tecture, l'art quel que -soit la manière " d'exprimer le Beau, est redevable de t, tout à la religion et à ses cloîtres. Que penses-tu du plein chant ? Sais- l> tu que cç sont les maîtres de chapelle t du Nord, qui ont substitué à la poly- û phonie, l'harmonie dont no;* oreilles c sont si friandes aujourd'hui ? 0 Ne dis pas que cela t'es bien égal, l tu serais heUreUx comme tout, si le c jour de tes funérailles, je te garantissais un prêtre, assez oublieux de tes c sarcasmes, pour 'chanter sur tes cendres à le sublime Dies irae de la messe des Morts ! 1 Et la peinture ? Les enluminures des i vieux Missels, ce n'est tout de même i pas toi qui les a faites ! s Les vitraux du Xe siècle, tu ignores c tout ce qui a été fait pour les obtenir, i La chapelle Sixtine, la Descente de ( Croix, et cent mille autres chefs- ■s d'œuvre, tu entends, cent mille, tout i cela c'est l'ignorance cléricale qui les a produits. ' La littérature ? Tiens, je vais t'hu- 1 milier. Ton théâtre, sais-tu seulement où il a pris naissance ? ' >— Oui, la représentation des mys- ' tères. ' — C'est heureux que tu lé saches. 1 Après, cela tu me donneras bien la permission de te reprocher ton ingratitude. Tu vis de ton théâtre, et tu fais des charges à fond contre ceux qui t'ont donné l'occasior de gagner ta croûtc. Tu n'as même pas la reconnaissance du ventre ! L'architecture ? C'est surtout ici que la nuit de mille ans devient pleine de lueurs fulgurantes et sublimes. Chartres, Amiens, Paris, Reims, Ma-lines, Bruxelles, Louvain, Gand, montrent avec un légitime orgueil, des cathédrales que nos siècles de progrès n'ont pas pu égaler, ni même achever ! Je pourrais continuel" sur ce ton, mais vraiment j'ai la partie trop belle. Laisse-moi, en finissant, t'affirmer que je continuerai de m'inspirer aux mêmes sources philosiphiques que Dante, Bossuet, Corneille, Racine, Molière, Fénelon, Milton, Vondel, Chateaubriand, De Maistre, Montalembert, Lacordaire, Lamenais, Ozanam, Ber-ryer, Veuillot, Ravignan, et en veux-tu, en voilà !... Mais tu éternues !... Si tu souffres jamais de la grippe espagnole, suis les prescriptions de l'Institut Pasteur. A moins que tes convictions s'opposent à ta volonté de suivre le traitement prescrit par les élèves du très savant et très chrétien bactériologiste qui vit le jour à Dôle !... Et là-dessus Cyrano se coiffa de son grand chapeau de feutre, ajusta sa large lavallière, puis, bon prince, il invita son interlocuteur à vider un demi à la santé de cette belle chose de laquelle Van Humbeke disait : « La religion est un cadavre qui a un pied dans la tombe ! » Charles Leroy. TRIBUNE LIBRE Il est de notoriété publique que le rédacteur eu chef du XX0 Siècle et de la Nation Belge, avait depuis la guerre, une presse plutôt douteuse au point de vue religieux et détestable au point de vue flamand. D'auçuns y trouvent l'explication du favoritisme injustifié, qui activait et active encore, à l'heure présente, le transport et la diffusion de ces feuilles. Qu'on se donne la peine de lire l'articu-let de Ons Vaderland, intitulé : La Neu-tioii Belge au Front, n° 1230, du mercredi 23 octobre 1918, et qu'on explique d'après cela l'article de la Constitution qu'on nous enseignait en primaire : Tous les Belges sont égaux devant la loi.. Depuis quelque temps toutefois, un revirement semblait s'opérer dans la mentalité de ces journaux, au point que bien d'amis de M. F. N., toujours en éveil de nouvelles incartades de l'enfant terrible, ne se sentaient plus d'aise et que d'anciens adversaires, depuis qu'ils le savaient ei^ rupture avec certaines influences néfastes, se réjouissaient de le voir s'acheminer vers de plus justes idées. Hélas ! (( Chassez le naturel, il revient au galop », écrivait un sage de la grande époque et il avait bien raison ; 011 ne change pas ainsi d'idéeô et de tempérament comme de paletot. Les derniers numéros de la N< B. prouvent à l'évidence que !M. F. N., est encore M. F. N. habile sans doute, audacieux surtout, toujours soutenu par des « compétences » financières et pour le reste gros Jean comme devant. LE BILLET DE CYRANO Depuis plusieurs jours, M. Clément l'autel, dans son film journalier, mène une Campagne que je qualifierai volontiers d'inconsciente. Ses arguments en faveur dé l'union libre., outre qu'ils son't parfois injurieux pour les femmes qui ont gneore la, pudeur de passif devemi M. le Maire et devant le Prêtre, constituent ipi 'plaidoyer qui mérite l'attentioii des sociologues et de ceux qui ont la charge de Conduire la France vers l'avenir. De toutes parts, des ifbix s'élèvent contre la dépopulation que l'on peint, à juste titre, comme un véritable fléau. La plupart des concubines (je demande pardon à iM. Vautel de les appeler par leur vrai nôm) n'ignorent pas que l'homme n'est constant que par son inçons-tance,. et* au seuil de leurs collages, au lieu de la confiance réciproque, il naît un sentiment de crainte. Crainte de se voir abandonnées, crainte surtout de se trouver un jour sur le pavé, avec un enfant sur les bras. Je Comprends, du reste, ce sentiment bien humain. La pauvre créature qui a abdiqué toute dignité personnelle 'pour se donner un maître plutôt qu'un ■époux, malgré toutes ses. espérances, sait tout l'intertaiii de. sa vie. Le joili où elle aura cessé de plaire, elle sait qu'elle n'aura rien, à invoquer auprès de cekii à 4a merci auquel elle se trouve. Elle sait que Vh'owme ,est méchant, qu'il çst dur, et que trop souvent, hélas ! il n'a même pas là fibre paternelle.Il y a bien l'Assistance Publique, ' mais le cœur d'une mère, tombée si bas ( soit-elle, se serre à cette pensée., 1 Mieux vaut donc ne pas avoir de^-pro- ' gêniture. M: Vautel trouvera, sans aucun ! doûte, que je retarde et que le progrès a marché sans moi. Il me sera trop fa- ' cile 'de lui répondre en lui montrant les champs de bataille où les fils généreux 1 de la plus belle race du monde, ont dû, parfois lutter un contre cinq. ' Et, si ces • y eux sont mal faits pour ' soutenir les horreurs de la guerre, je■ lui inqntrerai alors tout ce que l'ennemi ' aue^it pu faire au point de vue écono-miqii'cparce' que, précisément, il était le nombre. Ùelui' qui écrit des choses de n'qture 'à mctonnaîire la volonté de ceux qui sont morts pour qUe tout cela soit changé, me 'semble pousser l'inconscience jusqu'à insulter Tes' plus glorieux tom-, beaux. Cyrano. Réglementation du Travail des Femmes \ •>. v Ce chapitre pourrait s'intituler « la morale à l'usine ». Trop souvent l'usine est un lieu de débauche ou de perdition pour l'ouvrière ; elle s'y trouve en contact avec des ouvriers sans dignité, sans respect d'eux-mêmes, raillant toute morale et tous sentiments religieux. Les propos qu'ils tiennent parfois, sont des semences de démoralisation qui germent rapidement chez les travailleuses, particulièrement chez les jeunes, chez les ouvrières débutantes. Aussi, il importe de réduire au strict minimum les rapports entre travailleurs des deux sexes : des salles et ateliers spéciaux devront être réservés uniquement à l'élément féminin. Les entrées et les sorties du personnel devront s'effectuer par des portes différentes ; les ouvrières disposeront de vestiaires et réfectoires complètement séparés de ceux des ouvriers. Les patrons devront s'assurer de la bonne tenue du personnel et, à cette fin, être obligés d'exercer une surveillance sévère. Dans cet esprit, ils pourraient placer, par exemple, des ouvrières âgées et reconnues de haute moralité, au milieu des groupes de jeunes ouvrières, elles arrêteraient les propos inconvenants ou déplacés, et même sauraient donner de sages conseils. Une telle surveillance devrait également s'exercer dans certains ateliers de couture ou de mode, où l'on tient des propos osés, où ,1'on raconte des histoires risquées, parce que des « jeunes » filles travaillent et s'effarouchent, provoquant ainsi les rires de l'auditoire. L'absence de cette surveillance «,morale » transforme ces ateliers en écoles dû vice ; c'est un danger social qui doit être enrayé, ou tout au moins largement atténué par une {réglementation bien comprise. IV Le point de vue moral est voisin du point de vue hygiène. Certaines questions relèvent des deux : telle la question du logement des employés et ouvriers si ils habitent chez le patron. Le logement doit alors être sain, bien y • f — ■ m éclairé, chauffé l'hiver, et le'fc chambres ' séparées les unes des autres. Ps.ur cey J travailleuses, nous demandons des'^jl- r missions de sorties régulières, cle pré$- x reiice le dimanche ; toutefois l'heure de 1 rentrée devra être fixé suivant l'âge des c intéressées, soit, par exemple, 7, 8 ou c 9>-heures en hiver, 8, 9 ou 10 heures en ' été. 1 VII c Toutes les idées émises jusqu'ici vi- | sent plus -particulièrement le travail accompli au dehors ; cependant beau- 1 coup peuvent être appliquées suivant ^ certaines modalités au « travail effectué c à domicile », qu'il s'agisse de la loi sur ' les accidents de travail ou sur les ma-ladfcs professionnelles, ou bien du sa- laire, enfin des conditions d'hygiène c dans lesquelles s'exécute le travail et J la durée de celui-ci. VIII 11 11e suffit pas de voter des lois et des règlements, il faut eu assurer la c stricte application et arrêter les sanc- ^ lions ; sinon toutes les mesures seront ( sans résultat. C'est pourquoi s'impose 1 une « Inspection du travail » organisée sur des bases sérieuses et surtout 5 pratiques. Ce service comprendrait 11011 seule- 1 ment des inspecteurs, mais encore des ( inspectrices. Chacun aurait sa spécia- ' lité : surveillance des usines, des ate- 1 liers, des magasins, des hôtels, des mai- ! ■ sons particulières où les ouvriers ou j employés ont leur domicile, des établis- 1 sements professionnels. Ces inspecteurs s auraient droit d'investigation absolu, t pénétrant eu tout temps et à toutes i heures du jour et de nuit dans les éta- « blissements pour s'assurer de l'obser- c vance absolue des règlements, au point t de vue de l'hygiène, ainsi qu'au point 1 de vue moral, et pour observer si des mesures ont été prises pour éviter les accidents. Ils interrogeront les travailleuses en particulier, afin qu'elles puissent exposer librement leurs griefs, et n'être pas intimidées par la présence du patron. Périodiquement les inspecteurs et inspectrices de la région se réuniraient en J conférence pour examiner les critiques l Il est grippé incûrablement d'hyperpa-triotisme, épidémie aussi maligne que le militarisme prussien. Il a le crâne bourré d'annexions et d'exécutions, d'états de siège et de coups d'état. Il prodigue à ses adversaires, un peu au hasard, ses conseils « de décamper, de ne plus poser un pied sur le sol de la patrie. » Sage conseil peut-être, qui d'autres lui retournent. Bref, M. F. N. a la haine farouchi du Boche, il n'est pas le seul. Nous nous haïssons plutôt le bochisme, par tout où il se trouve. Ulysse. Nouvelles du Pays Nouvelles Générales / ». 1 (4UA lllWUVVilXu? I VlUgIVJ Les médecins belges qui habitaient ivant la guerre les localités belges ré-:upéiées par l'avance des armées seront autorisés à retourner immédiate-nent avec leurs familles dans la loca-Lité où ils exerçaient leur profession ivant les hostilités. A cet effet ils devront adresser leur demande au Ministre de l'Intérieur qui leur procurera les documents nécessaires pour effectuer leur retour. Cetj:e demande devra être accompagnée des noms, prénoms, âge, -domicile en Belgique ainsi que la résidence en France de toutes les personnes pour lesquelles le retour est sollicité. ★ * ★ Le Havre, 19 octobre. Les nouvelles reçues de la Belgique "occupée montrent que malgré sa propre indigence, de ressources alimentaires, la population belge fait tout ce, qu'elle'peut j'uour adoucir le sort lamentable des réfugiés français chassés de. leurs villes et villages- vers le nord par l'armée allemande en "retraite. Ces renseignements sont confirmés-par ceux que donneût à leur arrivée en Suisse les" réfugiés français qui ont eu le bonheur d'être évacués. On mande d'Evian qu'à la récep" tion des évacués de Cambrai au Casino, le chanoine Pionicr, supérieur des Missionnaires de 'Sdilît-Charles à Cambrai, a tenu à exprimer publiquement la reconnaissance de ses compatriotes envers la Belgique. Il a raconté à un correspondant ce fait touchant : les évacués, parmi lesquels se trouvait une congrégation de Sœurs de,Sainte-Claire, ont été, à leur passage à Soraing, la grande cité industrielle belge, l'objet d'ovations sans fin de la part de la population ouvrière qui leur distribua du bouillon et d'autres boissons chaudes et des œufs que les bourgeois riches des villes voisines peuvent à peine se procurer à des prix exorbitants. Les mêmes réfugiés, avant d'être évacués vers la France, ont fait près de Verviers, à Clermont où ils sont arrivés par la gare de Thimister, un séjour dont ils se disent enchantés et pendant lequel ils furent l'objet des plus grandes attentions de la part de la population. * Voici quelques chiffres du dernier état de situation de l'Office Central des Prisonniers de guerre qui témoigneront de l'importance des services auxquels il pourvoit. Du ior avril au 30 juin 1918, les subsides du Gouvernement se sont élevés à 2.307.945 fr. 56. Ajoutant à ces subventions ses fonds propres, l'Office a, pendant le trimestre, consacré an ravitaillement des prisonniers nécessiteux, militaires, civils et politiques et à l'entre- LlUli lJ-lLti ÎAVD Cil vJUlOSt, LUI lUlcXl Vit 2.510,195 fr. 97. v ' Pendant la même, période il a été envoyé aux officiers, sous-officiers et agents dps divers déparfements ministériels, au moyen des procurations remises par eux, des vivres, des objets d'habillements, etc., pour une somme de 63.991 fr. 09. Les envois pour -compte de particuliers, notamment par abonnements, ont * absorbé 72.116-fr. 47. En outre, il a été pendant ces trois mois, adressé aux Belges prisonniers 1.344.946 kilos de pain, représentant approximativement une dépense de 1.800.000 francs. Il est à remarquer que, dans les chiffres reproduits ci-dessus; n'entrent aucunement en ligne xle compte les nombreuses expéditions effectuées directement par les sous-Comités, tant sur leurs ressources1 propres que pcîur cqmpte de particuliers et d'organismes fonctionnant en Belgique occupée. — Au cours de la réception des évacués forcés de Cambrai, » arrivés au Casino d'Evian, le n octobre ^9J§, un prêtre, après le discours fait par M. le sous-préfet de Thonou, a remercié les autorités^ françaises de l'accueil chaleureux qui leur était réservé. Au cours de son allocution, il a fait l'éloge de la Belgique et de la Suisse dont il avait été l'hôte. L'orateur, M. le chanoine Pionier, supérieur des Missionnaires de Saint-Charles à Cambrai, a donné des détails sur la réception qui fut réservée à ses compatriotes en Belgique. Les évacués, parmi lesquels se trouvait une congrégation de sœurs de Sainte-Claire, ont été, à leur passage à Seiaing, l'objet d'ovations sans fin de la part de la population ouvrière qui leur distribua des œufs, du bouillon et d'autres boissons chaudes. Avant d'être dirigés sur la France, les évacués ont fait près de Verviers, à Clermont, où ils sont arrivés par la gare de Thimister, un séjour dont ils ont été enchantés et pendant lequel ils furent l'objet des plus grandes attentions de la part de la population. — Un arrêté du gouverneur général du territoire occupé de la Belgique, en date du 7 septembre 1918, interdit la circulation dans les parties non agglo- ■ mérées du gouvernement général, entre 11 heures du soir et 5 heures du matin. Toute personne circulant sans une autorisation officielle en due forme, est passible d'une peine de 3.000 M. d'amende ou de 6 mois de prison, ou des deux peines cumulées. Un bon conseil : que Messieurs les Boches se hâtent de toucher les dernières amendes. présentées par le patron et par les salariés, en vue d'améliorer la législation, en tenant compte des constatations faites au cours de leurs visites. Ces conférences leur permettraient de travailler suivant un même but. On pourrait préconiser la présence, à certaines conférences, de délégués des syndicats patronaux et ouvriers. IX Nous voici amenés à parler des « Syndicats des femmes ». La femme, à notre époque, travaille 0111111e l'homme, il est juste qu'elle se syndique comme lui, pour la défense de ses intérêts. Elle 11'est-pas encore prête à discuter avec le patron,, aussi peut-elle être lésée à son insu. En attendant que, par son éducation sociale et professionnelle, elle puisse se défendre, elle doit confier ce soin à des compagnes de travail qui ont les capacités voulues, c'est-à-dire au Comité d'un syndicat. Celui-ci est tout indiqué pour résoudre les difficultés qui peuvent surgir pour l'organisation et la durée du travail, pour la question du salaire et examiner les prin cipes d'hygiène, etc... Il doit, en outre, établir un modèle du contrat de travail. La valeur de ces comités augmentera au fur et à mesure que se formera et se complétera l'éducation professionnelle des « ouvrières ». Ces syndicats devraient se créer dès à présent, en vue de préparer toute la réglementation du travail des femmes. Nous faisons ici un vibrant appel au Comité de la « Confédération des Syndicats chrétiens et libres de Belgique » pour préparer ce grand travail. Elle est toute indiquée pour en prendre l'initiative. Elle a la compétence voulue et compte des spécialistes en la matière. Malgré la guerre, elle reste vivante et très active. Les « journées sociales » qu'elle a organisées en juillet dernier le prouvent. Elle peut donc, sans retard, se mettre à la besogne, et c'est ce qui importe. Il y a urgence à préparer-cette réglementation, et ainsi la C. U. P. aura mérité une fois de plus la reconnaissance de la démocratie chrétienne, et nous ajoutons même, de la démocratie toute entière. Aymé de Fety.

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Dit item is een uitgave in de reeks Notre avenir: hebdomadaire social, chrétien belge behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Le Havre .

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