Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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04 oktober 1916
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s.n. 1916, 04 Oktober. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 23 januari 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/cr5n87402f/
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23e ANNEE - Sér?e Nouvelle.- N° 696 Mercredi 4 Octobre 1916V": VV: ' -A RÉDACTION & ADMINISTRATION 23ter. roe ie la Bourse — LE HAVRfc TÉLÉPHONE :n»64 BELGE BUREAUX A PARIS : 33, rue Jean-Jacques-Rousseau, 33 LONDON OFFICES 21. PANTON STKEET Le/casier Square, S. W. Sirscteur ' FHUMD I'lDEAT rvwwwwwi HO cent, fe 1^J° LE XXE SIÉCLE msssm mmm&Sb xœmm«a®* tsmsses^&Ë Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris —. ^ • . -v { ABONNEMENTS " France S fr. 50 par mois » 7 fr. 50 par trimestre Angleterre.. 2 sh. 6 d. par mois » .. 7 sh. 6 d. par trimestra Autres pays, 3 fr. — par mois » . S fr. — par trimestre PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration dn Journal Les petites annonces sont également reçues a la Société Buropeenne de Publicité. 10, rue de la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. ■■ »0 ■ ■ S cent, au îront LA PRUSSE [MwlfenFip La « Revue hîbdoniadaire » résumait il y a quelques jours (n3 du 11 a oui) un volume eu ooui's de publication, intitulé « Les auteurs cachés de la Révolution française », par M. Pouget de Saint-André- A s'en rap porter à l'article de la i< Revue », le volume ne passera pas inaperçu. Le rôle joué par la Prusse dans la Révolution française de 1789 y est mis dans le plein jour. Plus d'un, qui crut alors travailler à l'affranchissement des Français et au bonheur du genre humain travailla sains le savoir à agrandir et à. fortifier la Prusse. Les Prussiens d'aujourd'hui et. d'hier, qu'ils s'appellent Bethniann-Holhveg, Guillaume II," Bulcnv, Jagow, Dernburg ou Bismarck n'ont rien inventé, Frédéric 11 avait trouvé avant eux la manière d'affaiblir les nations voisines avant de leur faire la guerre. Certes, rien n'es! nouveau sous le soleil et le grand Frédéric lui-même avait eu des prédécesseurs. 11 suffit de relire dans Montesquieu le chapitre : « De la conduite que les Romains tinrent pour soumettre les peuples ». On y trouve en effet cette régie : « Quand quelque prince ou quelque peuple s'était soustrait de l'obéissance de son souverain, ils lui accordaient d'abord 3-e titre d'allié du peuple romain et par la ils le rendaient sacré et inviolable ; de manière qu'il n'v avait point de roi, quelque grand qu'il fût, qui pilt un moment être sûr de ses sujets, ni même de sa famille »••• On a vu la moin des Allemands dans les soulèvements qui ont eu lieu chez les nations européennes ; il n'est pas jusqu à des grèves dont on n'apprenne maintenant, qu'elles ont été suscitées et entretenues par les Boches. Fnôdéric II trouva l'application du principe à son temps. La France était un obstacle aux projets de presque toutes les puissances. Elle était a liée à i Autriche, mais Kaunitz espérait tirer parti de 1 alliance au ecul profit de l'empereur. Cetie entente des deux grandes nations catholiques mécontentait les souverains protestants : la Prusse voulait s'agrandir en Allemagne, et elle compilait avec la Russie le partage de la Pologne protégée par la France, Sa rivalité séculaire avec 1 Angleterre venait d'être exaspérée par la guerre d Amenque. renversement de la monarchie française glait ?î< îc n îlmi'é par l'Europe. Un vent d'indépendance et de révolte soufflait sur le puys gouverné par un souverain faible et indécis, le moment paraissait favorable. Frédéric II s'était abouche avec les encyclopédistes. On eût dit qu'il connaissait la vanité des hommes de lettres ; il les flatta, ils se crurent ses amis. Profondément satisfaits de cette amitié royale, ils travaillèrent pour le roi de Prusse. Le roi de Prusse, lui, n'avait garde de travailler pour eux , il travaillait ^p^ur lui-même, il s'efforçait d acquérir de l'influence sur les sociétés secrètes, la presse et les clubs. L'Allêmagnte contemporaine s est servie contre la France, en vue de la guerre actuelle, de la ,4pcialdémocratie et du mécontentement des catholiques à cause de la loi sur la séparation ; au xvnie siecle c est la franc-maçonnerie qui lui a servi d instrument. . , , . L'affaire du collier se prépara à la loge des « Amis réunis ». Le cabinet de Berlin avait jugé que le meilleur moyen de brouiller la France avec l'Autriche serait de soulever l'opinion fr Paris contre Marie-Anto-.-nette.Ce rôle fut confié à l'israélitç Ephraïm, nui servit d'intermédiaire entre 1 ambassadeur von der Goltz et les chefs révolutionnaires salariés par la Prusse. Bientôt 1 affaire du coflier compromet la reine, jette du discrédit sur l'épiscopat et accentue le désaccord etntre la cour et le parlement. Après avoir collaboré à l'affaire du collier, Ephraim lance les premiers pamphlets contre la reine ; il se lie avec Marat, Gor-sas, Saml-Hurjige, Carra, etc. M. de Fersen signale à Gustave III qu'Ephraïm vient de toucher 600,000 livres qu'il fournit à la propagande révolutionnaire. Le gouvernement prussien est si content de ses services qu il adjoint Ephraïm à l'ambassade, avec mission apparente de s'occuper des affaires commerciales. Franc-maçon, rose-croix, il est l'instrument le plus actif de 1 alliance des Girondins .avec Bis'diofswerder, conseiller du roi de Prusse... La lettre de lui que publie dans son livre M. Pouget de Saint-André est aussi .édifiante que peremp-toire.L'histoire ne change pas. Alors comme aujourd'hui, on ne-commence à s'émouvoir que quand le mal est fait. C'est seulement au début de 1791 que le gouvernement de Louis XVI songea à prendre des mesures. Arrêté à la suite de l'émeute du Champ-de'-Mars, Ephraïm fut remis en liberté deux jours après, sur la demande de l'ambassadeur de Prusse. Avant la guerre actuelle Léon-Daudet ne cessait de jeter l'alarme en dénonçant l'envahissement des Boches partout où était intéressée la défense du pays. La France, férue d'internationalisme, de pacifisme et de nigaudisme ne l'écoutait guère : beaucoup de gens haussaient les épaules comme aux propos d'un hurluberlu. Il avait raison pourtant, dans le présent et dans le passé. Depuis un siècle la Prusse ne cessait de s'immiscer dans les affaires inférieures de la France et de semer la zizanie entre les Français. La grande leçon d'hier et d'aujourd'hui nous guérîrà-t-elle de la dangereuse sottise d'écouter l'avis des étrangers sur nos affaires intérieures? Belges ou Français, soyons avant tout nationaux. S'il y a chez chacun de "nous des suiets de mésentente, gardons-nous d'appeler l'étranger pour résoudre les conflits; c'est entre nous que la solution doit se trouver. La solution qui viendrait du dehors favoriserait d'autres intérêts que ceux de la patrie. La nation est une grande famille. S'il y s entre citovens belges des questions litigieuses, rie chargeons personne d'autre que des Belges du soin de les étudier et de les résoudre. Catholicruês, francs-maçons, socialistes, libéraux, il vaut mieux nous en. tendre entre nous que d'introduire le loup dans la bergerie. Maurice des OMBJAUX. La Blace de la Belgiane ta l'Europe île demain Un intéressant article de I' " Indépendance belge " M. Paul Du Chaîne, avocat près la Cour d'appel de Bruxelles vient de publier dans l'« indépendance belge » trois articles fort intéressants sur la carte de l'Europe de demain. Les vues qu'il y développe touchant l'avenir de la Belgique sont d'autant plus intéressantes que la personnalité de M. Paul Du Chaîne, auteur d'une étude sur les trusts justement appréciée et d'une his-voire <$es sociétés secrètes cjui n'a rien de clérical, les met à l'abri de tout soupçon de légèreté ou de parti-pris politique. Voici comment M. Du Chaîne envisage l'avenir de notre pays : « La question, est fort délicate à traiter actuellement. Des convenances de politique internationale ne permettent pas d'envisager le problème dans son entier. D'autre part, l'ignorance dans laquelle nous sommes à Londres des vues et des désirs de nos compatriotes restés en Belgique occupée, doit nous inciter à une extrême prudence. La Belgique ne fait pas une guerre de conquête. Elle défend gon sol national et. son indépendance violée. Après la guerre elle veut l'un entier, autre intacte, rien de plus, rien de moins. Mais est-ce à dire qu'elle ne sortira pas du conflit grandie matériellement comme elle l'est moralement ? En 1814, les Allemands lui enlevèrent les cantons wallons de l'Eiffel. En 1839, elle dut abandonner le Luxembourg. Ce sont là des terres essentiellement belges des rameaux détachés de notre vieille souche nationale. Les Luxembourgeois se souviennent qu'ils furent unis à nos provinces pendant de longs siècles, et le jour où la question du retour à l'ancienne mère-patrie sera posée les résultats d'un vote populaire ne sont pas douteux. D'autre part la nécessité de se nrotéger contre de nouvelles agressions de la nart de la Prusse pourrait peut-être engager la Belgique à revendiquer un accroissement vers l'est. La constitution d'un nouvel Etat rhénan, uni par un régime économique spécial a la Belgwue, solutionnerait la question sans modifier l'équilibre interne de notre patrie, tout p,n lui maintenant ce hinterland rhénan Mui lui est uicii'spênsab'ie au pohit de vue économique. Le Rhin deviendrait alors i la. grande barrière séparant à l'ouest l'Eu-I rope civilisée d© l'Aîilemagne. I » Le régime de l'Escaut, dont les événements de ces trois dernières années ont démontré l'absurdité, aoit être complètement modifié. Il faut que ce fleuve, depuis la Mer du Nord jusqu'à notre frontière devienne complètement libre, et que nos amis I aient l'accès du port d'Anvers à,notre gre et à leur gré. Nous subissons encore aujourd'hui la oeine de notre défaite de 189 Cela doit cesser : la victoire des Allies, victoire dont nous fûmes un facteur deter-minant doit en effacer jusqu aux dernières traces en ce qui concerne tout au moins la neutralité imposée par le Congres de Londres le régime hybride de 1 Escaut et, comme ie l'ai dit plus haut, en ce qui concerne la question du Luxembourg. » T1 Bst peu d'idées qui soient aussi familières aux lecteurs du « XXe Siècle » quf celles qu'ils viennent de retrouver sous la p me de M. Paul Du Chaîne. Nous nout Réjouissons tout particulièrement de les lire dans les colonnes de 1' « Indépendance belge » et nous voyons dans 1 accueal qu< leur a fait notre confrère de Londres ur nouveau gage de succès pour les idees_qu doivent assurer la grandeur et la force di notre pavs dans l'Europe de demain. £e pillage organisé Les autorités allemandes vont procède: à de nouvelles saisies. Un arrêté du gouver neur général, daté du 16 septembre,ordonm la déclaration des stocks de soufre de pro duits sulfureux bruts, d'acide .sulfunque, , d1 amiante,de produits fabriqués en aniian < et de fluosilicate de soude. ^ L'arrêté vise tous les produits sulfureu: quelconques : blendes, pyrites, masses de puration de gaz, acide sulfunque a tous de grés de concentration, etc. Tous les stocks se trouvant le .0 septem bre 1916 en Belgique occupée devront etr déclarés avant le 10 octobre 1&16 au bureai des matières premrères à Bruxelles. La de olaration est obligatoire pour tous - entre prises industrielles, privées ou de dreat pu blir sociétés, associations, ainsi que pou toutes les personnes physiques. Ceux qui négligeraient de faire les decla rations prescrites seront punis d une pein d'emprisonnement de 5 ans miplus et d un amende pouvant atteindre 20.000 mark, soi d'une de ces peines a l'exclusion de 1 autre Les conseils de guerre jugeront les contre venants. . . . . - . Tandis que l'on prépare ainsi la saisie d soufre et des produits sulfureux, 1 enlève ment du cuivre continue, en vertu dos am t.és antérieurs. Dans certaines commune de la province de Liège, notamment, les A. lemands assure-t.-on, ont enlevé.dans toute les maisons les crossettes en cuivre des poi tes et des. fenêtres, la vaisselle en métal le poids et les plateaux de balance et tout c qui tombe, par définition, dans les catégc ries de métaux ou d'alliage visés par la dé cision du gouverneur général. Un correspondant belge des « Nouvelles de Maestricht assure que les autorités ail* mandes s'emparent d'une grande partie de récoltes de pommes de terre. D'après le (( Nouvelles », les gendarmes viennent dan îles campagnes, déterrent, eux-mêmes d'irr portantes parties des champs de pommes d terre à contrôler. Les tubercules arraché et nettoyés, sont pesés sur place ; on établi alors une proportion de rendement, d'aprè laquele le produit total est déterminé. O | laisse au propriétaire 9 kilos par persWM) composant, son ménage et par mois; le rest . est expédié en Allemagne. Le correspondar assure avoir assisté à l'opération. Nos Martyrs »0« Nous avons signalé^ il y a. quelques jours, que de nouvelles exécutions de patriotes 1 belges avaient eu lieu à Ga.nd. Les journaux hollandais qui ont publié à ce propos des , détails émoiivants ont dit que parmi ces i nouvelles victimes de la cruauté allemande i se trouvait un prêtre. Notre excellent confrère parisien « Ons Vlaanderen » dit avoir des raisons de croire que ce prêtre est Mi'abbé Octave De Clercq, vicaire a Grand, et que parmi ses_ .compagnons de supplice se trouve M. l'avocat Braet, d'Audenaerde. D'autre part, la « Métropole » dit qu'à Charleroi trois habitants accusés d'avoir opéré avec un appareil de télégraphie sans fil ont été fusiïlés ; parmi eux se trouvait M. O. Lefèvre, de Charieroi-Nord. Ainsi s'allonge chaque jour la liste de nos martyrs. Vénérons leur mémoire et jurons de les venger. IjES ACCUSATEURS derFrucs-Tirears" 8<lges LOUENT !«s FrsacsTiNBrs jtogreis —»0«— Une dépêche de Rotterdam annonce que '0 journeâ socialiste hongrois « Nepzava » parte avec grand éloge des « Szeklers », paysans magyars de la Trfcnsylvanie qui ont pris les aimes comme francs-tireurs aux côtés des gendarmes, dans le but de défendre la frontière contre les Roumains. Ces hommes sont armés de faux, de piques et de fusils de chasse. Ce fait doit être rapproché des fausses accusations portées par les Allemands contre les prétendus francs-tireurs belges çn 1914. Ceux-ci étaient la honte de la civilisation ; par contre les francs-tireurs hongrois sont des héroai — Décidément, le ministre socialiste français, i M. Albert Thomas, avait raison lorsqu'il disait à un récent conseil national de son ; parti : << Avec les Allemands les mêmes mots n'ont pas le même sens. » Etonnent bizarre Il y a une quinzaine de jours, la « Stem lit Belgie » (publiait cet écho ingénu : « Les .prisonniers de guerre flamands sont > en Allemagne séparés des wallons : cela > se passe entre autres à Gottingen dans le > Hanovre. On se demande quel peut être le > but de cela. » N'est-il pa« permis de s'étonner de i'c'-on-nement de M. l'abbé Prims ot de sa «Stem»'? Bien que nous ne croyions guère à leur can-leur, essayons donc de leur faire compren di-e que le but des Allemands, dans cette affaire, comme en beaucoup d'autres, est de diviser les Belges tout simplement. Il y a longtemps que le public est édifié là-dessus par des témoignages de soldat* belges qui ont réussi a s'enfuir d'Allemagne ou qui sont maintenant internés en Suisse, Pour ne rappeler que les documents les plus récents, le « Lege'rbode » et » Ilet Vader-land » ont publie, il y a quelques jours à peine, des récits tr'ès suggestifs. Comment ces documents ont-ils pu échapper à un journal qui affiche tant de pité pour la pauvre documentation de ce qu'il appelle « la presse franco-belge » ? Comment, ce journal dont là. but princ:paJ est, la défense de la cause flamande arf-il pu être à ce point inat tentot à des faits oui jettent une lumière aussi vive sur l'intérêt qu'ont nos ennemis à exploiter, pour nous diviser, nos anciennes querelles linguistiques ? Nous ne savons. Mvstère et journalisme scientifique ! 'Pe.ut-être notre confrère de Londres qui lit avec une sympathie si particulière le « XXe Siècle » nous permettra-t-il d" lui si gnatler des lacunes oui sont évidemment involontaires. Qu'il nous permette aussi df lui dire qu'il trouvera dans les documents qui ont, échappé à son attention des renseignements intéressants sur le rôle joué ai service de l'AUemagne auprès de nos pri sonniers par le Dr Borms. Nous croyons nous ra»t>eier. eme c'est, pour avoir blasphé nié le nom de ce caudataire de von Bissinf que nous avons pour la première fois en couru les foudres "de 1a. Stem uit Belgie » Pouvons-nous espérer nue ce iournal pers pi^ace ne nous en voudra pas trop d'avoii vu clair ? ÏÉ en tm\m paie : L?s mwM de la pn Nouvelles de la Patrie Belge •WVVWVVVV V . V»VV* 1 • NOUVELLES DE PARTOUT —)tO«i— La ration de pain Une modification va être apportée à la ration de pa.n. Le Comité national a pris 1 la résolution suivante a.u cours de sa plus 1 récente séance : » Sa.ns préjuger dos décisions qui seront prises et quoique n'ayant p.u,s aucune réserve de froment indigène, nous prolongeons pendant une semaine le rationnement actuellement appliqué. Ce rationnement, i saiu| avis contraire, cessera donc le 22 septembre courant. » | I Les stocks de vivres destinés à la Bel- 1 gique et a.u nord de ta France, et qui se trouvent à Rotterdam, étaient, au 5 septembre , les suivants : Froment : 58,:i94 tonnes, dant, 40,952 pour la Belgique et 117,442 pour le nord de la France ; — Riz : 8,952 tonnes, dont 5,140 pour la Belgique et 3,212 pour le nord de la France. Le tord s'élevait respectivement à 545 et 646 tonnes, sait un total cle 1.191 tonnes et le saindoux à 660 et 436 tonnée, soit 1,096 tonnes. —»o«— A BRUXELLES Les travaux de la jonction Depuis quelques jours, les ouvriers ohar- , gjés de la constructon du pont qui ejjambe le boulevard du Midi pour raocoider la nouvelle li^qe à la gare de Bruxelles, sont occupés à construire la dernière partie du tablier cru'ilg posent au-dessus de la voie , pavée du boulevard du Midi et qui doit être raccordée à la culée surplombant 1 alignement des maisons du boulevard faisant . face à Saint-Gilles. La Ville de Bruxelles . autorisera l'entrepreneur à barrer la voie pavée à cet endroit jusqu'à l'achèvement • de la besogne. NO«w— A LOUVAIN It L'art de battre monnaie , Cinc? jeunes gens furent surpris à chatu 1 ter en rue, un dimanche soir, par des feld-' grauen; ils furent condamnés à des peines " altent, de 3 à 6 mois de prison. 1 Mais le comble de l'affaire, c'est qu», 18 r diélit ayant été commis sur 1e territoire de ' Couvain et sur celui d'Héverlé, tes admi-' nistrations communales de ces d'eux loca- * lités furent oondamnées, la première à ! huit mille, la seconde à mille mark, d'amende !.\ —»o«— : A LIÈGE î > Les décès On apprend la mort à Liège de M. l'abbé i Servais Paquav, décédé à l'âge de 73 ans s en son domicile de la rue Hors-Château, 27. t ? Bief comblé 1 d Le bief Despas, du côté de la rue Frotd-3 mont e=t comblé. On a construit un petit t chemin de fer qui part des terrains de l'exposition,passe par la rue Saint-Vincent, em prunte une partie de la rue des Vennes jusque remplacement de l'ancien moulin Despas. Ce chemin de fer transporte les terres provenant des déblais de fondation de la future école normale et va les déverser dans le lit de l'ancien bief depuis le moulin jusqu'au pont N-atalis. Le bief Despas qui cou lait entre des prairies et des jardins et qui n'était pas sans poésie, ne sera bientôt plus qu'un souvenir. Les achats en commun Au coure de la réunion des bourgmestres qui a eu lieu dernièrement i l'hôtel de vffi< de Liège, il a été décidé que les diverses ad ministrations devaient établir les besoins de leur commune en marchandises de première nécessité, telles que carbure, café, etc... et en .informer M. Kleyer, bourgmes tre de Liège. Sur 114 communes, il y er avait une centaine de représentées par leui bourgmestre à cette réunion. Les contrats entre la Société coopérât,iv< et les fermiers pour la fourniture dos pro duits de leurs fermes sont généralemen bien reçus. »0<i A NAMUR Dans Je Clergé NamurtMe M. de Doriodot, nous apprend que M. li chanoine; Famenne, vénéré curé-doyen di 'Gfjrjbloux, vient de prendre sa retraite pour raisons de sa.nté. Il est remplacé, de puis le 14 août 1916 par M. l'abbé C. So rée, curé de la paroisse Saint-Joseph è Namiur. M. l'abbé Closset, ancien vicaire d Gembloux est nommé curé de la paroiss. Saint-Joseph à Namur. Nous avons le vif regret d'apprendre 1; mort de M. l'abbé G. "Dumont, curé de Loyers décédé dans les premiers jours ri-septembre à l'âge de 40 ans. —»o«—- A CHARLERGI Petites nouvelles La « Métropole » nous dit que sous le ri gime des cartes didentiité, d'approvisior ne-mont en pain, viande, etc., les habitant , pouvaient, en août dernier, à Charleroi, s procurer certains aliments comme le beum à un prix très élevé pour le pays, mais, e somme, compréhensible vu la situation. Ps contre, le bœuf était à 4. fr. 50 la livre et J porc à 5 fr. Le veau, inconnu, l'huile d'oliv à 18 francs le litre, et le savon noir à 3 franc la livre ! L'arrogance des «vainqueurs» a beauoou diminué. Beaucoup d'Allemands déclarent haute voix «ne désirer que la paix. Les scellés ont été apposés sur les coffres forts d'es banques. —)iO«— DANS LES FLANDRES Les décès De Sweveghcm près Courtrai on annoi ce la mort de la vénérable Mme Raes, mfcr de MM. Raes et Van Levnseele les indu; triels bien connus. Mme Raes a su'ccomb le 14 août après quelques jours de maladi DE LA BELGIQUE m COMJraittV EST CHAM DË L'ÉTIM DE L'ELTOIFimiM DES CBEMIffi DE FER Le ministre des chemins de fer belge a ? présidé, mardi matin, à ltJffice belge de la r rue d'Amsterdam, la séance d'installation 1 d'une commission nouvelle dont les tra- ^ vaux promettent d'être particulièrement in- L téressanits. f M. Segej-s a obtenu le concours de spé- e cialistes anglais, français et belges pour ; a l'étude de l'important problème de l'électri- i Ç fica'tion des chemins de fer belges. Voici J la liste des membres de oette commission : M. See»ers, ministre des Chemins de fer, Marine, Postes et Télégraphes de Bel- ( gique. Le Havre • MM. baron Ancion, &e- ; nateur de Belgique, Swett Cottage Deau-ville ; Carlier, ingénieur, 54, Bouve- | rie Road West, Folkestome . Colens. in- 0 génieur en chef, chef du cabinet du Minis- 1 t.re des Chemins de fer, Marine, Postes et Télégraphes de Belgique. Le Havre ; Daw- ; son, insénieur, Saint-St-ev>hen's House, \ic- ; toria Embankmant, Westminster, Londres; • De D-i'oog, De Reus. Franckson, ingénieurs : aux services de 1 Electricité (Etat Belge), Le Havre ; Gondschmid't capitaine^ dire-c-leur du service des inventions de Tarm-ee JkefjTe, 35, quai Voltaiiié, Paris ; Baron Guillaume, ingénieur aux services de 1 électricité (Etat Belges Le Havre ; Jullian, n-génieur en chef-adjoint au service du mairie! et de la traction de la Compagnie du chemin de fer du Midi 54, boulevard Haussmiann, Paris ; La.nneau, inspecteur p-énéral à l'administration des chemins de Ter de l'Etat Belge. Le Havre ; Mazen, ingénieur. chef de service de la traction et du mntériel des chemins de fer de 1 Etat français, 44, rue de Rome, Paris ; Perres ingénieur, 75 boulevard Haussmann, Paris ; Steels ingénieur, professeur a 1 université de Gand, 135, Banbury Road, Oxford : l'rban, ingénieur, 19, rue Louis-le-GranrL Paris ; Van Bogaert, ingénieur, directeur d'administration des voies et travaux (Etat Belge) Le Havre. LE PROGRAMME DES TRAVAUX Ainsi qu'on va le voir, le programme des travaux de cette commission est des piu& intéressant. . . Voici rémunération des principales questions qui seront soumises à ses délibérations : j Y a-t-il intérêt spécialement au point de vue de l'économie a réaliser dans l'exploitation et de l'augmentation de capacité de trafic a etectriiiei certaines lignes de chemins de fer en Belgique et lesquelles î ^ Les nécessités du service, telles quelles existaient sur ces lignes avant la guerre, peraiiettent-elles de réaliser l'électrificaiion. pour toutes les catégories de trafics : 1) marchandises, 2) voya-i sjeurs : a) express, b) semi-directs, c) banlieue . De quelle manière ? III Quelle est le meilleur système delectrifïcation à adopter (courant continu, monophasé ou tn-phasé) en tenant compte de 1 étendue du reseau, de l'intensité du trafic et du prix ï Déterminer à cet égard : A) La nature du courant de traction-, B) Le système d'équipement électrique de la voie ; , . C) Le type, la puissance et le nombre de sous-stations de 'transformation pour chacune des lignes. Comment se ferait le plus utilement et le plus économiquement la fourniture de l'énergie élec- 4 Serait-il avantagsux que l'Etat établisse des centrales autonomes ou qu'il s'alimente auprès des sociétés privées existantes ? V Choix du matériel roulant. A) Composition des dilférents types de traîns qui répondraient le mieux aux exigences du trafic sur les lignes èlectrifïées : 1) Trains-bloc pour les relations interurbaines. 2) Trains légers pour le service omnibus et le trafic autour des centres. 3) Système de traction pour les trains dits , semi-directs, desservant les localités importantes sui -les grandes lignes. 4) Remorque des trains internationaux. 5) Remorque des trains de marchandises. B) Vitesses et accélérations a adopter. C) Types de locomotives convenant à ces dif-, férent-s trains avec l'objectif de réduire au minimum le nombre de types. D) Puissance et caractéristiques des moteurs. E.) Choix du mode d'attaque. F) Choix du mode de contrôla G) Constitution des unités automotrices : 1 1. — Type, nombre et dimensions des voitures. 2. — Choix des moteurs : caractéristiques, puissance, mode d'attaque. 3. — Choix du mode de contrôle. H) Examen des dispositifs à adopter pour éviter les perturbations sur les lignes télégraphiques et téléphoniques. I) Dispositifs de freinage. LE DIîfcOURS D'OUVERTURE DE M. SEGERS En ouvrant la séance de mardi, M. le mi-' nistre des chemins de fer a remercié les î membres de la commission de leur obligeant , concours et il a exprimé tout particuMère-1 ment sa gratitude aux collègues français et !' anglais qui ont bien voulu éclairer les ira-' î vaux de cette conférence de leur science et 3 de leur compétence. 3 M. Segers a ensuite insisté sur l'importance toute spéciale de la restauration de nos > chemins de fer dont dépend si étroitement 1 le relèvement économique de notre pays et a montré que la nécessité de reconstituer le - réseau fera naturellement surgir la question des modes et des systèmes de traction. « Le problème essentiel qui, dans le domaine de la reconstitution de nos chemins de fer, retiendra notre attention, a dit ensuite M Segers, | est celui de la mise à l'électricité des principales lignes de notre réseau. \ l'heure où nous aurons à rétablir une partie notable de nos voies, où nous devrons- renouveler un lot sérieux du matériel fixe et roulant, où nos populations dégagées de l'étreinte de I l'occupation feront aisément crédit aux initia-J tivos de rénovation, où les habitudes de résigna. : tion prises au contact de Tepreuve feront mieux î gooept-cr les sujétions qu'impose fatalement au . Soin d'un service public l'exécution d'un pro ranime d'importants travaux, ne sera-t-il pas Bcommaudabie, si les intérêts financiers de len- ] reprise vont de pair avec les lois du progrès, e réaliser la transformation par l'électricité 'une partie de notre railvvay, et d'accomplir ne œuvre. — digne de tenter une nation qui ut parmi les premières à créer les voies ferrees n Europe, — qui serait, en même temps qu'un vantage appréciable pour le pays, une revan- i he des faits vis-à-vis de ceux qui ont tenté de 3ter une barrière de fer et de feu en travers de mtre évolution pacifique. » 1 Naturellement, le. ministre des chemins J ie fer n'entend préjuger en rien Ses dédiions de la commission ; il lui demande seu-ement d'étudier le problème en tenant ! compte de ce fait que la question qui lui est iQumise est avant tout une question d'ordre commercial et industriel. « Je vous prierai, a dit à ce propos le ministre ; les chemins de fer, do bien vouloir, avant d'à- ' corder les études d'ordre technique et de vous eter dans « la bataille des systèmes », de vous 1 pénétrer des conditions d'exploitation de notre ! "«seau, de vous inspirer de la nature de nos aif- 1 Eérèrits trafics et de "la part que chacun d'eux • accapare dans l'ensemble de l'exploitation, de :enir compte de la. capacité actuelle de nos lignes ît de la mesure dans laquelle cette capacité répond à l'augmentation probable du trafic, d'exa- • miner quelles mesures s'imposent pour que nos ■ principales lignes puissent faire face au développement normal des transports, de démêler dans quelle proportion les trois éléments essentiels, qui sont les pierres de touche de toute me- ' sure « d'éloctrification » : — l'intensité du trafic, ■ le profil des lignes les manœuvras des gares. — 1 justifieraient la solution électrique de calculer dans quelle limite l'électrification augmenterait la capacité du réseau et dans quelle mesure, { tout en tenant compte des charges nouvelles^ t elle diminuerait les frais généraux de l'exploita-uon. d'établir enfin si, sur les lignes envisagees, , 1 exploitation électrique devrait setendre à toutes ' les catégories de trafics ou se limiter à certains t d'entre eux. Telles sont les questions d'ordre pratique, qui ( me paraissent devoir dominer les études de la commission. Elles ne diminuent en rien l'importance des problèmes techniques oui vous feront comparer entre eux les grands systèmes d'élec- ! triûcation qui ont aujourd'hui fait lem-s preuves, et oui voua feront envisager îçt question ue fourniture du courant, le choix du matériel, l'équipement de la voie, les modes d'attaque et. de ! contrôle, les dispositifs de freinage les procédés de récupération du courant, les vitesses à adop- 1 ter, le moyen de vivre en bonne harmonie avec d ombrageux voisins : les fils du télégraphe et • du téléphone. C'est pour que vos études aient « une première base objective que j'ai tenu à vous f fau'e envoyer un travail préliminaire d'ordre ton Ue ^ l'initiative ae mon administra- M. Segers a terminé son discours en son- , liai tant que les travaux de cette commis- ; sion « commencés en cette terre hospîtalaère ; de France où le gouvernement belge a reçu ! déjà tant de marques de fraternelle affection » reçoivent bientôt leur a ocom,plissement dans la Belgique victorieuse. Le ministre " des chemins de fer a ensuite prié M. le baron Ancion d'assumer la direction des travaux.M. 1e baron Ancion a remercié le ministre au nom de ses collègues et lui a promis leur concours le plus large. Après un déjeûner très cordited offert par îe ministre des ohemins de fer, les membres de la Commission ont tenu l'après-midi une nouvelle séance. Au cours de oette réuraon il a été décidé que la Commission sera subdivisée en cinq sous-oom missions dont chacune étudiera un J des cinq points du questionnaire- Cha<pi)« | sous-oommiission fera un rapport dont Iws ; oonc-lusions seront discutées en assemblée pfônière. On prévoit que les travamx de la Commission dureront trois à quatre mois. 1 ECHOS —j)0«— Une distinction méritée. Le Roi vient de nommer chevalier ' de l'Ordre de léopold, M. le capitaine Bourgeot, commandant l'arrondissement de gendarmerie du Havre : actuellement adjoint au Prévôt de la 1™ armée fran- ' çaise. En décernant à cet officier français cette haute distinction, le Roi a voulu particuliè' ' rement reconnaître la bienveillance, Je dévouement et le tact, avec lesquels la gen- ! darmerie française, sous l'impulsion de son chef, exerce sa protection sur la popula,- ' tion et les organismes belges existant au 1 Havre. 1 Le capitaine Bourgeot. sut toujours con- 1 cilier les devoirs de ses délicates fonctions ' avec son souci constant d'être utile à nos ' concitoyens. Le plus grand des soldats alliés 1 On vient de découvrir Je plus grand des soldats alliés. C'est un Anglais, Frédéric i Hemipster. Il mesure huit pieds deux pouces et pèse la bagatelle de 171 kilos. On assure [ que Frédéric Hempster allume avec facilité j ses cigarettes aux réverbères. Les Anglais, qui ont de l'humour, pensent qu'ils ne pourront guèr'e utliser ce : géant que comme poteau télégraphique. —o— Truo boche. Un journal des Pays-Bas rapporte qu'un aviateur hollandais nommé De Waal attaché à la manufacture Fôkker à Sclnve-rin, ne peut obtenir son passeport pour rentrer dans son pays où on l'appelle pour : faire son service militaire, sa collabora' tion à l'usine étant considérée comme indis. . pensable. Les Allemands ont trouvé un prétexte ad- , inirable nôur retenir l'aviateur malgré lui. Ils ont fait passer un conseil de revision , au prisonnier et le maior boche a déclaré sérieusement que De Waal était impropre au service militaire... pn Hollande.

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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