Le courrier de l'armée

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16 december 1916
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s.n. 1916, 16 December. Le courrier de l'armée. Geraadpleegd op 22 maart 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/ff3kw58514/
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LE COURRIER DE L'ARMÉE paraissant les Mardi, Jeudi' et Samedi Ce journal est destiné AUX SOLDATS BELGES ; chaque compagnie, escadron ou batterie reçoit dix ou quinze exemplaires français et flamands. Les Centres d'Instruction de l'Armée Belge (Fin) Mil LE CEHTRE D'IHSÏBUCTIÏW DES ANCIENS ; MILITAIRES D'INFANTERIE %; Au printemps de 1915, le nombre des militaires évacués des hôpitaux établis en France et en Angleterre fut considérable et les dépôts se trouvèrent engorgés. Parmi ces soldats, les uns étaient inaptes au service de campagne et les autres devaient être remis en condition avant de retourner au front. Un grand nombre d'inaptes furent d'abord employés dans les différents organismes de la base de Calais, mais comme les dépôts étaient encore encombrés, on décida de répartir les hommes dans les centres d'instruction pour y çtre employés aux services permanents. C'est nnï;i qu'en mai 1913, un détachement de 500 hommes fut envoyé au camp d'Auvours. où ils furent soumis, selon leur état de santé, à des exercices de gymnastique suédoise, des massages, des marcihes, etc. Après un séjour relativement court dans ce camp, ils furent ■versés dans les établissements militaires de l'arrière, où ils rendent de très grands services. Le retour au front des hommes évacués des hôpitaux se fait actuellement de la façon suivante : En sortant des hôpitaux, ces hommes sont d'abord envoyés au camp d'Auvours, où ils sont examinés et triés au point de vcie de leurs aptitudes physiques. Une fois par semaine, les hommes reconnus aptes au service de cs.mpagne sont dirigés sur un camp d'instruction spécial, le Centre d'instruction des anciens militaires (G. I.A. M.), qui a été constitué à Dieppe et à Fécamp ; les autres sont maintenus en convalescence dans un dépôt ou mis en observation, ou dirigés sur un établissement de rééducation convenant à leur-état de santé. La mission du C. I. A. M. est de reprendre en main les militaires aptes, de compléter leur instruction, tant théorique que pratique, de façon à renforcer l'armée de campagne d'éléments bien entraînés, tant au physique qu'an moral. Des officiers de l'armée de campagne y viennent enseigner aux troupes les particularités et les per-fectionnnements de l'instruction militaire provoqués par les circonstances ou l'évolution de la guerre. Les gradés destinés à devenir instructeurs dans les centres d'instruction font également à Dieppe et à Fécamp un séjour au cours duquel ils ont l'occasion de commander des hommes ayant fait partie de l'armée de campagne. A la date du 1er octobre 191G, 17,009 militaires de tous grades avaient passé par le C. I. A. M. et rejoint le front. LE COURS COLONIAL An début de 1910, les opérations dans l'Est africain allemand prirent un développement considérable et il fut nécessaire de fournir aux troupes coloniales un appoint de personnel blanc. Dans ce but, l'on constitua dans un centre d'instruction, une unité spéciale où les militaires se destinant à l'armée coloniale reçoivent une initiation sommaire à la vie et au service eu Afrique. Au 1er octobre 191G, 617 militaires, dont 110 officiers, avaient passé par le cours colonial. Mort de la " Réfugiée belge " Les Américains avaient fait don à Anvers, en avril dernier, d'une superbe lionne adulte qu'ils avaient, en attendant le retour en Belgique, confiée au Jardin zooiogique de Londres. Des nouvelles de la métropole britannique nous apprennent que ia «Réfugiéebeige», suivaiitle rinm donnée à la bèie, vient de mourir de tuberculose provoquée par le climat trop humide de l'Angleterre.Pauvre lionne, elle n'aura pas vu son pays d'adoption et l'on peut dire qu'elle est, elle aussi, «ne victime de l'affreuse guerre I L'ÉCOLE DES TIREURS D'ÉLITE Notre armée comptait un bon nombre d'excellents tireurs et les Allemands ont plus d'une fois rendu hommage à la précision du tir de nos soldats. La stabilisation des fronts donna bientôt une plus-value considérable au tir spécialisé que les Anglais ont dénommé miping, qui exige non seulement une grande précision, mais aussi l'art de trouver le but et de le définir. C'est pourquoi, en juillet 191G, le ministre de la guerre décida la création d'une école de tireurs d'élite, où l'on enseignerait le tir de précision sur objectifs fixes et sur objectifs mobiles, ainsi que l'habitude du guet et de l'affût. Dans ce but, on détacha des instructeurs aux écoles de ce genre établies dans l'armée anglaise, afin de profiter de l'expérience acquise dans cette armée. L'école s'ouvrit le 16 octobre 1916. Les élèves, recrutés dans l'armés de campagne, suivent un cours de quatre semaines. Des officiers bons tireurs viennent du front à la fin de chaque période afin de mettre au point les tireurs et leur faire part de leurs remarques pratiques et de leurs observations nouvelles. LE CENTRE D'INSTRUCTION D'ARTILLERIE 0E TRANCHEE Quand l'artillerie de tranchée fit son apparition au Iront en mars 1913, les premiers engins du type « crapouillot » nous furent cédés par la France. Au lance-grenades D. et au lance-bombes V. D., inventés par des ingénieurs belges, s'ajouta plus tard un mortier léger français. Les batteries de lance-grenades furent créées fin mars 1915 ; celles de lance-bombes à la fin de 1915 et celles de mortiers légers un peu plus tard. En août 1916, l'armement de ©l'artillerie de tranchée pouvait être considéré comme complet. Les unités d'instruction des différents types d'engins furent alors réunies en un centre unique qui, outre l'instruction du personnel de réserve, eut pour mission d'étudier les perfectionnements du matériel existant ainsi que l'examen des matériels nouveaux. CONCLUSION Lorsque la position fortifiée d'Anvers fut évacuée, la presse allemande, sinon l'Etat-Major, proclamèrent que les jours de l'armée belge étaient comptés. Les masses ennemies s'acharnèrent sur cette armée en octobre 1914, et elle survécut. Après la bataille de l'Yser, au cours de l'hiver 19141915, la même presse affirmait que cette même urmée était réduite à 10,000 hommes, sans existence nationale, fondus en quelque sorte dans les armées alliées ! Cet effectif de 10,000 hommes était encore en apparence excessif ! En mars 1915, les troupes allemandes qui traversaient les gares de Liège et de Louvain, pouvaient y lire sur d'énormes placards que le Roi Albert et 4,000 hommes étaient faits prisonniers. C'était à la veille de la première attaque par les gaz asphyxiants. On sait ce qu'il en fut. L'aile droite de l'armée belge, accrochée autour de Steenstraete, arrêta l'attaque allemande et l'empêcha de profiter de la surprise; puis.de concert avec les troupes françaises, elle reprit Lizerne à la baïonnette et refoula l'ennemi au delà de l'Yperlée. L'armée belge était donc loin d'être détruite. Elle était moins encore vouée à l'anémie. Au printemps de 1915, l'activité des centres d'instruction, que ce travail a esquissée, étendait sans cesse son aire ; les programmes, ies méthodes, les spécialités, les nouveautés de l'instruction étaient l'objet de perfectionnements continus et ce ne fut pas un des moindres sujets d'étonnement pour l'étranger que de trouver une telle intensité de vie chez ceux que l'épreuve semblait devoir inexorablement terrasser. Mais l'épreuve est le lot de la Nation belge et sa lutte actuelle contre l'adversité n'est qu'un épisode de son histoire. Elle a vécu maintes fois les heures critiques d'aujourd'hui et, sans s'attarder à déplorer l'irréparable, elle s'est attachée à reconstruire, avec sa persévérance traditionnelle, avec sa confiance imperturbable en l'avenir. L'œuvre des centres d'instruction n'est qu'une expression de cette énergie nationale. Fêtes et Sport Le B. 76 M.M. a organisé, à l'occasion de la Saint-Nicolas, une fête intime dont le succès fut complet. De nombreuses personnalités y furent présentes. La section dramatique donna la première de : Ah t ces mitrailleurs I revue en un prologue et deux actes, dont la musique originale est due au camarade Dailly. Sous l'habile direction de l'infatigable Heylen, les acteurs firent des prodiges de valeur, surtout l'incomparable Yao Raemdonck et le fougueux Maes dans un désopi* lant monologue : Je m'enf / Félicitations à la « dramatique » duB. 76 I\I. ! *** ! ! La 2/1 de B. 205, qui a le rare privilège de pos-1 séder depuis l'entrée en campagne le même commandant, a donné dernièrement au cantonement de repos de R. une revuette qui a obtenu un franc succès. Les acteurs ont joué avec un naturel d'autant plus parfait qu'ils étaient eux-mêmes les titulaires des fonctions ou emplois : sergent-major, fourrier, caporal de cuisine, ordonnance, délégué, brancardier, etc... ' Une adaptation musicale des plus heureuses duc au musicien Moreau a contribué au succès des spirituelles chansons interprétées par leurs auteurs Gill Blass et André. Dans une partie de con« cert le réputé comique Gorissen a recueilli les bravos unanimes, qui se sont répétés quand Vanj Goitsenhoven chanta avec émotion les belles Stro»' pbes de la chanson De Schelde. Toutes nos félicitations aux braves de la 2/I« A l'occasion de la Saint-Nicolas, nn concert a êti organisé à l'ambulance belge de Montpellier, avec le concours de Mme Dupouy-Delestre, qui récita des vers de Zamacoïs et chanta le duo de Saint• Nicolas avec Mme Tilly. : MM. Fraikin et Tilly se firent apprécier, le premier dans le graBd air de Sigurd et le Rêve de Manon; le second, dans une vibrante Brabançonne, qui électrisa l'auditoire. Une mention toute particulière est due à M. Dupouy, dont l'étourdissante verve communiqua '& l'assistance tout entière une véritable crise d'hilar-rité.Football Le mercredi 29 novembre, les rouges et blanc» du B. 423 ont rencontré, devant un public nombreux et choisi, l'excellente équipe du B. 115. Quoique les rouges et blancs avaient dû rempla-; cer 3 joueurs, elle remporta aisément le match par 2 goals ù 0. Se sont distingués : Kaerraans, Colenbie, D« Cloedt et Geers. A ce jour, le B. 123 compte à son actif 97 goalt et 9 contre. *** Le 3 décembre, un match mettait aux prise* l'équipe du 1er bataillon du .de ligne et celle d« la ;9* batterie. Cette dernière jouait avec plusieurs rempla» çants ; néanmoins elle se défendit bien et ne fut battue que d'un à zéro. Chez ies rouge-et-vert, toute l'équipe est à féliciter pour son beau jeu. A la 79", les meilleurs furent la défense, Van den Kelen et De Preter. Pour la Croix-Rouge — Reçu 100 fr. du sous-lieutenant W. Heyiians s Collecte "laite par Mlles Jeanne Blomme et Yvouna Hooghe, à l'occasion de l'anniversaire de la décoration du drapeau du B. 229. — Reçu 25 fr de M. le m. d. 1. chef Hhbberecht : Somme réunie parmi les sous-offleiers du B. 67, 2* csc., après une fête intime le 15 novembre. — Reçu 16 fr. 50 de M. le capitaine Vanglobet : Montant"d'une collecte faite au mess des soldats da la compnagie B. 231. — Reçu 15 fr. de M, l'aumônier Ose. Ooghe, 4* bat. du B. 205 : Montant d'une cotisation recueillie par un groupe de brades et dévoués soldat® du bai tai t ion. Merci à tous ess généreux donateurs l 16 Décembre 1916 Numéro 357

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Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier de l'armée behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Anvers van 1914 tot 1940.

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